Les maladies de l’oreille : Quels types ou associations de signes évoquent…

> > Les maladies de l’oreille : Quels types ou associations de signes évoquent… ; écrit le: 24 avril 2012 par chiraz

Un contexte infectieux ?

On pourra noter au niveau de l’oreille : douleur, écoulement d’oreille pouvant faire l’objet d’un prélèvement, gonflement inflammatoire autour de l’oreille.

Sur le plan général : fièvre, inappétence, fatigue. La prise de sang montre une augmentation des globules blancs et de la vitesse de sédimentation.

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L’audiogramme montrerait une surdité de transmission et le scanner pourrait montrer des anomalies au niveau de l’oreille moyenne.

Un contexte neurologique ?

Des signes en faveur d’une atteinte de l’oreille interne : une baisse d’audition de type perception accompagnée de vertiges et éventuellement d’acouphènes.

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L’existence d’autres signes régionaux : paralysie faciale, diminution de la sensibilité de la face, mal de tête postérieur.

Il existe parfois d’autres signes neurologiques : faiblesse ou anesthésie d’un membre, troubles des réflexes, etc.

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Enfin, il existe des perturbations au niveau de l’audiogramme et des épreuves labyrinthiques.

 Un vertige périphérique ?

Il s’agit d’une grande crise vertigineuse rotatoire avec déséquilibre latéral et chute, associée à des vomissements, et parfois à des diarrhées.

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Il existe très souvent une baisse de l’audition avec sensation d’oreille pleine et acouphènes.

Le tout peut survenir dans un contexte infectieux, circulatoire ou psychoaffectif.

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L’examen vestibulaire donne des résultats harmonieux. Nystagmus et déviation segmentaire se font dans le même sens. L’imagerie médicale peut montrer des signes en rapport avec une infection, une fracture ou une tumeur.

 Un vertige central ?

Il s’agit de vertiges frustes, peu durables, survenant aux mouvements rapides de la tête. Il y a prédominance des troubles de l’équilibre mal latéralisés qui, eux, sont permanents. Il n’y a que peu ou pas de nausée ni de vomissements. Il n’y a pas de signes d’atteinte de l’oreille auditive.

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Le tout peut survenir dans un contexte vasculaire, tumoral ou neuro-dégénératif, avec d’autres atteintes neurologiques plus diffuses.

Les épreuves vestibulaires montrent des résultats discordants et le scanner ou l’IRM peuvent montrer une tumeur, un anévrisme, une zone d’atrophie, etc.

 Une surdité de transmission ?

Elle porte surtout sur les fréquences graves et peut s’associer à de l’autophonie.

S’il y a des bourdonnements, ils sont graves avec parfois des claquements d’oreille. Enfin, peuvent s’y associer douleurs d’oreille, écoulement ou tuméfaction inflammatoire.

L’audiogramme montre un écart entre courbe aérienne et courbe osseuse.

L’imagerie médicale montrera des signes en rapport avec la cause de cette baisse d’audition.

 Une surdité de perception ?

Il s’agit d’une baisse d’audition qui prédomine surtout sur les aigus, souvent associée à des sifflements, à des sensations d’oreille pleine sans autophonie, et éventuellement associée à des vertiges.

Il y a parfois des signes neurologiques associés : paralysie ou anesthésie de l’hémiface. L’audiogramme montrera une baisse des deux courbes, conduction aérienne/conduction osseuse, qui sont accolées.

L’imagerie ou les potentiels évoqués pourront préciser le siège de la cause : oreille interne ou nerf auditif.

 Des acouphènes objectifs ou justifiés ?

En tout premier lieu, l’existence d’une perception directe : spasmes des muscles de l’oreille ou souffle cervical retrouvés à l’auscultation.

Les circonstances de survenue très précises évoquent un mécanisme spécifique : mouchage ou bâillement pour un claquement de trompe d’Eustache, mastication pour un claquement d’articulation temporo-mandibulaire, déglutition pour un « clic » du voile.

La nature de l’acouphène : rythmé par la respiration (trompe d’Eustache béante) ou le pouls (malformation vasculaire).

A l’examen : le repérage d’une cause éventuelle, vide ou mauvais articulé dentaire, par exemple. L’évolution favorable après traitement de la cause invoquée.

Audiogramme et courbes de tympanométrie pourront montrer l’existence d’une trompe bouchée ou au contraire béante, ou d’un foyer d’otospongiose.

L’écho Doppler pourra montrer l’existence d’une malformation circulatoire au niveau du cou ou de l’oreille.

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