Le mental anticancer : Se reconnecter avec la force vitale

> > Le mental anticancer : Se reconnecter avec la force vitale ; écrit le: 13 mars 2012 par azza modifié le 28 février 2015

Guérir les vieilles blessures revient à libérer l’énergie consommée par la lutte contre l’emprise du passé. Mais quid des aléas de la vie quotidienne, des emplois du temps com­pliqués, des traitements parfois terrifiants ? Quand nous nous laissons aller à la peur ou à l’impuissance, face aux coups du présent comme au poids du passé, nos réactions s’accompa­gnent de changements dans notre physiologie qui nuisent aux défenses contre le cancer. L’important n’est pas d’éviter le stress à tout prix – c’est impossible – mais d’apprendre à relâcher les tensions régulièrement, et, l’expérience aidant, à les laisser glisser le plus possible sur nous – comme l’eau sur les plumes d’un canard.

Dans les moments les plus difficiles de ma vie, je me suis souvent rappelé une phrase du dalaï-lama qui m’a aidé à garder le cap sur l’essentiel. Un journaliste lui ayant demandé si l’invasion de son pays par la Chine, la destruction des temples, l’emprisonnement et la torture subis par tant de ses amis n’étaient pas des raisons suffisantes pour perturber sa sérénité, il avait répondu : « Les Chinois m’ont tout pris. Je ne vais pas en plus leur laisser prendre mon âme ! » Alors, comment faire pour « préserver son âme » quand la vie s’abat durement sur nous ? Pour cette question comme pour la maladie, nous pouvons nous référer à la leçon des grandes tradi­tions chamaniques qui ont de tout temps fait appel à la capacité de l’esprit de se revivifier aux sources profondes du corps.

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L’idéogramme pour le mot « pensée » en chinois ancien est composé des deux caractères « cerveau » et « cœur ». La philosophie chinoise antique voyait l’activité de l’esprit comme la confluence de la raison et des émotions. Examinons comment la science médicale moderne, qui nous renseigne sur les mécanismes en jeu, nous permet de les mettre en œuvre.

Tous les cerveaux du corps

Au-delà de sa valeur symbolique, nous savons aujourd’hui que la description chinoise de la pensée est une traduction fidèle de la physiologie elle-même. En effet, le cœur possède 40 000 neurones formant un petit cerveau semi-autonome, qui entretient des relations intenses avec l’ensemble du cerveau situé dans la boîte crânienne. Certains neuroscientifiques et cardiologues – comme le professeur J. Andrew Armour, de l’université de Montréal – parlent d’un « système cœur- cerveau » indissociable.

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L’intestin, lui aussi, possède plusieurs millions de neurones qui en font un « deuxième cerveau » d’après le professeur Michael Gershon, de l’université de Columbia. Enfin, comme nous Pavons vu, Candace Pert, de l’institut national de la santé américain, a montré que le système immunitaire échange constamment des molécules d’information avec le cerveau. Au total, comme Spinoza l’avait suggéré au xviie siècle, et comme le grand neurologue Antonio Damasio – aujourd’hui à l’université de Californie du Sud à Los Angeles – l’a étayé au tournant du xxie, il n’y a pas d’évé­nement conscient qui ne soit à la fois une manifestation du cerveau et de l’infinie vibration de tous les organes du corps. Une conversation permanente a cours entre tous ces organes – entre les uns et les autres, et avec le cerveau. Ils échangent de l’information à travers les fibres nerveuses de ce qu’on appelle le système nerveux autonome (qui régit, indépendamment de la volonté, les battements du cœur, la tension artérielle, la sudation, etc.), mais aussi à travers toutes les molécules des émotions décrites par Candace Pert qui forment via le flux sanguin un réseau de communication parallèle au système nerveux. Du coup, nos élans, nos désirs, nos décisions ne sont que la manifestation de l’activité bour­donnante de toutes ces molécules qui, chacune à sa manière, essaient de maintenir la vie autour d’elles, et ils agissent en retour sur ces pulsations. La « santé », elle, résultant à chaque instant de l’équilibre entre toutes ces relations. Une vibration harmonieuse. Une « âme » qui ne siège dans aucun organe en particulier, mais qui est une propriété émergente de l’ensemble des interactions. C’est le triangle – immatériel – qui saute aux yeux dans la figure dessinée par un professeur au MIT, David Marr. Le triangle est parfaitement présent dans la figure de gauche. Bien qu’il ne soit pas matériellement tracé, il « émerge » de la relation entre les parties. Si la relation est désorganisée, le triangle – l’« âme », l’« homéostasie », la « santé » ou tout autre nom qu’on voudra lui donner – dis­paraît…

Revenir à soi dans le présent

On peut apprendre à travailler directement sur l’équilibre qui favorise l’émergence du triangle. Depuis 5 000 ans, toutes les grandes traditions médicales et spirituelles de l’Orient – comme le yoga, la méditation, le taï chi ou le qigong – enseignent qu’il est possible de reprendre les rênes de son être intérieur, et de toute sa physiologie, simplement en concen­trant son esprit et en portant l’attention sur sa respiration. On sait aujourd’hui à travers de nombreuses études que cette maî­trise est une des meilleures façons de réduire l’impact du stress sur notre vie. C’est aussi une des meilleures façons de rétablir l’harmonie dans notre physiologie et, par conséquent, de stimuler les défenses naturelles du corps. En quoi cela consiste-t-il ?

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La première étape de tout processus de maîtrise de la physio­logie consiste à apprendre à focaliser son attention et à la tourner vers l’intérieur. C’est peu de dire que nous manquons d’entraî­nement. Tout dans nos modes de vie habituels nous en détourne.

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