Que sont les pertes vaginales ?

> > Que sont les pertes vaginales ? ; écrit le: 16 février 2013 par imen modifié le 26 février 2015

La nature fait bien les choses, dit le proverbe, et les pro­verbes disent presque toujours la vérité: ainsi, les pertes vaginales sont constituées d’un liquide chargé de nettoyer le vagin. Les pertes vaginales évacuent peaux mortes, cel­lules sanguines et tout corps étranger à la flore du vagin (lactobacilles essentiellement). De même, chez l’homme, un liquide transparent sort du pénis en érection, avant l’éja­culation, afin de nettoyer l’urètre de toute trace d’urine.

La couleur, l’odeur et la densité des pertes vaginales sont significatives de l’état de la flore. Elles sont blanches et épaisses comme du fromage blanc? Le champignon candida, normalement présent, connaît donc une explosion démographique. C’est la candidose, aussi banale qu’irri­tante. Si les pertes sont abondantes, colorées, entraînant un gonflement et une rougeur de la vulve, le problème est plus difficile à traiter. Cela signifie en effet que l’éco- système microbien du vagin est déséquilibré, que des espèces bactériennes ont « explosé » aux dépens des autres, entraînant une modification du pH, laquelle boule­verse à son tour le fonctionnement de l’écosystème intime. Et voilà pour les vaginoses! Plus graves, les pertes mal­odorantes, verdâtres, signalent une infection au trichomo­nas, un parasite transmis par les hommes, qui sont des porteurs sains. Cette vaginite est à traiter rapidement, la petite bête pouvant infecter les voies urinaires.

Il est une autre forme de « perte », excrétée par les parois du vagin, qui se comportent comme un filtre vis-à- vis du sang qui les gorge. Elles retiennent une partie du plasma, qui est ensuite émis vers l’extérieur par le biais de pores. En réponse à l’excitation sexuelle, le flux sanguin

artériel augmente dans le vagin. La « transsudation », ce phénomène de filtrage, est intensifiée en conséquence. Et c’est ainsi que le vagin « mouille », afin de faciliter la pénétration. Il est aidé dans cette œuvre par les glandes de Bartholin. Situées sur la partie supérieure de la vulve, près du clitoris, ces glandes sécrètent un liquide, la cyprine, qui humidifie le vestibule (l’espace localisé entre les deux petites lèvres).

Il existe aussi une sorte d’éjaculation féminine. Les glandes de Skene, localisées entre le vagin et l’urètre, émet­tent en effet un liquide qui, chez certaines femmes, jaillit comme le sperme de l’homme lors de l’éjaculation. Le mythe des « femmes fontaines » trouve là son fondement. Les biologistes se demandent si ces glandes ne sont pas des formes régressées de la prostate, car le liquide émis a une composition semblable à celle du liquide séminal masculin.

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