Tumeurs du sein : épidémiologie

> > Tumeurs du sein : épidémiologie ; écrit le: 23 mai 2013 par imen modifié le 31 octobre 2014

Les tumeurs du sein, qu’elles soient bénignes ou malignes, sont les tumeurs les plus fréquentes chez la femme. Elles sont caractérisées par une hormonodépendance fréquente. Mais surtout une femme sur dix sera concernée par le cancer du sein (27 000 nouveaux cas par an en France et 10 000 morts), faisant de la compréhension de celui-ci et de son traitement un véritable enjeu biologique, humain, social, économique et de santé publique.

Épidémiologie

Première cause de décès par cancer chez la femme (10 000 décès par an), cette

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pathologie survient généralement après 40 ans, avec un pic autour de 75 ans.

Facteurs de risque

–      Antécédent personnel de cancer du sein (risque multiplié par 5 à 6).

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–      Hérédité familiale :

  • Antécédent chez la mère (risque multiplié par 3), chez une sœur, mère + sœur (risque multiplié par 5) ; environ 6 % des patientes ont au moins trois parents atteints.
  • Les formes familiales de cancer du sein pourraient représenter jusqu’à 20 % du total ; elles sont caractérisées par un âge de survenue précoce (inférieur à 40 ans), une atteinte bilatérale ou multifocale, des cancers multiples, des parentes au premier degré atteintes de cancer du sein.
  • En cas d’atteinte d’un gène de prédisposition héréditaire, le risque de cancer du sein deviendrait supérieur à 80 %.

–      Profil génétique.

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  • Altération du gène BRCA2 (localisé sur le chromosome 13ql2).
  • L’existence de cancers associés (endomètre, côlon) multiplie le risque par 3 ; au maximum, ceci s’intégre dans le cadre d’un syndrome de Lynch de type II asso­ciant diverses atteintes tumorales (côlon, endomètre, voies biliaires, appareil urinaire, estomac, intestin grêle, ovaire) ou HNPPC (voir question sur le cancer de l’endomètre) avec dans 5 % des cas une altération génique sur le bras long du chromosome 17 en q 12 q23.
  • Mutation sur le gène P53 (cette forme n’est pas forcément de mauvais pronostic) : le plus souvent, il s’agit d’un syndrome de Li-Fraumeni (sarcome, tumeur cérébrale, cancer du sein, cortico-surrénalome malin, leucémie).
  • Association à l’ataxie télangiectasie : la fréquence de l’hétérozygotie est de 0,4 à 1,4 % dans la population générale ; le risque de développer un cancer du sein chez une hétérozygote pour la mutation est de 30 %. La mutation en cause toucherait un gène probablement impliqué dans les processus de réparation de l’ADN.
  • D’autres formes héréditaires (1/500) peuvent associer des cancers multiples (sein, ovaire, prostate et côlon). Il s’agit alors d’une mutation sur BRCA1 en 17q2.1.CetteMicrosoftInternetExplorer4
  • mutation intéresse un gène codant probablement pour un facteur de transcription (protéine en doigt de Zinc).

  •     BRCA1 est aussi impliqué dans les formes sporadiques des tumeurs ovariennes et du sein. Il s’agit alors d’une atteinte de son promoteur. On retrouve une mutation de BRCA1 chez 0,33 de la population générale.

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  •     La maladie de Cowden : hamartomatose cutanée avec atteintes viscérales pouvant se maligniser (thyroïde, sphère digestive et gynécologique).

  •     Récemment, on a impliqué un nouveau gène BRCA3 (Breast Cancer type 3).

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           Antécédent de mastopathie bénigne surtout fibrokystique.

           Absence d’allaitement.

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           Nulli ou pauciparité.

           Ménarche précoce et ménopause tardive.

           Mastopathie + pilule.

           Niveau socio-économique (un bon niveau multiplie le risque par 2).

           Âge > 40 ans.

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