Anatomie corps caverneux du pénis
Les corps caverneux du pénis sont les deux cylindres de tissu érectile qui, en se gorgeant de sang, assurent la rigidité de la verge lors de l’érection. Leur nom latin est corpora cavernosa penis. Avec le corps spongieux, qui entoure l’urètre et forme le gland, ils constituent les formations érectiles du pénis.
Situation et description
Chaque corps caverneux comprend deux parties. La partie proximale, appelée pilier (ou racine) du pénis, est fixée dans le périnée antérieur sur la face médiale de la branche ischio-pubienne ; elle est recouverte par le muscle ischio-caverneux. En avant, sous la symphyse pubienne, les deux piliers se rapprochent et forment, côte à côte, le corps du pénis jusqu’à leur extrémité arrondie, enchâssée dans la base du gland.
Les corps caverneux sont enveloppés d’une membrane fibreuse épaisse et peu extensible, l’albuginée. Entre eux, une cloison médiane, le septum du pénis, est incomplète vers l’avant, ce qui fait communiquer les deux corps. À l’intérieur, le tissu érectile est formé de cavités vasculaires, les cavernes ou aréoles, bordées d’endothélium et entourées de fibres musculaires lisses.
Rapports
Les deux corps caverneux dessinent une gouttière à leur face inférieure, où se loge le corps spongieux, et une gouttière supérieure où cheminent la veine dorsale profonde, les artères et les nerfs dorsaux du pénis. L’ensemble est entouré par le fascia profond du pénis (fascia de Buck), puis par le fascia superficiel (dartos) et la peau.
Vascularisation et innervation
Chaque corps caverneux est irrigué par une artère caverneuse (ou artère profonde du pénis), branche de l’artère pudendale interne, qui chemine en son centre et se divise en petites artères hélicines s’ouvrant dans les cavernes. Le sang repart par un réseau de veines situé sous l’albuginée, puis par des veines qui la traversent et rejoignent la veine dorsale profonde du pénis et le plexus veineux prostatique.
L’innervation végétative provient des nerfs caverneux, issus du plexus hypogastrique inférieur ; leur composante parasympathique, d’origine sacrée, déclenche l’érection.
Rôle dans l’érection
Sous l’effet de la stimulation parasympathique, les fibres musculaires lisses des artères et des cavernes se relâchent : le sang afflue et remplit les cavités. Les cavernes dilatées compriment les veines situées sous l’albuginée inextensible, ce qui freine la sortie du sang : la pression monte et le pénis devient rigide. Ce mécanisme, dit veino-occlusif, explique qu’un trouble de l’érection puisse relever d’une atteinte artérielle, veineuse ou nerveuse. L’albuginée peut aussi être le siège de plaques fibreuses dans la maladie de La Peyronie, responsable d’une courbure de la verge. Toute anomalie persistante justifie l’avis d’un médecin.

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