L'ostéopathie et la grossesse : Le suivi postnatal

Accueil » Orthopédie » L'ostéopathie et la grossesse : Le suivi postnatal écrit le: 15 mars 2012 par admin

Il paraît donc important de normaliser les structures traumatisées avant que les sutures osseuses ne se consolident et ne gardent ainsi une position anormale. La prévention constitue un élément essentiel, car elle permet de déceler l’anomalie avant l’apparition des troubles.
C’est pourquoi un bilan ostéopathique devrait être effectué dès les premiers jours de la vie de l’enfant,
comme chaque maternité devrait insérer au sein de son équipe un thérapeute confirmé. Hélas, rares sont les cliniques qui accueillent sa présence au chevet des nou-veaunés.

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L’allaitement au sein

Le premier geste à faire pour venir en aide à son enfant et lui prouver son amour, nous l’avons vu, est de le masser doucement mais fermement. L’enfant se voit rassuré, cher- che le sein que la maman lui présente volontiers… ou devrait lui présenter.  Même si vous craignez pour votre poitrine, mesdames, ou que le principe de l’allaitement vous chagrine, sachez que l’enfant qui tète repositionne les structures de son crâne, traumatisées durant la naissance, dans la mesure où ces traumatismes ne sont pas trop sérieux. L’effort exercé par les muscles de la langue, des lèvres et de la cavité buccale contribue à rétablir la symétrie des structures crâniennes.
Outre ses facultés de repositionnement structurel, l’allaitement au sein présente de nombreux avantages pour l’enfant.
• Il rassure l’enfant, qui ne se voit pas privé de l’odeur de sa mère. Le contact peau à peau reste fondamental car pendant neuf mois tous deux ont vécu imbriqués.
• Le lait contient les anticorps de la maman et permet à l’enfant de lutter contre la maladie avant qu’il n’ait lui-même élaboré son propre système immunitaire.
• Il permet de développer le goût, car l’alimentation de la maman est variée et complète. Des enfants nourris au biberon éprouvent des difficultés à passer de l’alimentation lactée à une alimentation diversifiée, pour la simple et bonne raison que le lait industrialisé a toujours le même goût, uniforme et insipide.
• L’enfant se voit le centre d’intérêt de la maman, son partenaire privilégié (personne ne donnera le sein à sa place. Le temps des nourrices élevant les nourrissons des mères de famille aisées, trop délicates pour allaiter, est révolu). Il est intéressant de remarquer combien les biberons sont parfois donnés de manière distraite par des parents pressés et peu enclins à la communication avec l’enfant.
• L’alternance sein droit/sein gauche souligne le souci de retour à la symétrie. Avez-vous remarqué que les biberons sont souvent donnés du même côté (gauche pour les droitiers) ?

Exemples de lésions : les lésions crâniennes

Il ne s’agit pas là d’énumérer toutes les lésions possibles, ce qui aurait pour résultat de contribuer à angoisser les parents, mais de donner quelques exemples intelligents de cas relativement courants – et réductibles par la technique ostéopathique . Elles regroupent toutes les déformations survenues au  cours de l’accouchement, soit par trop de pressions (contractions trop intenses, expulsion trop longue et diffcile), soit à cause de l’utilisation maladroite ou abusive de forceps, ventouses… Attention, il ne faut pas contester l’usage de ce type d’appareil ; bien manié, il permet ,à la mère et à l’enfant d’enrayer d’inutiles souffrances ; in revanche, l’utilisation de confort ou celle systématique, ainsi que le mauvais positionnement sont à éviter absolument.
De manière générale, ces lésions, comme nous l’avons vu, sont naturellement corrigées sous l’impulsion du MRP. Si l’environnement de l’enfant est néfaste (milieu familial, situation géographique, etc.), ces traumatismes tendront à se développer plutôt qu’à disparaître, car le phénomène d’homéostasie ne peut se mettre en place. Parfois, ce sont ces mêmes lésions qui entravent l’action du MRP, empêchant ainsi leur propre régression. Ces traumatismes déterminent, à titre provisoire (si la lésion est réduite) ou déficille , la forme du crâne de chaque individu.

La tête en extension

Comme il est aisé de le comprendre, le crâne est allongé, étroit, le visage souvent en « lame de couteau », et le menton en galoche.

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La tête en flexion

Ici, le crâne est élargi, le front et le menton fuyants, les oreilles décollées : c’est la face lunaire, la tête en ballon de football.

La tête en latéro-flexion-rotation

Le crâne présente des asymétries, une partie de la face est plus large que l’autre.

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La tête en torsion

Elle présente également une asymétrie plus ou moins marquée (droite ou gauche), notamment au niveau des yeux (l’un plus grand et situé plus haut que l’autre), et l’enfant souffre d’un décollement unilatéral de l’oreille. Ces catégories de lésion comportent l’avantage de ne pas entraver la bonne marche du mouvement crânien. Elles se résorbent d’elles-mêmes sous l’influence du MRP, dans la plupart des cas. Il semble nécessaire de « insulter même si ces traumatismes semblent avoir totalement disparu ; ils n’ont que peu d’incidence sur la santé de l’enfant mais peuvent entraîner malgré tout des chaines d’adaptation ou des asymétries du visage peu esthétiques.

le strain

Il représente un trouble siégeant au niveau des articulalions et des membranes du crâne, entraînant une perturbation du mouvement crânien. L’enfant présente un déséqui libre entre la taille et la forme de l’arrière du crâne et celles du visage (étroit/large ou large/étroit). Une aggravation du strain par l’intervention d’un traumatisme externe ou interne (choc, mauvaise hygiène de vie) peut entraver davantage ce mouvement crânien.

La compression

Elle correspond à un tassement du crâne, le rendant dur, serré ; les énergies, les liquides y circulent difficilement, et l’enfant présente des asymétries caractéristiques de l’avant et de l’arrière du crâne, trop bombés ou trop plats. Ces deux lésions rendant le mouvement crânien difficile, voire impossible, leur réduction figure parmi les priorités à considérer pour la santé de l’enfant, et cela dans les plus brefs délais, la non-correction de ces traumatismes pouvant entraîner de graves pathologies telles que l’épilepsie. En règle générale, les lésions ostéopathiques crâniennes enrayent le bon fonctionnement de l’organisme, notamment au niveau du drainage et de l’innervation ; elles peuvent même intervenir sur le système nerveux, perturbant le mécanisme du mouvement.

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