Notion anatomiques et fonctionnelles utiles:Oreille externe

> > Notion anatomiques et fonctionnelles utiles:Oreille externe ; écrit le: 24 mars 2013 par imen modifié le 2 mai 2018

Ce  chapitre décrit la structure de l’oreille et aborde sa physiologie et son innervation dans la mesure où cela est utile aux propos de cet ouvrage. J’ai limité le champ de l’exposé à ce qu’il est très important de savoir pour le praticien en insistant particulièrement en chemin sur les points ayant un intérêt  particulier en clinique. L’anatomie et la physiologie de l’oreille sont assez « compliquées pour une structure aussi petite du corps, mais la lecture de ces pages apportera des bases utiles pour les chapitres cliniques.

Oreille externe

Pavillon

L’oreille externe comprend le pavillon et le conduit auditif externe jusqu’au tym­pan, ce dernier n’étant pas inclus.

Le pavillon est composé de peau recouvrant une structure irrégulière de cartilage fibro-élastique ; il « recueille » le son et l’oriente vers le conduit. Avec celui-ci, il se comporte comme un résonateur qui amplifie légèrement les sons de basse fréquence. Il contribue aussi à localiser le son, en particulier en t (injonction avec l’autre oreille. L’innervation du pavillon provient pour sa face postérieure de la branche auriculaire du plexus cervical superficiel (issu des racines cervicales C3 et C2) et pour sa face antérieure de l’auriculo-temporal,branche du cinquième nerf crânien. La peau et les vaisseaux de la face externe du pavillon sont assez adhérents et fragiles, facilitant la constitution, en cas de traumatisme, d’hématomes pouvant évoluer vers l’oreille en « chou-fleur » en l’absence de traitement. La sensibilité du pavillon et plus particulièrement du lobule n’est pas très grande. Pour le vérifier, pincez-vous l’oreille et comparez la douleur avec celle provoquée par le même pincement ailleurs. Cette insen­sibilité relative facilite le perçage des lobules, mais malheureusement rend les gelures indolores.

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Conduit auditif externe

Le conduit auditif externe (CAE) est constitué d’un tiers externe cartilagineux et deux tiers internes osseux. La figure 3.2 montre ses rapports avec des struc­tures plus profondes. La longueur totale du conduit dépasse à peine trois centi­mètres du méat externe à la membrane tympanique. De dehors en dedans, le tiers externe est orienté légèrement en arrière, tandis que les deux tiers internes sont orientés en avant et en bas et présentent une bosse osseuse qui gêne la vision de la partie tout à fait antérieure de la membrane tympanique. À cause de cette courbure, la meilleure manière de redresser le conduit, comme par exemple pour instiller des gouttes, est de tirer le pavillon en arrière. La peau du conduit auditif externe change considérablement de dehors en dedans. Dans la partie externe, cartilagineuse, du CAE la peau est épaisse et comprend des poils et des glandes sébacées et cérumineuses. Ces trois éléments coexistent en tant qu’unités « apopilosébacées ». La peau qui tapisse les deux tiers internes osseux du CAE est très fine avec très peu ou pas de poils et pas de glandes, m.us elle est très innervée et très sensible au toucher, contrastant ainsi avec l.i peau du pavillon.

i es incisions de Duvernay et Santorini (solutions de continuité du cartilage «lu conduit externe) rendent possible la diffusion facile d’infections ou de pro- Iilemlions cellulaires en avant et en bas vers la glande parotide voisine. Ainsi, un patient souffrant d’une otite sévère peut développer une cellulite, voire une parotidite, en avant de l’oreille. Le tiers externe du conduit peut être très droit chez certains patients, rendant difficile un bon accès aux deux tiers internes et à la membrane tympanique. Cependant, ces individus ont habi- luellement un conduit osseux de calibre normal en profondeur. En général, le conduit auditif externe a environ 9 mm de hauteur et 7 mm de large (à cause de la bosse osseuse antérieure).

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Le CAE est innervé par des branches de quatre nerfs, le cinquième nerf crânien en avant, et les septième, neuvième et dixième nerfs crâniens. Ces n ois derniers, innervant la majeure partie du conduit, sont reliés au tronc cérébral par le nerf intermédiaire de Wrisberg et le nerf d’Arnold. Les relais du nerf d’Arnold près du noyau ambigu expliquent pourquoi l’irritation du conduit lors de son nettoyage peut, souvent, provoquer une toux réflexe.

Il est significatif que d’autres régions innervées par ces quatre nerfs crâniens puissent transmettre des douleurs attribuées par le patient à l’oreille. Parmi les exemples, on peut citer l’otalgie postamygdalectomie cheminant par le neuvième nerf crânien ou, plus grave, les otalgies liées à des cancers de l’amygdale, de l’hypopharynx ou de la région supraglottique du larynx relayées par les neuvième et dixième nerfs crâniens. Il y a plusieurs années, on m’avait adressé un patient dont la seule doléance était une douleur à l’oreille gauche, même pas influencée par la déglutition. À la laryngoscopie il avait un énorme épithélioma de l’hypopharynx gauche. Enfin, restons conscients que l’otalgie peut même parfois être liée à des organes thoraciques – des maladies cardiaques, pulmonaires, des gros vaisseaux ou de l’œsophage peuvent toutes déclencher une otalgie via le nerf vague du dixième nerf crânien.

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