Clitoris
Clitoris : le clitoris est un organe érectile de l’appareil génital féminin dont seule une petite partie, le gland, est visible à la partie supérieure des petites lèvres, sous un repli de peau appelé capuchon ou prépuce. La plus grande partie de l’organe est interne : un corps, deux piliers et deux bulbes qui entourent l’urètre et l’entrée du vagin. L’ensemble mesure environ une dizaine de centimètres. Sa fonction connue est le plaisir sexuel, et c’est le seul organe du corps humain qui y soit exclusivement dédié.
Anatomie
Le clitoris comprend plusieurs parties :
- le gland, seule partie externe, de quelques millimètres à un centimètre, très richement innervé ;
- le capuchon, repli formé par la jonction des petites lèvres, qui recouvre et protège le gland ;
- le corps, court, qui se coude vers l’arrière derrière le gland ;
- les deux piliers (ou racines), qui s’écartent en V le long des branches de l’os pubien, sous les grandes lèvres ;
- les deux bulbes vestibulaires, masses de tissu érectile situées de part et d’autre de l’urètre et de l’orifice vaginal.
Corps, piliers et bulbes sont constitués de tissu érectile qui se gorge de sang lors de l’excitation, ce qui augmente le volume de l’organe et sa sensibilité. Cette description complète, longtemps absente des manuels, a été précisée par les travaux de l’urologue australienne Helen O’Connell à partir de 1998, puis confirmée par l’imagerie par résonance magnétique.
Innervation et vascularisation
Le clitoris est innervé principalement par le nerf dorsal du clitoris, branche du nerf pudendal, et reçoit aussi des fibres du système nerveux végétatif. Il est irrigué par des branches de l’artère pudendale interne. La densité de terminaisons nerveuses du gland est parmi les plus élevées du corps, ce qui explique son extrême sensibilité et le fait que sa stimulation, directe ou indirecte, joue un rôle central dans l’orgasme féminin.
Développement et homologie
Chez l’embryon, les organes génitaux externes se forment à partir d’une ébauche commune, le tubercule génital. Sous l’influence des hormones, celui-ci donne le pénis chez le garçon et le clitoris chez la fille : les deux organes sont dits homologues, et l’on retrouve dans le clitoris les équivalents du gland, du prépuce, des corps caverneux et du corps spongieux. Le clitoris se développe à la puberté et évolue légèrement au cours de la vie, notamment sous l’effet des variations hormonales.
Fonction
Le clitoris n’intervient ni dans la miction ni dans la reproduction au sens strict ; sa fonction est sensorielle. Lors de l’excitation, le tissu érectile se remplit de sang, le gland devient plus saillant et les bulbes vestibulaires gonflent autour de l’entrée du vagin. La stimulation clitoridienne est, pour la majorité des femmes, la voie la plus fiable vers l’orgasme, et l’étendue interne de l’organe explique que le plaisir vaginal lui soit anatomiquement lié.
Santé
Le clitoris peut être le siège de douleurs, de démangeaisons, d’adhérences du capuchon ou, rarement, de kystes ; toute gêne persistante ou toute modification d’aspect justifie une consultation auprès d’un médecin ou d’une sage-femme. L’excision et les autres mutilations sexuelles, qui consistent à retirer tout ou partie du clitoris, sont des atteintes graves à la santé, interdites et punies par la loi en France, y compris lorsqu’elles sont pratiquées à l’étranger sur une personne résidant en France ; une chirurgie réparatrice existe et est prise en charge.


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