Prévenir Le Syndrome métabolique et L’obésité: Les Protéines

> > Prévenir Le Syndrome métabolique et L’obésité: Les Protéines ; écrit le: 27 mai 2012 par amira modifié le 2 mars 2015

Le stress oxydatif agresse et dénature l’ADN des protéines. Quand l’ADN est endommagé, il produit des anomalies dans la structure des protéines, ce qui altèrent leur fonction, pouvant être à l’origine de nombreuses maladies. notamment du fait de mutations responsables de cancers.

Parmi les maladies liées au stress oxydatif, on évoque aussi les maladies cardio-vasculaires, les syndromes d’apnées du sommeil, les troubles der-matologiques (vitiligo, psoriasis), ophtalmologiques (DMLA, glaucome, cataracte), rhumatismales (arthrose), intestinales (maladie de Crohn), auto-immunes, neurodégénératives et le diabète.

Les aliments riches en anti-oxydants et phytonutriments vont permettre de protéger l’ADN.
En fait, la consommation de sucres raffinés augmente la synthèse et l’hormone du stress, ce qui joue un rôle sur la sécrétion d’insuline. Cette hormone pancréatique a un rôle majeur dans le contrôle de notre métabo¬lisme. Elle stimule les réactions anaboliques, de croissance, des sucres, des protéines et des graisses, notamment dans le tissu graisseux, dans le muscle et dans le foie. Elle réduit le taux de sucre sanguin en aug¬mentant son absorption par les cellules de l’organisme, afin de conserver les ressources énergétiques. L’insuline est contrebalancée par une autre hormone antagoniste, le glucagon qui, au contraire, stimule le catabo¬lisme, la destruction des sucres, protéines et graisses. Le rapport entre ces derniers dans le régime alimentaire va déterminer le rapport entre insuline et glucagon. Le ratio insuline/glucagon augmente l’accumulation des graisses et la synthèse d’acides gras accélérant le vieillissement de l’organisme.

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L’insuline interagit aussi avec d’autres hormones, surtout le cortisol et la DHEA, et d’autres facteurs de croissance, comme l’IGF-1 (facteur de croissance ressemblant à l’insuline) qui joue aussi un rôle clans le stoc-kage des graisses.

Lorsque les récepteurs à l’insuline ont une sensibilité diminuée, on parle d’insulino-résistance, à l’origine de toutes sortes de maladies, notamment celles qui constituent le syndrome métabolique : obésité, hypertension artérielle et sucre et cholestérol élevés.

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L’insulinorésistance augmente la glycation, c’est-à-dire l’enrobage par les sucres et le dysfonctionnement des hormones anti-vieillissement (In-suline, glucagon, DHEA, hormone de croissance, IGF-I). L’insulinorésistance est programmée dans nos gênes, pour nous permettre de survivre en cas de famine, en augmentant le stockage des aliments riches en énergie. Mais, lorsqu’il y a suralimentation, elle favorise l’obésité, par le stockage des graisses, et le risque de diabète.

On pense qu’elle joue un rôle essentiel dans le diabète et dans le vieillis-sement prématuré qui s’y associe, mais aussi sur les taux d’hormones sexuelles. Chez la femme, des taux élevés d’androgènes comme la testos- térone, augmentent le taux d’insuline et l’insulino-résistance. L’inverse est vrai chez l’homme : lorsque le taux de testostérone est élevé, il a moins d’insulino-résistance.

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Or, lorsqu’on vieillit, notre absorption des nutriments devient moins efficace, ainsi que notre système de défense anti-oxydant. Dans le cer-veau, on assiste à une accumulation de l’enzyme monoamine oxydase, ce qui réduit l’activité des neurotransmetteurs : la sérotonine, la nora- drénaline et l’adrénaline. Or la sérotonine joue un rôle essentiel dans le contrôle de l’appétit. Lorsqu’elle est diminuée, on a donc tendance à la boulimie.

Le régime alimentaire et l’immunité sont liés. Ainsi, à la suite de pério-des de famine, on pouvait souvent assister à des épidémies. De même, une malnutrition, par manque de protéines et de micronutriments, risque de favoriser des infections plus fréquentes et plus sévères. D’où l’impor¬tance d’un régime alimentaire équilibré. En effet, lorsque l’on vieillit, notre rapport entre protéines, glucides et lipides change lentement. Or les protéines sont les éléments les plus importants pour permettre la ré¬paration des gènes, réduire l’insulino-résistance et maintenir la masse musculaire. Il faut donc consommer des aliments riches en protéines, surtout d’origine végétale, parce qu’ils sont longs à digérer et ralentis¬sent l’absorption des sucres. Les poissons sont aussi à privilégier car ils contiennent des oméga 3. Mais le fait d’avoir un régime hyperprotéiné rend l’organisme plus acide et moins résistant aux maladies. On peut contrebalancer ceci par un apport de fruits et de légumes, plus alcalins. Les protéines végétales n’altèrent pas la balance acido-basique et n’aug¬mentent pas le taux de perte osseuse chez la femme ménopausée, à la différence des protéines d’origine animale.

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Cependant, il ne faut pas consommer trop de protéines, car un excès en protéines peut favoriser une hypertension artérielle, une ostéoporose, des calculs rénaux et une élévation du taux d’homocystéine. Une source de protéines quotidienne est suffisante: soja, poisson, noix ou produits laitiers, si elle comporte les huit acides aminés essentiels. On tentera si possible, de changer nos habitudes alimentaires en substituant du tofu extra-ferme à la viande rouge, du saumon grillé ou un steak de thon à un beefsteak, etc.. Le fait de remplacer les protéines d’origine animale par des protéines d’origine végétale apportera en plus des anti-oxydants et flavonoïdes, des vitamines et minéraux supplémentaires.

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