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Les traitements de la ménopause : surveiller sa santé

Vous êtes ici : » » Les traitements de la ménopause : surveiller sa santé ; écrit le: 21 mai 2013 par imen modifié le 30 octobre 2014

Les traitements de la ménopause : surveiller sa santé

Ménopause senté

La ménopause et ses désagréments sont une bonne occasion de faire un bilan de votre santé. Si vous ou votre conjoint êtes salariés, vous pouvez bénéficier du bilan gratuit offert tous les cinq ans aux assurés par la Sécurité sociale. Sinon, demandez à votre médecin traitant et à votre gynécologue de vous prescrire les différents examens du bilan.



Les données générales

Le médecin vous mesure (une diminution de taille serait un signe d’ostéoporose), vous pèse et prend votre pression artérielle (elle doit rester en dessous de 140/85 mm). Ces mesures de base doivent être effectuées chaque année si tout va bien, plus souvent en cas d’anomalie constatée.

Un électrocardiogramme (ECG) vérifie l’absence de risque coronarien décelable. Il peut être suivi d un electrocardio- gramme d’effort si vous présentez des signes d’insuffisance coronarienne. Comme chez les hommes, la surveillance du cœur et de la tension artérielle est essentielle, que vous soyez ou non sous traitement hor­monal. Une radiographie des poumons élimine toute tuberculose ou image sus- pecte de cancer (elle est indispensable si vous fumez).

Le bilan biologique de base

Son objectif est de détecter diverses anomalies de fonctionne­ment du métabolisme ou des signes d’alarme de maladies plus générales :

  • la numération-formule sanguine vérifie le nombre et la qualité des globules blancs et rouges ;
  • la vitesse de sédimentation s’élève en cas d’infection ou d’inflammation, comme c’est le cas dans les rhumatismes inflam­matoires, telle la polyarthrite ;
  • la glycémie à jeun, la glycémie après un repas et l’hémoglobine glycosylée sont les trois tests de dépistage du diabète de type II, dont la fréquence augmente sensiblement autour de la cin­quantaine ;
  • le bilan lipidique mesure le taux de cholestérol et de ses frac­tions HDL (fraction protectrice) et LDL (fraction dangereuse), ainsi que les triglycérides, dont la hausse peut être néfaste pour le cristallin des yeux ;
  • l’urée et la créatinine sont représentatives du fonctionnement des reins ;
  • les dosages sanguins et urinaires du calcium et du phosphore sont utiles pour détecter une décalcification ;
  • les dosages hormonaux peuvent apprécier l’état d’avancement de la ménopause et orienter le choix du traitement substitutif.

Le bilan gynécologique

Le médecin pratique un examen clinique manuel et visuel, puis peut prescrire divers examens complémentaires.

Le frottis cervico-vaginal recherche des cellules cancéreuses ou suspectes au niveau du col de l’utérus. Cet examen est bénin et indolore. Le médecin prélève quelques cellules du col de l’utérus à l’aide d’une spatule, les place entre deux lamelles de verre, et les envoie au laboratoire afin de détecter des cellules inflammatoires, suspectes de cancérisation ou déjà cancéreuses. On recommande de faire cet examen tous les trois ans en l’absence d’anomalie, plus souvent s’il existe un facteur de risque ou des cellules à sur­veiller (classe III sur le résultat).

La mammographie, dont l’objectif est de dépister un cancer du sein, est conseillée (et remboursée) tous les trois ans, ce qui est suffisant car ce cancer met en moyenne sept ans à se développer. Une échographie mammaire est effectuée en cas d’image suspecte. L’échographie pelvienne n’est pas un examen de dépistage systé­matique ; elle n’est pratiquée que si vous présentez un signe d’alarme d’une maladie de l’utérus, des trompes ou des ovaires. L’hystérographie (radiographie de l’utérus) est réservée aux besoins d’un diagnostic, de fibrome par exemple.

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