Anatomie artères hélicines: artère hélicine
Les artères hélicines sont de petites artères enroulées en spirale qui irriguent les cavités du tissu érectile des corps caverneux du pénis et du clitoris ; leur ouverture lors de l’excitation sexuelle est le point de départ de l’érection. Leur nom latin est arteriae helicinae (en anglais helicine arteries) ; il vient du grec helix, « spirale », en référence à leur forme. Voir aussi les corps caverneux du pénis.
Origine et trajet
Les artères hélicines naissent de l’artère caverneuse, ou artère profonde du pénis, qui parcourt le centre de chaque corps caverneux. L’artère caverneuse est elle-même une branche de l’artère pudendale interne, issue de l’artère iliaque interne. Le long de son trajet, elle donne de nombreuses branches courtes et spiralées, les artères hélicines, qui s’ouvrent directement dans les cavernes, ou aréoles, du tissu érectile.
Au repos : des artères contractées
En dehors de l’érection, la paroi musculaire lisse de ces artères est contractée : elles restent enroulées sur elles-mêmes et ne laissent passer qu’un faible débit sanguin vers les cavernes. Les fibres musculaires lisses qui entourent les cavernes sont, elles aussi, contractées. Le pénis reste alors flasque. Ce tonus de repos est entretenu par le système nerveux sympathique.
Rôle dans l’érection
Lors de l’excitation sexuelle, les nerfs caverneux, d’origine parasympathique, libèrent notamment du monoxyde d’azote. Celui-ci provoque le relâchement des fibres musculaires lisses de la paroi des artères hélicines et des cavernes. Les artères se dilatent et se déroulent, le débit sanguin augmente fortement et le sang remplit les cavernes. Le tissu érectile gonflé comprime alors les veines situées sous l’albuginée, membrane fibreuse peu extensible, ce qui freine la sortie du sang : c’est le mécanisme veino-occlusif qui rend le pénis rigide. Lorsque la stimulation cesse, le tonus des fibres musculaires revient, les artères se contractent à nouveau et le sang s’évacue : c’est la détumescence.
Le même principe s’applique aux corps caverneux du clitoris, dont le gonflement accompagne l’excitation sexuelle.
Intérêt clinique
Toute atteinte de ces petites artères ou de leur commande nerveuse peut altérer l’érection. Les maladies qui abîment les vaisseaux, comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le tabagisme, figurent parmi les causes fréquentes de dysfonction érectile, qui peut ainsi être un signe précoce d’une maladie cardiovasculaire. Certains médicaments de la dysfonction érectile agissent en renforçant l’effet du monoxyde d’azote sur les fibres musculaires lisses. Un trouble persistant de l’érection justifie un avis médical.


vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter