Une meilleure attitude mentale pour éviter la fatigue

> > Une meilleure attitude mentale pour éviter la fatigue ; écrit le: 15 mai 2012 par chiraz modifié le 26 février 2015

Peut-on toujours positiver ?

Dans la vie, tout ne peut pas toujours être positif : le reconnaître est déjà une première réflexion positive, car elle relativise le négatif.

Tout d’abord, le positif ne va pas de soi, il n’est pas « normal », il doit être reconnu comme tel. On peut faire un bilan quotidien du positif de la journée ou un bilan régulier du positif de son existence, une sorte de « bonheuroscope » en quelque sorte.

En ce qui concerne l’existence, ne nous focalisons pas sur les 5 % de notre vie qui ne vont pas bien, espérons plutôt voir les 95 % qui les complètent prendre leur place. Vous pouvez aussi utiliser la technique de la « mercithérapie » : le simple fait de dire périodiquement merci sans cause apparente laisse sous-entendre que les choses vont plutôt bien. Ce n’est peut-être pas très réaliste, mais c’est en tout cas plus positif que l’attitude contraire.

Si l’on se trouve devant un fait ou une situation a priori négatifs :

  •      ne peut-on pas les retourner à son avantage par une autre vision des choses ?
  •     ne s’agit-il pas en fait d’une bonne affaire déguisée ?

On peut aussi en débusquer le positif et en tirer le meilleur parti.

Si, réellement, une situation doit être classée dans le négatif, quelle leçon en tirer pour l’avenir ? Car une expérience négative doit servir, ne serait-ce que pour ne pas la renouveler, puis on peut l’oublier pour ne pas la regretter.

Le vrai négatif, c’est de ne pas profiter d’une erreur et de la reproduire ; rien de plus usant sur le plan psychologique.

Peut-on, doit-on vivre uniquement au présent ?

« On se crée 80 % de ses soucis », « Les ennuis les plus graves sont ceux que je n’ai jamais eus », « Si j’avais su… », « J’ai bien peur que… »

L’homme est malheureux et fatigué parce qu’il vit prisonnier entre les démons et les regrets du passé et les craintes et les chimères du futur… en oubliant de vivre au présent. Or, le passé ne reviendra plus et le futur n’est pas encore existant. L’imagination, la « folle du logis », joue là un rôle essentiel qui nous fait osciller entre ces deux pôles en nous bouchant la vue du présent et en le rendant incertain. Les soucis et fatigues des trois périodes s’ajoutent donc.

Certes, nul ne peut gommer son passé ni occulter son avenir, mais chacun peut organiser ses rapports avec eux en employant la technique des trois dossiers :

  •     se brancher sur le présent comme sur un dossier ouvert sur son bureau ;
  •     ne décider d’ouvrir les dossiers du passé ou de l’avenir que s’il le souhaite, pour aller y chercher le fruit d’une expérience ou bien y déposer des projets… et puis refermer le dossier pour revenir au dossier grand ouvert du présent.

On évitera ainsi de se laisser envahir par des pensées parasites et on aboutira à une action présente, plus efficace et moins fatigante.

Est-il facile de prendre du recul vis-à-vis de l’existence ?

Même si l’on a pris la bonne habitude de vivre au présent, il arrive qu’on se laisse envahir et déborder par les faits ou situations de l’existence.

On a toujours trop tendance à subordonner sa tranquillité et son calme intérieur à la réussite de tel projet ou à la survenue de tel événement.

Or, la sérénité est un état d’esprit identique à celui de la méditation pendant laquelle on apprend à voir les choses de la vie sous un angle différent : détaché, quasi indifférent.

Pour voir différemment les rapports entre votre calme intérieur et les événements de la vie, vous pouvez jouer au « jeu de la sérénité » : imaginez votre vie comme un jeu comportant un parcours jalonné d’épreuves ou d’obstacles à surmonter : les événements ou situations de la vie, rapportés à ce jeu, sont autant de difficultés destinées à tester votre sérénité intérieure… A vous de la faire triompher.

Ce jeu peut paraître puéril, mais il a le mérite de vous faire voir les choses différemment et, petit à petit, d’avoir une attitude plus dégagée vis-à-vis de l’existence, une sorte d’« indifférence active » qui vous met à l’abri d’une trop grande implication et d’une trop grande réceptivité vis-à-vis des événements.

L’écoute intérieure est-elle une arme anti-fatigue ?

