Les formes particulières d’hypertension artérielle

> > Les formes particulières d’hypertension artérielle ; écrit le: 16 décembre 2011 par La rédaction

L’hypertension de l’enfant

Les valeurs normales de la pression artérielle et, par conséquent, le seuil à partir duquel on parle d’hypertension ne sont pas les mêmes que chez l’adulte.
L’hypertension de l’enfant est le plus souvent associée à une malformation (rétrécissement de l’aorte ou d’une artère rénale), à une maladie des reins ou des glandes surrénales ou encore à une anomalie congénitale du métabolisme. Un bilan complet est nécessaire lorsqu’on ignore la cause de l’hypertension.
Le traitement médicamenteux est peu différent de celui de l’adulte. Si aucune cause curable n’a été identifiée (rétrécissement de l’aorte thoracique, par exemple, que l’on peut dilater), les médicaments doivent souvent être prescrits à vie.
La mesure de la pression artérielle nécessite un brassard adapté à la taille du bras de l’enfant.

L’hypertension de la femme enceinte

La pression artérielle s’abaisse normalement au cours de la grossesse, mais 1 femme sur 10 environ présente une hypertension dite gravidique, définie comme pour les valeurs de l’adulte par une pression artérielle supérieure à 14/9 cmHg.
Cette hypertension, qui peut être préexistante ou survenir au cours de la grossesse, est habituellement banale. Cependant, dans environ 10 % des cas, elle correspond à un état pathologique beau¬coup plus grave tant pour l’enfant que pour la mère : la prééclampsie, ou toxémie gravidique.

La prééclampsie

Cette complication de la grossesse est due à une anomalie du développement du placenta qui reten¬tit sur l’organisme maternel, en particulier sur les reins. Elle se caractérise par la présence après la 20e semaine d’aménorrhée d’une pression artérielle supérieure à 14/9 cmHg et d’une protéinu- rie (présence de protéines dans l’urine) supérieure à 0,3 g sur 24 heures.
Dans les formes graves, la prééclampsie s’accompagne d’œdèmes diffus (bouffissure du visage, des mains…) et d’un arrêt de la croissance fœtale. Le risque principal est l’éclampsie.
Précédée par des maux de tête, des bourdonnements d’oreilles et des douleurs abdominales, cette affection grave se manifeste par des convulsions semblables à celles d’une crise d’épilepsie associées à une poussée de pression artérielle. En l’absence de traitement, 1 eclampsie peut mettre en jeu la vie de la mère et celle de l’enfant.
D’ordinaire, la pression artérielle se normalise après l’accouchement. Cependant, chez les femmes qui ont présenté une prééclampsie, le risque de développer une hypertension chronique dans les années qui suivent est assez élevé.

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