LES GRANULOMATOSES HEPATIQUES

> > LES GRANULOMATOSES HEPATIQUES ; écrit le: 18 septembre 2013 par Hela

   la présence de qranulomes hépatiques s’observe dans 4 à 10°/.

l’aiguille. Ces granulomes peuvent être soit recherchés de parti pris, soit décou­verts de façon fortuite. Dans les deux cas, leur mise en évidence débouche sur une discus­sion étiologique qui envisage de très nom­breuses causes possibles. Dans un nombre non négligeable de cas (environ 1 sur 4), l’étiologie de la granulomatose hépatique reste inconnue.

LE DIAGNOSTIC

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cliniquement, la granulomatose hépa­tique peut être parfaitement silencieuse ou s’accompagner d’une discrète hépatomégalie.

Sur le plan biologique, elle est égale­ment latente ou s’accompagne d’une choles- tase anictérique. Les granulomes sont consti­tués par des amas de cellules épithélioïdes entourées de lymphocytes. Des éléments sup­plémentaires peuvent être présents : cellules

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géantes, nécrose (éventuellement caséeuse). Il faut préférer le terme de granulomatose hépatique à celui d’hépatite granulomateuse, car ces granulomes n’entraînent pas d’hépa­tite au sens propre du terme. Les granulomes étant plus ou moins abondants au sein du parenchyme hépatique, leur mise en évi­dence peut nécessiter des coupes sériées du fragment biopsié.

LES MECANISMES ETIOLOGIQUES

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es causes les plus fréquentes de granulo­matose hépatique sont en France la sar- coïdose, la tuberculose et la brucellose. Mais de nombreuses autres causes peuvent être retrouvées.

La sarcoïdose

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Au cours de cette maladie, l’atteinte hépatique est très fréquente, puisqu’elle tou­che de 50 à 75 % des malades. Les granulo­mes ne comportent jamais de nécrose caséeuse. Leur découverte fournit un appoint important au diagnostic quand celui-ci reste hésitant du fait de la négativité des prélève­ments au niveau broncho-pulmonaire.

La tuberculose et les autres infections à mycobactéries

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La tuberculose hépatique isolée est rare, mais possible. Habituellement, elle reste dans le cadre d’une tuberculose digestive intéressant le péritoine, le foie et/ou la région iléo-caecale. La nécrose caséeuse est possible mais non constante. Le diagnostic peut être confirmé par la mise en culture d’un fragment de la biopsie hépatique sur un milieu de Loewenstein.

Outre la tuberculose, d’autres infec­tions à mycobactéries peuvent entraîner une granulomatose hépatique, en particulier la lèpre (généralement aans le cadre d’une atteinte plus diffuse, comportant des lésions cutanées et

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neurologiques).

La brucellose

Cette affection comporte une granulo­matose hépatique dans un grand nombre des cas ; le nombre des granulomes hépatiques n’est pas en rapport avec la gravité de la mala­die. La nécrose caséeuse, voire la calcifica­tion, est possible surtout au cours des infec­tions à Brucella abortus suis. Au cours de l’infection à Brucella melitensis, les lésions hépatiques peuvent être constituées par un infiltrat inflammatoire et une nécrose hépa- tocytaire sans granulome.

La syphilis secondaire

Les lésions de l’hépatite syphilitique consistent, soit en un infiltrat inflammatoire disséminé, soit en des granulomes véritables.

Les mycoses

Une granulomatose hépatique peut être observée au cours de certaines mycoses disséminées : histoplasmose, cryptococcose et coccidioïdomycose.

Les rickttsioses

Parmi les rickettsioses, la fièvre bou­tonneuse et la fièvre Q peuvent entraîner une granulomatose hépatique.

Les parasitoses

Certaines parasitoses, dont le cycle comporte une phase hépatique, peuvent entraîner une granulomatose hépatique ; ainsi en est-il de la distomatose hépatique, de

l’ascaridiose, du syndrome de larva migrans et de la bilharziose à Schistosoma mansoni. Une réaction éosinophilique au contact de ces granulomes parasitaires est fréquente.

Les causes industrielles

L’intoxication par le béryllium entraîne des granulomes pulmonaires, mais parfois aussi des granulomes hépatiques. Le même phénomène peut s’observer au cours de l’inhalation de ciment et de poussière de mica.

La granulomatose chronique familiale

Il s’agit d’une affection génétique où la présence de granulomes hépatiques est habi­tuelle. Le granulome est ici souvent compli­qué d’abcès car son apparition correspond à une incapacité cellulaire à digérer les germes phagocytés par les polynucléaires.

La maladie de Hodgkin

Le granulome hodgkinien est en fait assez différent des autres granulomes.

La maladie de Crohn

Une granulomatose peut s’observer au cours de la maladie de Cronn ; elle en consti­tue une des complications hépatiques possi­bles.

La cirrhose biliaire primitive (25)

La mononucléose infectieuse et les infections à cytomégalovirus

Ces affections comportent toutes deux un infiltrat inflammatoire hépatique dont l’aspect peut s’apparenter à celui d’une gra­nulomatose.

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