Psychologie du vieillissement : L’approche génétique

> > Psychologie du vieillissement : L’approche génétique ; écrit le: 24 février 2012 par azza modifié le 26 février 2015

L’approche génétique puise ses modèles dans les théories du développement psychologique chez l’enfant. En psychologie, le terme «génétique» fait référence à la genèse alors qu’en biologie il fait référence au gène. La psychologie génétique étudie donc la genèse des comportements chez Infant et l’adolescent. Elle est donc souvent considérée à l’heure actuelle, pour beaucoup d’auteurs, comme l’une des approches de la psychologie du développement.

Un de ses concepts clés est celui de «stade». L’idée centrale est que le développement de l’enfant se réalise selon une succession inexorable “‘étapes ou de stades. De nombreux auteurs l’ont développée dans des régis-différents (Freud, Wallon, Piaget, Case, Moshman). Tous considèrent que acquisitions sont ordonnées dans le temps et que personne ne peut à une étape ou un stade. Les âges de passage d’un stade à un autre ne pas rigides mais statistiques. Ainsi, pour l’un des plus connus de ces ‘les, celui de Piaget, le passage entre le stade préopératoire et le stade opératoire concret est observé vers 6-7 ans chez la grande majorité des enfants. Appliquée au vieillissement, la démarche génétique consiste à utilités stades du développement pour décrire le fonctionnement psychologie des âgés. Si le chercheur se propose, par exemple, d’étudier la pensée lie (dernier stade du développement intellectuel selon Piaget) chez la personne âgée, il doit tout d’abord choisir une épreuve ou un test pour l’évaluer. Il dispose d’informations précieuses car il connaît l’âge et la logi-d’acquisition de la pensée formelle chez l’enfant ou l’adolescent. Si ive choisie n’est maîtrisée qu’à 14 ans, il pourra déterminer le niveau c nécessaire à la maîtrise de l’épreuve. Ce niveau d’études présente un critère d’échantillonnage pour sélectionner les sujets âgés. Cela :ente une méthode de contrôle du niveau d’études et donc pour une part effet de cohorte. Bohême (1973) a ainsi utilisé le modèle piagétien dans étude sur la démence sénile.

: Une idée répandue, mais simpliste, est que la personne âgée régresserait à stades inférieurs. En quelque sorte, elle referait le chemin à l’envers. Plus exactement, si des régressions sont observées chez les âgés, il est inexact de penser que la personne âgée a une propension à penser comme un enfant. Comme nous le verrons, il existe des caractéristiques spécifiques de la pensée de l’âgé.

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L’approche génétique pose aussi la question de la continuité-discontinuité du vieillissement. Un modèle continu suppose que les changements observés  au cours du vieillissement sont de nature quantitative. Par exemples, la personne âgée aurait moins de mémoire mais la même mémoire que les ^ jeunes. En revanche, un modèle discontinu suppose que les changements i observés sont de nature qualitative ou structurale. Dans ce cas, les âgés auraient à la fois moins de mémoire et une mémoire structurellement différente de celle des jeunes.

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