La forme du vagin est-elle identique d'une femme à l'autre ?


Non, la forme du vagin n’est pas strictement identique d’une femme à l’autre. Son organisation générale est la même chez toutes, mais sa longueur, sa largeur et son profil varient selon les personnes, et chez une même femme selon l’âge, l’excitation sexuelle, les grossesses ou la ménopause. Ces différences sont normales et n’ont, dans l’immense majorité des cas, aucune conséquence sur la santé ni sur la vie sexuelle.
Une structure commune
Le vagin est un conduit musculaire et membraneux qui relie la vulve, à l’extérieur, au col de l’utérus, à l’intérieur. Il est orienté obliquement vers le haut et vers l’arrière, et forme un angle avec l’utérus, le plus souvent incliné vers l’avant. Au repos, ses parois antérieure et postérieure sont accolées : le vagin n’est pas un tube ouvert, mais une cavité aplatie qui ne s’ouvre que lorsqu’elle est distendue. Sa paroi comprend une muqueuse plissée, une couche musculaire et une enveloppe de tissu conjonctif, ce qui lui confère une grande élasticité, indispensable lors de l’accouchement.
Ce qui varie d’une femme à l’autre
- La longueur : au repos, elle est le plus souvent de l’ordre de 7 à 10 centimètres, avec des écarts importants selon les personnes ;
- le profil : des études d’imagerie par résonance magnétique ont montré que la forme du vagin, vue en coupe, diffère sensiblement d’une femme à l’autre ;
- la réaction à l’excitation : lors de l’excitation sexuelle, la partie haute du vagin s’allonge et s’élargit, ce qui modifie temporairement ses dimensions ;
- la vulve : la partie externe des organes génitaux (grandes et petites lèvres, clitoris) varie encore davantage d’une femme à l’autre, bien qu’on la confonde souvent avec le vagin.
Les facteurs qui modifient le vagin au cours de la vie
Les hormones, en particulier les œstrogènes, entretiennent l’épaisseur et l’humidité de la muqueuse. Après la ménopause, leur baisse peut rendre la paroi plus fine et plus sèche, ce qui peut entraîner des gênes ou des douleurs ; des traitements existent. L’accouchement par voie basse distend le vagin et le périnée, qui retrouvent en grande partie leur tonicité dans les mois suivants ; une rééducation du périnée peut être prescrite. Plus rarement, une malformation présente dès la naissance, comme une cloison vaginale ou une absence de vagin, modifie l’anatomie et relève d’une prise en charge spécialisée.
Sensibilité et idées reçues
La sensibilité du vagin est surtout concentrée dans sa partie basse, près de l’entrée, plus riche en terminaisons nerveuses que sa partie profonde. Le clitoris, dont les structures internes entourent en partie l’entrée du vagin, joue un rôle central dans le plaisir. Il n’existe donc pas de forme de vagin « normale » à laquelle se comparer : la diversité est la règle.
Quand consulter ?
Des douleurs pendant les rapports, des saignements inhabituels, des pertes anormales, une sensation de pesanteur ou de « boule » dans le vagin justifient un avis médical, auprès d’un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme.


vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter