Le choc hémorragique

> > Le choc hémorragique ; écrit le: 28 novembre 2011 par La rédaction

Le choc hémorragique

 La perte rapide de plus de 20 % de la masse sanguine circulante (plus d’un litre sur les cinq litres de sang d’un adulte jeune), provoque une défaillance circulatoire aiguë. Les besoins en oxygène de l’organisme ne sont pas satisfaits, faute d’apport sanguin. Les hémorragies par plaie d’une artère, avec perte sanguine extrêmement brutale, sont évidemment en cause, mais aussi les pertes de sang d’origine veineuse, dont le débit est plus faible. Par exemple, on peut rencontrer un choc hémorragique lors d’un gros saignement digestif, ou d’une fracture de l’osde la cuisse (le fémur), qui entraîne souvent la perte de deux litres de sang, dispersés dans les muscles blessés autour de la fracture. Mais un saignement de nez d’allure anodine (épistaxis) peut aboutir à un choc hémorragique, surtout si une artériole en est responsable. Le traitement consiste à arrêter le saignement dès que possible (c’est l’hémostase). Si on parvient rapidement, avant que la quantité de sang perdue soit trop importante, il est possible d’éviter de transfuser du sang, du plasma ou des dérivés sanguins comme de l’albumine. Si la tension reste trop basse, on peut être amené à perfuser dans les veines des produits de synthèse destinés à remplacer une partie des liquides sanguins. Ces solutés à base de grosses molécules (macromolécules) sont aussi appelés succédanés du plasma sanguin ou substituts du sang. En fait, chez les adultes jeunes ou les adolescents, en bonne santé par ailleurs, une hémorragie est vite compensée. Le médecin ne fait qu’aider la nature, ou permettre de passer un cap difficile, après quoi, la réparation des dégâts dus au manque d’oxygène est rapide. L’organisme va notamment fabriquer en grand nombre des globules rouges tout neufs pour transporter l’oxygène

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