Nous verrons plus loin comment nous pouvons modifier notre mode d’existence en nous isolant des éléments extérieurs négatifs. Mais ces éléments peuvent venir de nous-mêmes et il est alors difficile de les neutraliser, de discipliner nos pensées, voire de ne plus penser à rien, car des pensées parasites s’imposent malgré nous.

On peut alors changer de canal d’écoute : arrêter de penser et écouter, tendre l’oreille vers l’intérieur pour éviter d’entendre les pensées de l’extérieur ; il s’agit de se mettre à l’écoute de la voix intérieure de la sagesse du corps, celle qui s’exprime en vous donnant la sensation d’un danger imminent ou d’un choix important à faire dans votre vie.

On peut dire que c’est la voix de votre inconscient, qui est lui-même en relation avec l’inconscient collectif que vous avez hérité de tous vos ancêtres et qui profite donc de leur expérience.

Au-delà de la superficialité des faits de tous les jours, le recours régulier et de plus en plus facile à votre pensée de l’intérieur remettra les pendules à l’heure et vous donnera parfois de bonnes directives en vous indiquant ce que vous souhaitez vraiment. Bref, vous aurez là un allié précieux qui pourra vous éviter bien des désagréments… et bien des fatigues.

Y a-t-il une recette de l’action facile ?

Être, avoir et faire sont les trois éléments primordiaux dont la combinaison détermine notre existence et sa plus ou moins grande facilité.

Malheureusement, le plus souvent, la combinaison chronologique de ces trois éléments est mal coordonnée et génératrice d’anxiété, de doutes et de fatigue ; en effet, majoritairement, la séquence de référence est : faire, avoir, être (« si je fais de bonnes études et si j’ai un bon emploi, je serai quelqu’un dans la vie »). Autant dire que le fait d’exister en tant que tel présuppose tout un tas de choses qui sont loin d’être assurées.

La bonne vue des choses, la séquence plus logique et plus épanouissante, ne serait-elle pas : être, faire, avoir ? On existe, de ce fait on peut faire, et quand on fait, on a.

Cette technique est employée par les sportifs dans la préparation psychologique à la compétition et la séquence devient alors :

  •    être (la victoire est vue virtuellement) ;
  •    faire (tous les moyens de l’entraînement sont mis en œuvre) ;
  •    avoir (la victoire est obtenue à son niveau, en son temps).

Quoi qu’il en soit, ce mode de pensée a l’avantage de mettre l’individu au premier plan par rapport aux événements de l’existence et évite des blocages, des hésitations… et de la fatigue.

Pourquoi distinguer le problème de l’émotion qu’il provoque ?

La résolution d’un problème ou d’une situation donnée entraîne une fatigue proportionnelle d’une part à l’importance objective de ce problème, d’autre part au retentissement émotionnel qui peut soit augmenter subjectivement son importance, soit déclencher des soucis prématurés ou des résistances à l’action… Il est donc très important d’analyser la situation et de faire la part des choses (éventuellement avec l’aide d’une personne proche) pour pouvoir distinguer un problème donné de l’émotion qu’il provoque en nous.

Par exemple, si vous passez un examen, à quelque niveau que ce soit, il faut bien dissocier votre degré de préparation (technique) de la crainte que vous inspire l’examen (psychologique). Vous pourrez ainsi agir sur le problème : préparer à temps votre examen ; agir sur l’émotion, diversifier vos activités, vous relaxer, etc. Ces deux types de mesures permettent une action plus facile et donc moins fatigante.

Comments agir sur le problème proprement dit?

On peut interférer sur un problème de quatre façons :

  •    en le banalisant : faire en sorte qu’il devienne une habitude, ce qui supprime l’anxiété du changement
  •     en le fractionnant : si un projet paraît trop important, le diviser et se focaliser successivement sur chaque partie

    en le réduisant : on n’est pas obligé de toujours tout faire, on peut déléguer

  •      en l’abandonnant : mais oui ! Il faut parfois avoir le courage d’abandonner un projet pour pouvoir sortir d’un cul-de-sac et rebondir sur un autre projet qui, celui-là, a des chances d’être couronné de succès. C’est plus gratifiant et c’est moins fatigant

Comment contrôler les émotions induites ?

