L’ostéoporose : Les autres fractures

> > L’ostéoporose : Les autres fractures ; écrit le: 14 février 2012 par Mahfoudhi

La fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus est très liée à l’ostéoporose. Elle atteint une population souvent plus âgée que la fracture de Pouteau-Colles, car une force musculaire moindre limite le réflexe de protection lors de la chute. Elle nécessite un traitement orthopédique et souvent une hospitalisation du fait de l’âge. Elle peut laisser des séquelles fonctionnelles sous forme de raideur de l’épaule malgré la rééducation. De bons résultats à un an s’observent malgré tout dans 80 % des cas.

Les fractures costales survenues lors d’un traumatisme minime, peuvent être l’occasion d’établir un diagnostic d’ostéoporose. Souvent mal visibles à la radiographie au stade initial, elles peuvent n’être objectivées que par la scintigraphie osseuse. Les douleurs s’atténuent en trois semaines. Le traitement consiste en une immobilisation avec un bandage élastique qui diminue l’amplitude des mouvements thoraciques.

.

.

Les fractures par insuffisance osseuse, préférentiellement localisées au niveau du petit bassin et des membres inférieurs, sont le résultat d’un déséquilibre entre la force exercée sur la pièce osseuse et la résistance propre de l’os. Elles augmentent en fréquence, parallèlement à l’espérance vie et au développement des activités physiques el sportives quel que soit l’âge. Leur méconnaissance est favorisée par une expression clinique pauvre et peu évocatrice, et par la discrétion initiale des signes radiologiques . Une ostéoporose est connue dans plus d’un tiers des cas, et des tassements vertébraux, méconnus dans la moitié des cas, existent dans plus de 60 % des cas. Le traitement impose la mise en décharge.

On ne méconnaîtra pas la fissure du tiers inférieur du tibia qui peut simuler une entorse, ni celle du plateau tibial, dont les symptômes peuvent être mis sur le compte d’une banale gonarthrose, ni celle du col fémoral qui expose au risque fracturaire. Le traitement consiste en une mise en décharge du membre atteint, avec béquilles pour la marche pendant trois à quatre semaines. La guérison est la règle. Un programme d’activité physique est à prévoir dès le début de l’immobilisation. Négligées, les fissures peuvent être un terrain propice à une algodystrophie.

.

.

En conclusion, toute fracture, d’autant plus que le traumatisme causal est minime, reste suspecte d’être liée à une d’ostéoporose. Elle doit être un signe d’alarme pour la prise en charge de l’ostéoporose qu’elle se situe aux hanches, au poignet, aux vertèbres surtout, mais aussi à l’humérus, aux côtes, au bassin, au pied.

← Article précédent: L’ostéoporose : Les fractures des membres Article suivant: Anatomie lobe limbique


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles