L’ostéoporose : L’exercice physique et la diététique

> > L’ostéoporose : L’exercice physique et la diététique ; écrit le: 14 février 2012 par Mahfoudhi

L’exercice physique

Les bénéfices osseux de l’exercice physique sont attendus à différents stades de la vie et par des mécanismes d’action différents. L’activité physique permet tout d’abord d’optimiser le capital osseux au cours de la croissance, puis de réduire la perte osseuse au cours du vieillissement et de maintenir un capital musculaire compétent, diminuant ainsi la fréquence des chutes donc des fractures.

•  Chez l’adolescent et l’adulte jeune, la pratique régulière d’exercice physique accroît le capital osseux, sauf en cas de surentraînement (compétition de haut niveau).

•  Chez les sujets plus âgés, en particulier les femmes post ménopausiques, l’objectif est d’une part de réduire la perte osseuse (sans vraiment pouvoir parler de gain de masse osseuse) et d’autre part maintenir une forme physique satisfaisante. Il est conseillé la pratique d’activités physiques en charge (marche prolongée sans port cependant de charges lourdes) associées à une gymnastique ciblée de renforcement musculaire des sites osseux à risque fracturaire (muscles spinaux, moyen fessier…). L’effet bénéfique de l’exercice physique n’est bien entendu obtenu que si l’apport vitamino-calcique est adapté et s’intègre dans une prise en charge thérapeutique globale.

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Les facteurs nutritionnels

Les besoins en calcium sont augmentés dans de nombreuses situations : en période post ménopausique, pendant la grossesse et l’allaitement, en période pré pubertaire et chez les sujets âgés ou l’absorption intestinale du calcium est réduite.

La place de la vitamine D a été longtemps sous-estimée et négligée. Les réserves de vitamine D sont bien reflétées par le dosage de la 25 OH-vitamine D. Il faut d’emblée rappeler la distinction entre la carence vraie en vitamine D conduisant à l’ostéomalacie chez l’adulte et au rachitisme chez l’enfant, et la situation d’hypovitaminose D fréquente dans les pays européens, et en particulier en France, surtout observée en fin d’hiver, cette insuffisance en vitamine D déterminant une réaction hyperparathyroïdienne secondaire. Le statut vitaminique est directement dépendant de la durée et de l’intensité de l’exposition solaire l’apport alimentaire en vitamine D étant en règle très faible. L’enquête SU.VI.MAX a permis

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la mise en évidence d’une importante proportion d’hypovitaminose D chez des sujets adultes jeunes bien portants représentatifs de la population française : la proportion retrouvée est de 30 % dans le Nord et de 17 % dans la région Rhône-Alpes, avec un gradient décroissant nord-sud et est-ouest (20).

L’utilisation de la vitamine D3 en thérapeutique est recommandée car sa biodisponibilité est meilleure. Les apports recommandés sont de 100 à 400 UI/jour chez les enfants de plus de 10 ans et chez l’adulte, de 1 000 UI pendant la grossesse et l’allaitement. Chez le sujet âgé l’apport optimal est de 800 à 1 000 UI/jour.

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Des apports protéiques suffisants sont aussi recommandés chez les sujets âgés. En effet, la dénutrition protéique est un facteur de perte osseuse et de fracture du col du fémur. La dénutrition protéique participe également à la fonte musculaire donc à l’augmentation de la fréquence des chutes.

La surconsommation en alcool est un facteur de risque important d’ostéoporose. Elle représente la principale cause d’ostéoporose masculine (diminution de la formation osseuse, dénutrition protéique et baisse de la testostérone).

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En conclusion, la prise en charge thérapeutique des ostéoporoses doit actuellement privilégier la prévention, grâce à un diagnostic précoce par des techniques non invasives (ostéodensitométrie). Les molécules disponibles sont de plus en plus nombreuses alors même que Phormonothérapie n’occupe plus une place de choix. Les thé­rapeutiques nouvelles telles que les bisphosphonates, le raloxifene, le fragment 1-34 de la parathormone, le ranelate de strontium sont validées.

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