Contraception : Méthodes

> > Contraception : Méthodes ; écrit le: 24 mai 2013 par imen modifié le 14 avril 2018

Les méthodes de contraception actuelles permettent un large choix allant des méthodes mécaniques aux méthodes hormonales, permettant une grande adaptation lors d’une pathologie contre-indiquant l’une ou l’autre des méthodes.

Méthodes

Contraception œstro-progestative
Il s’agit de l’association d’un œstrogène (éthynilœstradiol) et d’un progestatif le plus souvent un norstéroïde (noréthistérone ou ses dérivés, et norgestrel ou ses dérivés).

Classification des œstro-progestatifs.

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En général, la plaquette contient 21 comprimés à débuter le 1er jour des règles et en instaurant un arrêt de 7 jours entre chaque plaquette.

Normodosée (50 yd’éthynil-œstradiol)
–      Séquentielle.

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Le progestatif est ajouté à partir du 8e jour : jamais à visée contraceptive ni au long cours ; son climat œstrogénique dominant a été accusé de favoriser le développe­ment des cancers de l’endomètre.
Indiqué après un curetage. Pearl 0,4-0,7 Norquentiel, Ovanon (climat progesta­tif), Physiostat.
–      Combinées.

Même dose (œstrogène + progestérone) pendant 21 jours, Pearl 0,15-0,45.
Trois niveaux de sécurité (endomètre, glaire, et pic de LH).
L’oubli souffre 12 heures.
Réversibilité 98 % dans les 2 mois.
Stédiril, Millianovlar, Gynovlane, Gynophase, Planor (climat progestatif dominant), peut aussi être indiquée dans les dysménorrhées.
Minidosée (20 à 40 y d’éthynilœstradiol)
–      À commencer le 1er jour des règles, si possible prise à heure fixe.

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–      Elle agit aux mêmes trois niveaux, mais doute sur le pic de LH (donc sur l’inhibition de l’ovulation) ; pour l’endomètre : fréquence accrue des métrorragies au cours des trois premiers cycles (moins fréquent avec les biphasiques), glaire identique. Marge plus faible en début de plaquette, et en cas d’oubli non réparé dans les 12 heures mieux vaut jeter la plaquette et avoir recours aux méthodes locales jusqu’à la nouvelle plaquette.

–      Pearl 0,15-0,45 réversibilité parfaite au 1er cycle, dominante œstrogénique.

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Combinée.

•    Monophasiques.

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•  Minidril, Varnoline, Trentovlane, Orthonovum, Cilest, Moneva, Mercilon.

•  A part, Diane 35 (EE 35 g, cyprotérone 2 mg) indiqué dans les séborrhées et l’acné, en cas d’hirsutisme plus important on préférera l’association Androcur + œstrogène — dont la prise en mode inversée n’est contraceptive qu’au bout de deux mois).

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•    Biphasique (2 paliers de dosage de progestérone).

•  Adépal, Miniphase.

•    Triphasique (3 paliers de dosage de progestérone).

•  TrieJJa, Trinordio)*, Phaeva*, Triminulet*.

Contraception progestative
Microprogestatif

Action sur la glaire, effet atrophiant faible sur l’endomètre, joue aussi sur la motilité des trompes (risque accru de GEU) et inhibe peu l’ovulation (16 % des cas). Les micro­progestatifs dérivent tous des norstéroïdes.

Microval, Exluton, Milligynon,Ogyline. Il doit être pris sans interruption à heure fixe tous les jours, même pendant les règles ; en cas d’oubli supérieur à 36 h, il faut utiliser un contraceptif local jusqu’aux prochaines règles ; Pearl 0,1 à 1.

Macroprogestatif
Bloque l’ovulation, atrophie l’endomètre et rend la glaire imperméable aux spermatozoïdes.

Il est rarement utilisé dans un but contraceptif unique, mais plutôt en péri-ménopause pour traiter dans le même temps les pathologies liées à l’hyperœstrogénie. Prise du 5e au 25e jour.

Lutényl, Lutionex, Lutéran(noyau pregnane). On évite les dérivés de la 19-nortestostérone (Norluten, Orgamétril) aux effets androgéniques et métaboliques très puissants.

Dans certaines indications discutables (femmes débiles, programes dans les pays en voie de développement) : les progestatifs injectables, dérivés du noyau pregnane Depoprovera : une ampoule IM tous les trois mois.

Dispositif intra-utérin
– Stérilet.

•    Inerte (Oméga…) ne sont plus utilisés.

•    Au cuivre (NovaT, Gravigarde, GyneT) efficace pendant 3 ans.

•    À la progestérone (Progestasert) diminue les saignements, efficace pendant 18 mois.

•    L’action contraceptive repose sur une action inflammatoire non spécifique de l’endomètre, une altération de la glaire et peut être un effet gamétotoxique. La progestérone induit une atrophie de l’endomètre.

•    Pearl 0,3 à 2.

•    L’insertion a lieu immédiatement après les règles.

Autres méthodes

Méthodes des températures et d’auto-examen
Ces méthodes sont réservées à des couples très motivés et sont relativement astrei­gnantes (Ogino, Billings…).
Le retrait
Est-ce vraiment épanouissant ?!

 Les contraceptions locales
–       Diaphragme, Pearl 1,4 à 5 ; utilisation peu courante ; les principales contre-indications sont : l’infection, l’allergie au latex et aux spermicides associés.

–       Spermicides, Pearl 0,4 à 30, plutôt 10 ; certains comme la gamme Pharmatex possèdent un composé (Chlorure de benzalkonium) anti-infectieux. Les contre- indications sont d’ordre allergique ou irritatif.

–       Préservatif, Pearl 1 à 5 ; contre-indication : allergie au latex ou aux spermicides associés (Pharmatex). Effet préventif sur les MST.

Efficacité

Elle est mesurée par l’indice de Pearl : c’est le nombre de grossesse pour 100 femmes sur 12 mois. Il est exprimé en pourcentage d’années femmes.

Indice de Pearl = nombre de grossesse non désirée x 1200/n mois exposition.

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