Là encore, quatre attitudes sont possibles :

  •     les recentrer : c’est-à-dire essayer de ne pas voir que le mauvais côté de la chose et se visualiser en situation d’action, ce qui ramène au problème objectif
  •     les relativiser vis-à-vis de soi-même : il y a eu bien d’autres situations dans la vie où l’on s’est senti moins bien qu’à présent et on s’en en sorti
  •     les relativiser vis-à-vis des autres : on n’est pas si mal par rapport à certains autres…
  •     les compenser : par le succès que peut apporter la résolution du problème ; par une récompense que l’on se décerne à soi-même ; par l’appui d’un réseau de soutien

Tout cela permet de se préparer psychologiquement et d’aborder le problème le plus calmement et le plus objectivement possible, ce qui est source d’économie de fatigue.

Comment utiliser la philosophie du yin et du yang ?

L’intégration des notions du yin et du yang, bases du taoïsme, nous donne un mode de pensée plus souple, plus fluide, plus rassurant. Ce mode de pensée, résumé en six points, nous permet de concevoir que :

  •       le positif et le négatif sont complémentaires et indispensables l’un à l’autre. Par exemple, l’alternance travail-vacances est indispensable pour pouvoir définir l’un par rapport à l’autre
  •     rien n’est totalement positif ou négatif : on n’est jamais tout blanc ou tout noir
  •      les choses changent ; le positif et le négatif se succèdent dans le temps et chacun des deux portent en soi le germe de l’autre : telle situation apparemment négative peut par la suite déboucher sur quelque chose de positif
  •      il existe un principe de non-faire : si vous voulez échapper aux fluctuations des choses de la vie, il faut savoir lâcher prise, prendre de la distance
  •     il existe un principe du non-être : dans le même but, mettez votre ego dans votre poche, laissez se faire quelque chose (écoute intérieure)
  •     il existe un principe de la simplicité : nous existons avant même de faire ou d’avoir

On remarquera qu’on retrouve là en substance une bonne partie des conseils précédemment donnés.

Quels conseils pour une action zen ?

Le terme de zen nous renvoie aux possibles apports positifs des philosophies orientales. La philosophie du zen proprement dit nous amène à penser qu’il faut, comme en matière de pratique sportive :

  •     savoir s’améliorer sans se critiquer
  •    se préoccuper plus du but que du moyen
  •     se préoccuper plus de l’événement à venir que de l’événement passé
  •     fuir les compétiteurs à tous crins et les chrono-maniaques
  •     fuir l’autoflagellation et les masochistes
  •      jouer chaque coup comme s’il était unique
  •     ne pas chercher à savoir pourquoi on joue bien
  •     globaliser : être à la fois la cause, le lien, l’effet (l’arc, la flèche, la cible)
  •     ne pas laisser l’esprit surveiller le corps, mais se fondre avec lui
  •     ne pas penser à la victoire pendant l’action : c’est l’esprit de non-profit des lutteurs japonais

Quel traitement homéopathique peut aider à moduler son profil psychologique ?

  •    En cas de trac paralysant : Gelsemium.
  •     En cas d’anxiété avec agitation : Argentum nitricum.

   En cas de tendance dépressive : Ignatia.

  •     En cas de terrain anxio-dépressif : Arsenicum album.
  •     En cas d’irritabilité et d’agressivité : Nux vomica.

Ces médicaments seront pris en dose-globule 7 à 9 CH, deux fois par semaine.

Pour ce même objet, quels oligoéléments sont utiles ?

  •     En cas d’anxiété et d’hyperémotivité : manganèse-cobalt, à raison de trois, quatre prises par semaine.
  •     En cas de tendance dépressive : cuivre-or-argent, à raison de trois, quatre prises par semaine.
  •     Dans les deux cas, on peut ajouter du lithium, à raison d’une ou deux prises par jour.

Quelles sont les plantes recommandées ?

En cas d’anxiété, on retrouve les plantes antistress avec en trio gagnant : aubépine, valériane, passiflore en teinture mère ou en gélule d’extraits secs.

On peut y rajouter le macérat glycérine de bourgeons de tilleul et le Kawa kawa en teinture mère ou en extrait sec.

Contre la tendance dépressive, l’huile essentielle d’orange est active, ainsi que la teinture mère de millepertuis.

Quels médicaments allopathiques peut-on utiliser ?

Les médicaments allopathiques délivrés sur ordonnance médicale doivent à notre avis être réservés aux cas plus évolués et n’être utilisés que temporairement.

En cas d’anxiété : on donne des anxiolytiques en évitant la classe des benzodiazépines, qui a des inconvénients : accoutumance, troubles de la mémoire, etc., et en utilisant essentiellement la buspirone ou l’hydroxyzine.

