La déprime après l’accouchement

> > La déprime après l’accouchement ; écrit le: 14 février 2012 par azza

Trois à cinq mois après un accouchement, on l’a vu, beaucoup de femmes frôlent la dépression nerveuse: c’est le baby-blues.

Ce petit « coup de pompe » moral n’est pas anormal. Il est physiologique, c’est la remise en place du sys­tème hormonal. Comment expliquer ce «remanie­ment» psychique? Pendant la grossesse, le fœtus et le placenta sécrètent des hormones qui sont l’équivalent des hormones hypophysaires et, par un système de feed-back, provoquent là un repos, une mise au silence du système ovarien. Le placenta travaille pour lui.

À l’accouchement, se produit une brusque chute des hormones placentaires puisque le placenta est rejeté, les ovaires se remettent au travail, et l’hypophyse recommence à leur donner des ordres mais, après un silence de neuf mois, cela ne se passe pas sans remue- ménage.

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Il y a des répercussions réciproques de haut en bas et de bas en haut: ¡’écorce cérébrale agit sur les hor­mones (une grande émotion peut faire stopper des règles, parfois définitivement, en pleine période de vie génitale).

De la même façon, lors de ce bouleversement hor­monal, il peut y avoir également une répercussion vers le haut, au niveau psychique. La dépression d’après l’accouchement peut s’expliquer de façon purement hormonale. La meilleure preuve, c’est qu’un traitement hormonal diminue le problème psychique. Ce qu’il ne faut surtout pas, c’est donner, au moment de cette petite dépression nerveuse, des tranquillisants, des anti­anxiété, ou autres, à forte dose, pour traiter un pro­blème minime, transitoire, normal, car on entre alors dans un système où l’on créera un manque lorsqu’on arrêtera le traitement.

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Autrement dit, pour ce léger déséquilibre qui va durer deux ou trois mois, si l’on commence à prescrire des médicaments pour calmer, on fera d’une femme normale une perpétuelle névrotique, dépendante des médicaments psychiatriques.

Quand on souffre de dépression, il faut voir son médecin, faire un peu plus de sport, se détendre, savoir que c’est physiologique; l’entourage, les amis, le mari doivent le savoir aussi.

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Mieux valent le repos, la détente, un petit traitement hormonal et homéopathique que de bourrer une jeune mère de médicaments psychiatriques agressifs à long terme, qui en feront une malade comme on en voit tous les jours, devenues incapables de dormir et de vivre sans drogues.

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