Les examens des analyses biologiques faits en laboratoire :

> > Les examens des analyses biologiques faits en laboratoire : ; écrit le: 14 février 2013 par Sameh

Le prélèvement de gorge :

Autrefois, on faisait un prélèvement au laboratoire qui analysait le prélèvement, et effectuait un antibiogramme en cas de positivité. Cela prenait plusieurs jours pour obtenir le résultat.

Il existe maintenant des tests fiables qui permettent en quelques minutes de savoir si l’angine que vous présentez est bactérienne (c’est-à-dire nécessite un antibiotique) ou virale (c’est-à-dire ne nécessite aucun antibiotique).

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L’examen cytobactériologique des crachats :

Il est très comparable à son homologue urinaire l’ECBU.

Il recherche :

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–              la présence des globules blancs (leucocytes) : la normale est inférieure à 10 par champ. Il s’agit d’un champ d’observation au microscope effectué avec un objectif 40. La présence d’un nombre élevé de globules blancs, surtout s’ils sont altérés, oriente d’emblée vers une infection.

–              la présence de cellules épithéliales : la normale est inférieure à 10 par champ.

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–              l’examen direct au microscope est à la recherche de germes visibles.

–              une mise en culture des crachats pour rechercher la présence de germes et les identifier. Car il y a des germes plus virulents que d’autres, les traitements seront alors adaptés au germe.

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–              en cas de présence de germes, élaboration d’un antibiogramme, c’est-à-dire la recherche des antibiotiques auxquels le germe est sensible.

Le frottis cervico-vaginal :

Les femmes le connaissent bien. Il consiste en un prélèvement par frottement de la glaire et des cellules superficielles du col de l’utérus. On y étudie la présence de cellules anormales (dysplasie : transformation cellulaire pouvant devenir cancéreuse), de signes d’infections virales, bactériennes ou mycosiques. On distingue classiquement plusieurs stades :

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1.            Normal.

2.            Inflammatoire simple, qui peut être dû à une infection, une irritation, un déséquilibre hormonal.

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3.            Des modifications bénignes retrouvées dans les cellules prélevées, mais qui demeurent dans la normalité.

4.            Des modifications importantes des cellules pouvant évoquer le développement d’un cancer.

Actuellement, on effectue en plus une recherche systématique de Papillomavirus, un virus particulier responsable de cancérisation s’il persiste longtemps (plusieurs années semble-t-il).

Le prélèvement de moelle osseuse :

Il est réalisé par ponction au niveau du sternum, ou prélèvement d’une « carotte » au niveau de l’os du bassin. Cet examen effectué lorsque l’on constate des anomalies au niveau de la prise de sang (NFS surtout) permet de vérifier le bon fonctionnement de la moelle osseuse, lieu de fabrication des éléments du sang: globules blancs et rouges, plaquettes… On recherche aussi des anomalies dans la fabrication d’une ou plusieurs lignées sanguines, comme en cas de leucémie, lymphomes… Cet examen est effectué dans un contexte hospitalier.

Les prélèvements de divers tissus :

Par exemple, prélèvement de ganglion hypertrophié (gros), de lésion cutanée traînante (grain de beauté, tache, tubérosité), de lésion vue au cours d’une fibroscopie et biopsiée, de prélèvement de foie ou d’os en cas d’anomalie de ces organes sur la prise de sang, de lésion infectée. Les recherches de laboratoires seront principalement de deux ordres : recherche de germes (bactérie, virus…) avec antibiogramme dans ce cas et étude de l’histologie du tissu prélevé (aspect des cellules, éléments anormaux, transformation…) permettant de porter un diagnostic. Quelquefois, on peut aller jusqu’à faire une étude génétique de la lésion ou/et une recherche de récepteurs membranaires présents sur les cellules de la tumeur comme les récepteurs aux œstrogènes en cas de cancer du sein.

Les tests cutanés aux différents allergènes :

Cet examen sera effectué par un allergologue qui fera une première sélection des allergènes possibles selon l’interrogatoire qu’il aura effectué. Ensuite, le principe est d’injecter en sous cutané une goutte de l’allergène soupçonné et de regarder la réaction cutanée en regard quelques jours plus tard : pas de réaction signifie pas d’allergie ; sinon l’allergie sera d’autant plus marquée que la réaction sera forte.

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