En cas de dépression : les antidépresseurs, de quelque famille qu’ils soient, ne peuvent pas donner d’accoutumance, sauf peut-être la fluoxétine qui a un effet discrètement euphorisant.

Les bêtabloquants diminuent la réflectivité nerveuse de l’organisme, tout particulièrement en ce qui concerne la tension artérielle et le rythme du cœur, mais ils ont tendance parfois à donner une somnolence et doivent donc être employés à petites doses limitées dans le temps.

Peut-on modifier la couleur de ses sentiments ?

Les couleurs influencent-elles les sentiments et les sentiments ont-ils une couleur ?

La réponse à la première partie de la question est résolument oui, c’est le principe même de la chromothérapie qui est développée par de nombreux naturopathes : l’exposition répétitive à des lumières filtrées de telle ou telle couleur peut, à la longue, modifier le profil psychologique dans tel ou tel sens. Il est bien connu par exemple que le bleu est la couleur du calme, elle évoque par exemple la nuit, alors que le vert est la couleur de l’espérance ; plus tonifiante, elle évoque la forêt et la nature.

Quant à la couleur des sentiments, le docteur Victor Pauchet, chirurgien amiénois, avait développé dans son livre Les Chemins du bonheur une métaphore colorée des sentiments, en distinguant les sentiments noirs : dépression, manque de confiance en soi, doutes, etc., qui dépriment directement l’humeur, des sentiments rouges : sentiments d’anxiété, d’angoisse, d’excitation nerveuse. Qui, eux, épuisent l’organisme secondairement. On retrouve bien là la notion de fatigue primitive constitutionnelle et de fatigue secondaire d’environnement.

Nous pouvons donc penser que toutes les méthodes dont nous venons de parler, ainsi que la visualisation intérieure que nous examinerons plus loin.

vont pouvoir en quelque sorte changer la couleur de nos sentiments, faire passer le rouge de l’anxiété au bleu de la sérénité, le noir de la dépression au vert de l’espoir.

N’oubliez pas que « votre vie est peinte aux couleurs de votre regard ».

Qu’est-ce que le sommeil « naturel » ?

Le sommeil doit être une thérapie de santé et de longévité. Nous avons vu en effet l’importance de la qualité du sommeil et inversement le retentissement défavorable d’un sommeil peu réparateur.

Mais le repos vrai ne peut être obtenu que par un sommeil naturel, qui est par ailleurs un élément de lutte contre les conséquences du stress. Le sommeil obtenu grâce aux somnifères est un sommeil artificiel, qui aboutit à la longue à un manque de tonus général et à un endormissement trop profond favorisant en particulier le relâchement du voile du palais, et donc le ronflement.

Le sommeil idéal a une durée variable suivant les individus, huit heures en moyenne, mais pouvant être limité ou élargi dans les cas extrêmes à cinq ou à dix heures. A chacun sa durée ; l’essentiel, même si l’on dort très peu, est de ne pas être fatigué pendant la journée.

Quant à son horaire, on sait très bien qu’un sommeil décalé dans le temps n’est pas réparateur. Même si l’on dort le même nombre d’heures, lorsque l’on s’endort tard et qu’on se lève de même, on a d’autant plus de difficultés à bien passer la journée que l’on avance en âge. Le bon sens populaire prétend que les heures de sommeil dormies avant minuit comptent double ; cette observation comporte certainement une part de vérité.

Il n’est pas pour autant obligatoire de suivre les règles du « sommeil solaire » du professeur Stëckmann, qui préconise de dormir de 19 heures à 24 heures (heures solaires). Vous pouvez toutefois vous lever de plus en plus tôt et donc être amené à vous coucher de plus en plus tôt. Vous vous rapprocherez ainsi de cette tranche horaire. Quant au sommeil solaire proprement dit, vous pouvez l’essayer, si cela vous convient, en week-end ou pendant les vacances.

Peut-on, faut-il adopter la sieste ?

Une quelconque autorité a-t-elle décidé un jour que nous devions prendre tout notre temps de sommeil/récupération en une seule fois ? Cette attitude est- elle aussi naturelle qu’elle le paraît ?

Cette règle est en fait édictée par les conditions de la vie active, qui nous interdisent le plus souvent une période de sommeil durant la journée, au moins sous nos climats.

