Les fibromes

Accueil » Endocrinologie » Les fibromes écrit le: 14 février 2012 par admin

Un fibrome, c’est une induration qui se développe sur les fibres musculaires de l’utérus, d’où son nom. Grosseur bénigne, il forme une masse plus ou moins régulière, arrondie, de taille, de forme et de situation très variables. Il peut constituer une seule « boule », ou comporter plusieurs lobes. Il se trouve soit à la surface de l’utérus, soit dans son épaisseur, comme un noyau accroché à l’intérieur, et à n’importe quel niveau : sur le corps ou sur la partie rétrécie ou isthme.

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Le fibrome, affection fréquente, banale, atteint environ une femme sur quatre, davantage les femmes qui n’ont pas eu d’enfants, ou dans certaines familles. On le découvre en général entre quarante et cinquante ans, mais il existe souvent bien avant qu’on le dépiste.

Il se développe aussi en proportion plus élevée ( liez les femmes dont les ovaires sécrètent beaucoup d’estrogènes. Il est très sensible aux hormones génitales, et les femmes sous pilule doivent se faire exa­miner de temps à autre pour vérifier qu’il ne s’en forme pas.

La plupart du temps, le fibrome reste « muet » ; il ne se manifeste par aucun signe visible, ne provoque ni douleur, ni trouble, ni désagrément. On ne peut pas le découvrir soi-même en se palpant. Le médecin en décèle fortuitement l’existence, à l’occasion d’une consultation pour stérilité, par exemple. Un examen interne est nécessaire pour confirmer le diagnostic, et parfois une radiographie des organes génitaux (hystérographie) ou des voies urinaires (uro­graphie).

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Le fibrome peut néanmoins traduire sa présence par deux sortes de signes:

  • Des règles plus longues, abondantes, voire hémorragiques, avec des caillots. Mais les saignements ne surviennent jamais entre les règles. L’importance du saignement n’a pas de rapport avec celle du fibrome.
  • Des troubles de divers types, dus à la compression de certains organes sur lesquels appuie le fibrome, selon sa situation : troubles urinaires (envies fréquentes d’uriner ou difficultés à uriner complètement) quand il appuie sur la vessie. Impression de pesanteur au niveau du bassin, douleurs lombaires, constipation, quand il appuie sur le rectum et les veines du bassin. Augmentation de volume de l’abdomen, avec l’impression d’une masse gênante. Urée, lorsque les uretères, canaux qui relient la vessie aux reins, sont comprimés.

Beaucoup de femmes redoutent que leur fibrome ne dégénère en cancer, mais une telle dégénérescence relève de la légende. Le fibrome dégénère plutôt en kyste, et il semble que cette transformation soit favori­sée par la prise de contraceptifs.

Dans 30% des cas environ, le fibrome rend – tem­porairement – stérile. Mais si une grossesse survient, il se met à grossir (son développement suit celui de l’uté­rus), se ramollit, change parfois de forme, et toujours de position: il s’élève dans l’utérus. On risque alors l’avortement ou l’accouchement prématuré, ou un accouchement à terme mais difficile, ou encore une hémorragie lors de la délivrance.

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Quand un fibrome, découvert incidemment, est de petite taille et ne provoque pas de trouble, on ne pres­crit aucun traitement, on se borne à des vérifications périodiques.

La plupart évoluent lentement, n’ont pas tendance à grossir, ou se manifestent par petites poussées. Ils dimi­nuent à la ménopause, en même temps que le muscle utérin.

Souvent, entre trente et quarante-cinq ans, le muscle utérin est un peu dur ou épais. En réalité, il s’agit d’un muscle un peu fatigué qui a tendance à remplacer ses fibres élastiques par du tissu fibreux. Il n’est pas forcément à opérer.

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Si le fibrome n’est pas très volumineux, s’il donne peu de troubles, s’il n’a pas tendance à évoluer, si la femme est proche de la ménopause, on essaie d’abord un traitement médical, qui a toutes les chances de réussir, ou on ne fait rien du tout.

Même en cas de fibromes assez gros, ou avec hémorragies, on n’opère pas d’emblée, on essaie d’abord un traitement hormonal classique, de préférence accompagné d’homéopathie et d’auriculothérapie, auquel les fibromes réagissent vivement, et l’on (‘vite l’opération dans 80% des cas.

On n’opère plus que les plus gros fibromes. Ceux (i.ires) qui donnent des troubles de compression en .ippuyant sur les organes voisins, la vessie, l’appareil ni inaire ou digestif. Ceux qui donnent des troubles Imictionnels: hémorragies, point le plus important, ou des douleurs: lourdeurs, pesanteur, gêne; ou en cas de stérilité ou d’avortements répétés.

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Si le fibrome saigne et si l’on a épuisé toutes les res­sources médicales, il faut intervenir.

Répétons que les traitements hormonaux actuels, associés aux médecines douces, permettent, bien plus souvent qu’on ne le dit, de retarder, voire d’éviter les mlerventions. Les témoignages ne manquent pas. Il faut en effet éviter ces interventions à chaque fois que possible.

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