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Grossesse (Maladie infectieuse au cours de la) : Hépatite B

Vous êtes ici : » » Grossesse (Maladie infectieuse au cours de la) : Hépatite B ; écrit le: 24 mai 2013 par imen

Généralités

On rappelle que l’hépatite virale est la cause la plus fréquente d’ictère chez la femme enceinte. La transmission du virus de l’hépatite B de la mère au fœtus est très fréquente.

La transmission se fait en fin de grossesse pendant l’accouchement et pendant les premiers mois de vie. L’hépatite B chronique peut se terminer par une cirrhose et ou un cancer.



La fréquence des infections chroniques par le virus de l’hépatite B est très élevée (0,5 % en Europe, 10 % en Afrique occidentale et en Asie du Sud-Est). Le plus souvent (90 %) la primo-infection était asymptomatique.

Les formes graves d’hépatite de la femme enceinte sont en majorité représentées par l’hépatite B avec un pronostic très sombre pour la patiente. Dans les formes classiques (peu symptomatiques), on surveille l’hémostase maternelle (en particulier en cas de syndrome cholestatique marqué) qui peut être altérée par déficit en vitamine K. Une supplémentation de vitamine K juste avant l’accouchement peut être souhaitable. Hormis le risque de contamination périnatale, il ne semble pas y avoir de risque térato- gène ou de fœtopathie ; par contre le risque d’accouchement prématuré ou de mort fœtale existe lors d’une hépatite du dernier trimestre ou lors d’une forme grave.

Les différents profils sérologiques — HbS, HbC, Hbe (AC-AG) — sont à revoir dans la question d’infectieux.

Le personnel soignant doit aussi se protéger contre la transmission du virus, ceci est au mieux réalisé par la vaccination.

La sérologie de l’hépatite B est obligatoire chez toute femme enceinte, et la vaccina­tion est possible pendant la grossesse.

On vaccine en priorité : les toxicomanes, les bohémiennes du sexe, les personnels médicaux et paramédicaux.

Risques fœtaux et prévention

La transmission du virus B à l’enfant est plus fréquente en fin de grossesse, à l’accou­chement et au cours des premiers mois de la vie ; surtout si la patiente est AG Hbe positif ; le nouveau-né fait plutôt une infection chronique avec dans un quart des cas une cirrhose post hépatitique ou un hépato-carcinome.

Le traitement préventif du nouveau-né se fait en salle de travail :

–       Gammaglobulines antiHbs : 1 ml en IM.

–       On débute la première injection de vaccination.

Prévention identique si la mère a fait une hépatite B en cours de grossesse.

Prise en charge de l’hépatite B en milieu spécialisé, et dépistage chez les autres membres de la famille. Recherche d’autres pathologies associées (MST, VIH…).

L’allaitement au sein est déconseillé dans nos contrées où l’on dispose d’excellents laits maternisés.

La recherche systématique de l’AG HbS au cours du 3e trimestre de la grossesse est obligatoire.

Virus de l’hépatite C

Sa prévalence obstétricale est de 1,3 %, le risque de transmission verticale est faible (4 à 5 %) mais ses conséquences sont encore mal évaluées.

Papillomavirus

Provenant des lésions condylomateuses (HPV 6 et 11), ils peuvent être à l’origine de papillomes laryngés. Le risque est faible et ne justifie pas de césarienne systématique sauf en cas de lésion floride.

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