Les maladies de l’oreille : Les médicaments

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Des antibiotiques

Les antibiotiques sont utilisables contre les infections bactériennes de l’oreille à quelque niveau que ce soit ; rappelons en effet que les virus ne sont en aucun cas sensibles aux antibiotiques.

La hauteur du traitement antibiotique sera adaptée à la gravité de l’infection : antibiotique par la bouche en cas d’infection légère ; antibiotique en injections intramusculaires en cas d’infection sévère ; antibiotique en perfusion en milieu hospitalier en cas d’infection grave et/ou de complications (mastoïdite, septicémie ou autre).

Le type d’antibiotique sera adapté au germe causal, retrouvé soit sur les éléments de l’examen clinique, soit lors d’un prélèvement de pus qui donnera lieu à un antibiogramme.

La gravité potentielle des infections de l’oreille est liée :

–    au milieu osseux du rocher qui limite la diffusion des antibiotiques et peut lui- même s’infecter ;

–    à des germes parfois résistants aux antibiotiques de par leur nature propre : staphylocoque, proteus, pyocyanique, ou à cause de traitements antibiotiques répétés mal adaptés, trop courts ou à des doses trop faibles.

Des anti-inflammatoires et de la cortisone

En suppositoires ou en gouttes chez les enfants, en comprimés ou en piqûres chez les adultes, ces deux types de médicaments sont prescrits pour des durées de temps limitées, huit à dix jours environ, et dans des cas bien particuliers :

–    en cas d’otite hyperdouloureuse ;

–    en cas de rétention séreuse ou purulente, afin d’en permettre l’évacuation.

Les antibiotiques y seront souvent associés, et toujours en cas de cortisone, pour

éviter la diffusion d’une éventuelle infection.

Pour cette durée de temps qui est limitée, régime sans sel et arrêt progressif de la cortisone sont inutiles.

Des médicaments antiallergiques peuvent être associés avec l’un ou l’autre de ces précédents médicaments, en cas de blocage de trompe d’Eustache survenant dans un contexte allergique.

Des médicaments antidouleur

Ils sont d’un emploi assez fréquent en matière d’infection ou d’inflammation de l’oreille qui sont, comme nous l’avons déjà vu, volontiers douloureuses.

Dans un premier temps, on peut employer les antalgiques dits de palier 1, c’est- à-dire essentiellement l’aspirine et surtout les différentes formes de paracétamol ou plus rarement phénacétine, en comprimés, sachets, sirops ou suppositoires. Si la douleur est insuffisamment maîtrisée, le paracétamol peut être potentialisé par l’adjonction de codéine, les deux étant souvent combinés dans le même médicament pour les adultes ou sous forme de sirop codéiné pour les enfants, ce dernier à des doses très précises, bien entendu, et pendant un temps le plus court possible.

D’autres antidouleur de palier 2 comme le tramadol peuvent être utilisés en comprimés longue durée lors de douleurs prolongées ou de névralgies de l’oreille.

Une douleur de type névralgie ou assimilée peut être traitée par des médicaments antiépileptiques à faibles doses répétées dans la journée. Ce traitement a pour effet de calmer l’irritabilité des fibres nerveuses sensitives.

Des médicaments contre la fièvre

Globalement, les médicaments destinés à lutter contre la fièvre sont les mêmes que les antidouleur de classe 1 : aspirine et paracétamol essentiellement, sous quelque forme que ce soit. Toutefois, la fièvre est un phénomène naturel de défense de l’organisme et elle n’est pas toujours à combattre :

–    au-dessous de 38 °C : il n’y a pas de médicament à donner ;

–    de 38 à 39 °C : il faut donner de l’aspirine, sauf s’il y a risque de saignement, ou du paracétamol et, chez les enfants, alléger l’habillement ;

–    au-dessus de 39 °C, surtout chez les petits enfants, il faut d’une part donner des bains tièdes pour éviter la déshydratation et, chez ceux qui ont tendance à faire des convulsions, ajouter des petites doses de Gardénal ou d’antiépileptique.

Des médicaments circulatoires

Ces médicaments sont faits pour pallier les insuffisances de la circulation sanguine et ses conséquences.

Certains jouent sur le contenant : ils ont un effet dilatateur des vaisseaux par relâchement de la musculature des artérioles, ce qui lève le spasme circulatoire.

D’autres jouent sur le contenu : ils augmentent la fluidité du sang circulant en diminuant la propriété d’agrégation des plaquettes sanguines (c’est le cas de l’aspirine à faibles doses), ou en facilitant l’écoulement des globules rouges. On en rapproche la dilution du sang par perfusion employée en milieu hospitalier.

Enfin, certains ont une action sur les conséquences de la diminution circulatoire sur la cellule nerveuse à tous les niveaux des voies auditives : ils augmentent l’oxygénation tissulaire et stimulent le métabolisme cellulaire. On en rapproche le traitement d’oxygène sous pression employé en milieu hospitalier.

Ces différents types de traitement peuvent d’ailleurs être entrepris simultanément pour avoir un effet complémentaire favorable.

Des mucolytiques

Les mucolytiques ou mucorégulateurs ont pour but et effet de régulariser ou fluidifier la production des sécrétions par les muqueuses du nez, des sinus, des trompes d’Eustache et de rendre ces mêmes sécrétions moins épaisses et plus fluides ; elles peuvent donc être plus facilement évacuées, d’autant plus qu’il existe souvent dans ces cas un élément de bronchite sécrétant surajouté.

Dans le cadre des maladies de l’oreille, les mucolytiques auront surtout pour but d’éviter l’engorgement de la trompe d’Eustache par les sécrétions venant des muqueuses rhino-sinusiennes, ou bien de fluidifier un liquide stagnant à l’intérieur des cavités de l’oreille moyenne pour permettre une évacuation plus facile par l’in­termédiaire de la trompe d’Eustache dans l’arrière-gorge.

Des vitamines

Un bon équilibre vitaminique est nécessaire pour la santé. Dans le cas des maladies de l’oreille, on insistera tout particulièrement sur :

– la vitamine A qui a un effet protecteur des muqueuses au niveau du nez, des sinus, des trompes d’Eustache ; elle est souvent associée au soufre ;

–    la vitamine D, souvent associée au calcium (en effet, un déficit de ces deux éléments donne une fragilité du terrain général, surtout chez l’enfant) ;

–    les vitamines du groupe B (B1 et B6), souvent associées au magnésium, qui ont un rôle important dans le métabolisme et le bon fonctionnement de la fibre nerveuse.

Et l’on rapprochera de ces actions vitaminiques le fer, dont l’action combat la fatigue et les infections répétitives.

Des médicaments antivertiges

Les médicaments employés en cas de vertiges sont de deux types :

–    ceux que l’on prend en urgence, en cas de crise de vertiges, en intraveineux puis ensuite par la bouche ; ils calment et estompent la sensation vertigineuse : c’est l’aspirine du vertige. Mais ils n’ont aucunement la prétention de soigner la cause du vertige et doivent être arrêtés sitôt l’épisode passé ;

–    les antivertigineux de fond, qui, eux. traitent la cause du vertige : médicaments circulatoires que nous avons déjà vus et aussi bêtahistine ou glycérol qui ont pour but de faire baisser la pression dans la vésicule de l’oreille interne. Ces médicaments sont aussi employés dans certains cas de surdité d’oreille interne fluctuante.

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Vidéo : Les maladies de l’oreille : Les médicaments

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