Sexualité et odorat

> > Sexualité et odorat ; écrit le: 13 février 2012 par azza modifié le 31 octobre 2014

Ne devenez pas inodores, il n’y a pas de sexua­lité sans odorat.

En simplifiant, disons que le cerveau comprend trois parties, une pour la pensée, une autre, plus moyenne, pour les fonctions vitales et une troisième, très mal délimitée, le rhinencéphale, où s’intégrent l’ol­faction et la sexualité.

Les personnes hypersexuées ont un rhinencéphale et une olfaction, dont le rôle est très important pour la sexualité, très développés. C’est un petit peu une fenêtre ouverte sur l’extérieur.

De même que l’œil est la fenêtre ouverte directe­ment sur le cerveau pensant, l’olfaction est une fenêtre donnant directement sur le cerveau sexuel, la sexua­lité et la vie génitale.

Théoriquement, chez l’homme comme chez l’ani­mal, il existe une odeur sexuelle. On prétend que les femmes ont tort de raser leurs aisselles et d’utiliser des déodorants, qui masquent la senteur naturelle.

D’ailleurs, dans ma clientèle, 50% de femmes ne se rasent pas, c’est en tout cas ce que j’ai constaté.

À force d’utiliser des déodorants, on perd beau­coup de la sexualité, c’est certain. De là à ne pas être nette pour ne pas contrarier la nature, c’est un peu exagéré. Il y a un juste milieu. La grande toilette avant l’acte sexuel, le pomponnage avec les parfums qui changent complètement l’odeur de la femme, ne sont pas toujours appréciés du partenaire. Chaque per­sonne a une odeur bien déterminée. Il est bon, tout en étant propre, de ne pas trop perturber cet élément naturel.

Encore que tel ou tel parfum ou eau de toilette se mêlant à l’odeur naturelle sécrétée par le corps humain, finit par donner une odeur bien particulière à chaque femme.

Ces odeurs, combinées aux odeurs des sécrétions vaginales avant, pendant et après l’acte sexuel, font pour le partenaire l’élément cognitif de sa libido et de sa sexualité future à l’égard de cette femme. Cette information est mémorisée au niveau du rhinencé­phale, le cerveau qui contrôle la sexualité de façon impulsive, «animale»; celui-ci réagira positivement ou négativement dès la perception de ces odeurs, contrô­lant de façon réflexe pulsions, érections et sécrétions sexuelles.

Ces odeurs, associées au plaisir ou au déplaisir, influenceront donc par la suite la libido et la sexualité vis-à-vis de cette partenaire.

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