N’oublions pas que le nourrisson fait plusieurs sommes dans la journée, que le petit enfant fait encore une sieste. On retrouve le même impératif en prenant de l’âge, d’une part parce qu’on se fatigue plus rapidement, d’autre part parce qu’on dort moins longtemps la nuit. La sieste est donc le moyen le plus naturel de compléter la récupération du sommeil nocturne.

Cette habitude est aussi statutaire dans les pays de forte chaleur afin d’éviter le travail pendant la canicule. La sieste est aussi inscrite dans la Constitution chinoise : trente minutes par jour. Elle augmente la concentration psychologique, les dispositions physiques et les défenses naturelles.

L’habitude de la sieste ne doit pas être considérée comme une forme de paresse : elle permet une répartition différente de notre temps de sommeil réparateur et amène à une plus grande efficacité par prévention de la fatigue.

Que peuvent les médecines naturelles pour pallier les troubles du sommeil ?

Les médecines douces ont bien évidemment leur place dans la régulation naturelle du sommeil.

En homéopathie, contre les difficultés d’endormissement avec cogitation : Ignatia + Coffea ou Argentum nitricum, en 9 CH, cinq granules le soir. Contre les réveils nocturnes avec cauchemars : Stramonium + Arsenicum album 9 CH, cinq granules au coucher. Contre les réveils précoces avec angoisses : Nux vo- mica + Gelsemium 9 CH, cinq granules au coucher.

Les oligoéléments utiles contre les difficultés d’endormissement : manganèse (deux jours par semaine), aluminium (tous les soirs). En cas de réveils nocturnes : manganèse-cobalt, quatre jours par semaine. En cas de réveils précoces : cuivre- or-argent, associé au lithium à raison de deux ou trois ampoules par jour.

En matière de phytothérapie, les plantes peuvent être employées sous forme de teintures : mélilot, houblon, valériane, ballote fétide (TM aa qsp

250 ml), 40 gouttes au dîner et au coucher, 25 gouttes en cas de réveil ; tein­ture mère à’Eschscholtzia californica (pavot de Californie), 50 gouttes le soir au coucher, 30 gouttes en cas de réveil la nuit.

Les plantes peuvent aussi être employées sous forme de suspensions inté­grales de plante fraîche qui, semblerait-il, sont plus actives : passiflore, valé­riane, mélisse (qsp 150 ml), une cuillerée à café au dîner, une cuillerée à café le soir au coucher.

Ces mêmes plantes peuvent enfin être employées sous forme de boissons chaudes, le classique lait tiède avec fleur d’oranger ou la tisane ; par exemple :

  •     racine de valériane (10 g)
  •     fleurs de violette (5 g)
  •     tête de pavot (5 g)
  •     fleurs de camomille romaine (15 g)

infusez à raison d’une cuillerée à café pour un verre d’eau bouillante, fil­trez et prenez au coucher, froid ou tiède.

Quelles médecines allopathiques en cas d’insomnies ?

Quoi qu’il vous arrive, si vous devez prendre à toute force un somnifère, évitez ceux qui sont à base de benzodiazépines, car elles ont un effet d’accoutumance et il devient difficile de s’en passer. De plus, elles peuvent donner à long terme des troubles de la mémoire. Vous pouvez employer une molécule différente, par exemple le zolpidem ou la zopiclone, qui n’a pas ces inconvénients, ou bien les classiques médicaments de la classe des phénothiazines.

À noter que les médecines douces précitées et ces médicaments peuvent être pris en cure de désintoxication de benzodiazépines ; votre médecin sera certainement d’accord pour vous en prescrire.

Quels autres conseils pour faciliter le sommeil ?

Ces conseils sont multiples et plus ou moins valables. Dix des plus classiques et des plus efficaces peuvent être conciliés.

  • Dînez léger ; peu ou pas d’alcool.
  • Pas d’excitant le soir : ni thé, ni café ; tisane sans menthe.
  • Pratiquez la marche calmement vingt à trente minutes après le repas du soir ; pas de gymnastique stimulante.
  • Prenez un bain chaud ; pas de douche tonifiante.
  • Chambre calme, aérée, de couleur douce.
  • Lit tête au nord, pas trop mou.
  • Couchez-vous à une heure régulière adaptée à votre tendance – soir ou matin.
  • Évitez le « je dois dormir » pour penser au repos, à la détente.
  • En cas de difficulté : trouvez une occupation (lecture, par exemple) ; pas de rumination.
  • En cas de mauvais sommeil : soyez debout à la même heure, la nuit suivante sera meilleure.

Vidéo : Une meilleure attitude mentale pour éviter la fatigue

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