Diétothérapie

Accueil » Nutrition » Diétothérapie écrit le: 29 février 2012 par admin

Principes de la diétothérapie

— La diétothérapie sera mise en route à la suite d’un bilan appréciant la part respective de la dénutrition énergétique et de la dénutrition protéique.
— L’apport protéique et calorique sera progressivement croissant jusqu’à atteindre des taux supérieurs à 2 500 calories et 125 g de protéines par jour.
— Même quand l’alimentation orale ou entérale est impossible, il faut apporter 150 à 200 g de glucose en perfusion pour éviter la néo- glucogenèse qui aggraverait la dénutrition protéique, et au moins 50 g d’acides aminés.
— L’apport potassique sera abondant ; en effet, il faut fixer 5 mEq de potassium lorsqu’on incorpore dans les tissus 1 g d’azote.

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Modalite pratique de la diétothérapie

Sauf mention contraire, les modalités pratiques vont être celles à employer à l’occasion d’une intervention chirurgicale.
Avant d’établir le régime, il faut obligatoirement procéder à un bilan pour évaluer l’état nutritionnel, qui repose sur :

L’appréciation des réserves adipeuses

— si le sujet a un pannicule adipeux abdominal sous-cutané cm, son corps contient plus de 10 kg de graisses, et il n’existe aucun besoin urgent d’apport énergétique ;
— si par contre, il a un pli cutané abdominal < 1 cm, qu’il s’agisse soit d’un sujet habituellement maigre, soit d’un sujet amaigri, la couverture énergétique deviendra un problème urgent afin d’empêcher que la masse protéique déjà appelée à couvrir le besoin protéique ne devienne aussi une source d’énergie, ce qui I’épuiserait très vite.
L’impédancemétrie (voir diagnostic de l’obésité) est un examen indispensable pour l’appréciation des dénutritions : elle permet une estimation fiable de la masse protéique et de la masse grasse.

L’appréciation de la dénutrition protéique

On jugera d’une telle dénutrition protéique non pas sur une hypoprotéinémie sanguine globale, signe très tardif, mais :
— sur certaines protéines plasmatiques, à demi-vie courte ou moyenne, qui sont des marqueurs classiques (telles la préalbumine, l’albumine, le Rétinol-Banding Protéine). Même ces marqueurs sensibles peuvent être normaux si la dénutrition protéique a été progressive (anorexie mentale) ;
— sur la fonte des masses musculaires, à apprécier surtout au niveau du quadriceps et du biceps ;
– sur l’anamnèse apprenant que l’apport protéique n’a pas été assure depuis des jours, voire des semaines ;
– sur les dosages de l’azote urinaire des 24 heures, et de l’azote uréique des urines de 24 heures qui donnent une approximation suffisante du bilan d’azote ;
– sur le dosage de la 3-méthyl-histidine, qui renseigne sur le catabolisme musculaire mais il faut alors un régime dépourvu de 3-méthylhistidine.

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L’interrogatoire alimentaire

L’appréciation de la dénutrition protéique repose sur l’interrogatoire alimentaire. Il est donc essentiel d’apprécier le niveau protéique initial et le niveau protéique depuis le début de la maladie, car plus il était élevé, plus le turn-over protéique sera important.
Quand l’alimentation par la bouche est impossible ou l’anorexie très importante, ou la réalimentation urgente, on commencera la réalimentation par une réalimentation entérale à faible débit continu par sonde naso- gastrique, de gastrostomie, ou de jéjunostomie, plus ou moins associée à la réalimentation parcntérale.

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