Matériel et méthodes d’examen des oreilles:Matériel complémentaire

> > Matériel et méthodes d’examen des oreilles:Matériel complémentaire ; écrit le: 24 mars 2013 par imen

L’acquisition du matériel suivant peut notablement améliorer l’équipement à visée diagnostique du cabinet :

  • l’audioscope ;
  • le tympanomètre.

L’audioscope est un dispositif manuel utilisé pour évaluer l’audition. Cela ressemble à un otoscope par la taille et par la forme. Celui que je possède, breveté par Welch Allyn, peut tester l’audition aux fréquences 500 Hz, 1,2 et 4 kHz aux niveaux sonores de 20, 25 et 40 dB HL. Il nécessite un chargeur et doit être régulièrement recalibré par le fabricant, mais c’est un outil de dépis­tage très valable. Il est aussi utilisable comme otoscope pour examiner le tym­pan bien que l’orifice soit assez petit, son utilité principale étant de vérifier que le dispositif vise bien le tympan et non le conduit lors des mesures. On pourrait envisager d’avoir un audiomètre plus élaboré et plus cher au cabinet mais si un audiologiste est disponible, il est plus approprié de lui adresser le patient. Un tympanomètre est un appareil qui mesure la compliance de la mem- lu.ine tympanique et la pression dans l’oreille moyenne. Il trace une courbe uni peut indiquer la présence de liquide dans l’oreille moyenne, des anomalies île la pression témoignant d’un dysfonctionnement de la trompe d’Eustache ou des anomalies de la mobilité du tympan dues à des phénomènes cicatriciels ou à des anomalies de la chaîne ossiculaire. Il est particulièrement utile pour cxa miner les enfants, qui sont difficiles à examiner ou à évaluer audiométri- (|iiement. Une sonde à pression est placée dans l’entrée du conduit auditif externe, comme un spéculum, et les mesures de compliance sont prises très lapidement. Elles évaluent la mobilité du tympan avec beaucoup plus de sensibilité que l’otoscope pneumatique. En tant que spécialiste, j’aime vérifier mon impression clinique avec le « tympanogramme ». Les inconvénients du dispositif sont les difficultés à obtenir l’étanchéité entre sonde et conduit, des ci reurs de placement de la sonde ou des lectures faussées par la présence de cérumen dans le conduit. Nous reviendrons sur les courbes de tympanométrie , En définitive, les spécialistes ORL sont équipés de moyens d’examen direct du tympan qui étendent leur capacité bien au-delà de celles de la plupart des non-spécialistes. Grâce à l’usage d’une source de lumière frontale, ils peuvent utiliser les deux mains pour examiner une oreille – ou un nez ou une gorge par la même occasion. La lumière peut provenir d’une lampe frontale ou traditionnellement d’unmiroir frontal reflétant une source de lumière indirecte. Hn utilisant une lumière vive et directe, dans l’axe du regard, on devient capa­ble de voir « dans le tuyau » au fond d’espaces étroits et profonds. L’éclairage frontal permet au spécialiste d’utiliser une loupe avec son spéculum dans sa main non dominante. Des loupes demi-lunes permettent ainsi d’utiliser divers curettes, anses ou crochets pour ôter le cérumen ou les corps étrangers avec un meilleur contrôle visuel. Des pinces « alligator » ou des canules d’aspira­tion peuvent aussi être utilisés pour ôter débris et sécrétions. Des irrigations filiformes, des insufflations ou des instillations médicamenteuses peuvent aussi être réalisées. Tout cela exige plus de matériel, petit mais aussi plus lourd. Les pompes électriques et l’appareillage attenant occupent toute une console, ce qui prend de la place et coûte cher. Les équipements « lourds » de ce type sont disponibles chez différents fournisseurs de matériel ORL.

Résumé

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Il faut insister sur l’intérêt diagnostique de Yotoscope pneumatique. La mobilité du tympan est un facteur clé dans le diagnostic de rétraction tympanique, d’épanchement liquidien dans l’oreille moyenne ou de perforation de la membrane tympanique. Les diapasons, grâce aux tests de Rinne et de Weber, peuvent permettre de faire la différence entre hypoacousie de transmission (oreille externe ou moyenne) et de perception (oreille interne). L’utilisation de diapasons de différentes fréquences (associée au tic-tac de la montre et au frottement des doigts) peut compléter l’évalua­tion de l’audition, en particulier par comparaison entre l’audition du patient et celle du praticien. L’ablation de cérumen est souvent nécessaire et peut être facilitée par les cérumenolytiques du commerce, voire certains laxatifs. Des débris de toutes sortes dans le conduit auditif externe peuvent gêner le diagnostic et nécessiter un équipement plus sophistiqué, voire éventuellement de diriger le patient chez le spécialiste ORL. L’audioscope et le tympanomètre sont deux appareils que l’on peut avoir au cabinet pour mesurer l’audition et la pression dans l’oreille moyenne.

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