Poids et contraception

> > Poids et contraception ; écrit le: 13 février 2012 par azza modifié le 4 novembre 2014

Les pilules ont fait grossir un certain nombre de femmes, c’est certain, et malheureusement, ce n’était pas celles qui en avaient le plus besoin. Estrogènes et progestérone favorisent une certaine rétention hydrique et graisseuse.

Toutes les hormones stimulent l’appétit. On a dit que cet inconvénient (qui, je le répète, ne survient pas automatiquement) provenait du fort dosage des premières pilules employées. Aujourd’hui, les doses sont cinq fois moins élevées qu’au début, et l’on dit qu’avec les

minipilules, le risque de grossir est éli­miné.

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Certes, celles-ci font moins souvent grossir puis­qu’elles apportent moins d’hormones ovariennes étran­gères à l’organisme. Mais quoi qu’on dise, toute pilule, qu’elle soit faiblement ou fortement dosée, favorise plus ou moins les rétentions d’eau et de graisse. C’est pourquoi les traitements amaigrissants sont moins effi­caces et durent deux ou trois fois plus longtemps avec pilule que sans. Donc, pendant un traitement amai­grissant, le mieux est d’en interrompre la prise. En tout cas, lorsque, pour des raisons familiales ou autres, on ne peut l’arrêter, il faut prendre des pilules micro- dosées. Mais pour que la contraception soit efficace, ces pilules doivent être prises aux environs de la même heure chaque jour.

Lorsque les traitements pour les seins, qui nècessi­tent des doses plus fortes que celles de la contracep­tion, sont en cours, que ce soit pour un problème esthétique, ou pour lutter contre les tensions doulou­reuses, il faut les interrompre pendant la phase d’amaigrissement intensif.

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De toute façon, que l’on interrompe ou non la prise de pilule, il y aura une régulation à faire après l’amai­grissement car l’organisme sera différent avec quinze ou vingt kilos de moins, et il faudra peut-être changer le type de pilule.

Mais admettons qu’on ait interrompu la prise.

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Comme, pendant l’arrêt, la femme est très fécon­dable, on prendra des précautions multiples.

Vous pouvez d’abord, à l’arrêt de la pilule, faire poser un stérilet, si votre gynécologue n’y voit pas d’inconvénient, car c’est encore la meilleure solution de contraception, surtout en période d’amaigrissement, lorsqu’il est bien supporté. Mais il faut savoir qu’une femme qui a perdu dix, vingt, trente kilos, devra prendre la précaution de revoir son gynéco­logue à propos de son stérilet, qui aura pu bouger à la suite de l’amaigrissement et qu’il faudra peut-être même changer.

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Si la pose d’un stérilet n’est pas possible, les dia­phragmes et leurs crèmes, connus depuis longtemps, sont de moins en moins utilisés; les ovules gynécolo­giques contraceptifs (qui protégeraient durant trois à douze heures à condition d’être introduits avant l’acte sexuel) n’ont qu’une très relative efficacité; le préser­vatif reste à ce jour le moyen le plus efficace.

Dans ces cas, ajoutez la méthode Ogino des tempé­ratures, en évitant les rapports du 12e au 16e jour du cycle ou en utilisant pendant cette période des préser­vatifs de bonne qualité (dont on devra vérifier qu’ils ne sont pas percés). Il existe des préservatifs lubrifiés assez résistants et fins, qui ne sont pas désagréables à utili­ser, hormis le côté, un peu gênant pour certains, de leur manipulation. Les mœurs, à ce propos, évoluent dans le bon sens, et les médias y participent utilement, surtout à cause du problème de la protection contre le sida.

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Il faut insister sur la nécessité d’une toilette savon­née intra-vaginale, avant et après l’acte sexuel, lors­qu’on utilise uniquement des préservatifs.

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