Vaccin de la rage

La **rage** est une maladie virale grave qui affecte les mammifères, y compris les humains. Elle est causée par un virus qui provoque une encéphalite. Zoonose relativement courante, elle touche principalement les carnivores. Les symptômes sont nerveux et parfois agressifs, bien qu’il existe également des formes plus
Ceci peut éliminer efficacement le virus rabique au site d’infection. Une solution d’alcool à 70 %, une teinture (ou solution) d’iode, ou une solution d’ammonium quaternaire à 0,1 % peut ensuite être appliquée (à condition qu’il n’y ait plus
Si le taux d’anticorps est inférieur au titre considéré comme protecteur, soit 0,5 UI/ml (RFFIT), une injection de rappel doit être administrée. Lorsque le vaccin est administré à des sujets présentant une immunodéficience connue due à une maladie ou à un traitement immunosuppresseur concomitant (y compris
Vaccin de la rage
L’idée, due à Galtier, a été appliquée pour la première fois par Louis Pasteur en 1885. Entre le moment où le virus pénètre dans l’organisme (le plus souvent par des morsures, mais parfois aussi par léchage d’une plaie ou d’une éraflure) et l’apparition de la maladie, il s’écoule généralement entre deux et huit semaines, laissant un temps de réaction. En fait, la période d’incubation dépend de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure (plus elle est proche d’une zone riche en terminaisons nerveuses, plus la maladie se manifeste tôt) et de la gravité de la plaie.
Pendant longtemps, les vaccins contre la rage ont été préparés à partir de tissu nerveux. Mais en 1991, le traité de G.M. Baer a réservé la place de choix, d’abord aux vaccins obtenus par culture sur embryons de canard (PDEV : Purified Duck Embryo Vaccine), puis aux trois autres types de vaccins préparés sur culture cellulaire.
Conduite à tenir vis-à-vis du chien mordeur
Il est très important de savoir qu’un chien « mordeur » infecté par la rage peut propager le virus avant l’apparition des symptômes. Il est donc nécessaire de le garder en observation pendant au moins quinze jours. Mis en fourrière, le chien doit être nourri et abreuvé. Si le chien est enragé, il mourra dans les dix jours suivant les premiers symptômes. Tout chien qui mord une personne, même s’il ne présente aucun signe de rage, doit être placé sous observation (trois examens vétérinaires dans les quinze jours suivant la morsure). Pendant cette période d’observation, si les signes de la maladie apparaissent, l’évolution rapide du caractère fatal du mal peut établir le diagnostic. Il ne faut pas sacrifier un chien « mordeur » comme on est souvent tenté de le faire. Cela pourrait empêcher de déterminer s’il était enragé. Si le chien mordeur est mort, il convient de contacter les services vétérinaires départementaux (en France) qui décideront s’il faut effectuer une analyse de laboratoire sur le cerveau du chien. En effet, la recherche du virus ne peut pas distinguer les anticorps provenant du virus et les anticorps dus au vaccin.
En France, deux tests sont utilisés pour la recherche du virus de la rage : l’immunofluorescence et l’inoculation de cultures cellulaires. Ces deux techniques sont utilisées pour voir si le virus atteint le cerveau, mais elles ne permettent généralement pas de nier ou de confirmer la contamination du sujet, l’animal étant généralement sacrifié trop tôt. Depuis 1998, 9 cas ont été positifs, mais le virus n’a pas été confirmé chez les animaux contacts euthanasiés par précaution, ni parmi ceux euthanasiés suite aux mesures sanitaires animales appliquées en cas de suspicion de rage.
Conduite à tenir vis-à-vis de la personne mordue
Lorsque les symptômes de la rage apparaissent chez l’homme, il est trop tard pour intervenir : la mort est une quasi-certitude, la seule issue. Il convient donc de suivre les recommandations suivantes : lorsqu’une personne est mordue très profondément, ou à plusieurs endroits du corps, ou au visage, à la tête, au cou ou aux doigts, elle doit subir un traitement antirabique dès que possible, même si le chien mordeur ne présente pas de signes de rage et même s’il n’a pas été en contact avec un chien enragé. La personne mordue doit laver la plaie avec de l’eau et du savon, puis désinfecter la plaie avec un antiseptique et consulter immédiatement un centre de santé pour se faire administrer le sérum antitétanique et le vaccin antirabique.
Accidents vaccinaux
Des accidents neurologiques causés par le vaccin antirabique ont été signalés, même du temps de Pasteur, notamment par M. Lutaud et plus tard par Paul Remlinger, qui parlait de « rage de laboratoire ». Longtemps inexpliqués, ces accidents ont été attribués à la présence de virus actif dans un vaccin antirabique imparfaitement inactivé (comme à Fortaleza, au Brésil). Jusqu’aux années 1960, la myéline encore présente dans le vaccin pouvait également provoquer des encéphalites allergiques.
Maladie à déclaration obligatoire
En Belgique, en France et en Suisse, cette maladie figure sur la liste des maladies infectieuses à déclaration obligatoire.
Description du virus
La rage est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus, qui a été identifié en 1903 par Paul Remlinger. Ce sont des virus enveloppés, leur génome est une molécule d’ARN de polarité négative de forme hélicoïdale. À ce titre, ils sont très sensibles aux agents physiques et chimiques de désinfection et ont donc une faible résistance dans l’environnement extérieur.
Vaccin de la rage
Le virus de la rage infecte tous les mammifères
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