Les dangers du soleil

> > Les dangers du soleil ; écrit le: 14 novembre 2011 par La rédaction modifié le 13 février 2015

Introduction

Le soleil a joué un rôle important dans la création de vie sur terre et joue encore un rôle dans l’équilibre de la nature. L’homme comme la plupart des espèces vivant sur terre vie au rythme du soleil qui a une influence sur sa santé.
En s’exposant au soleil le corps humain va fabriquer la vitamine D indispensable pour la croissance des os surtout chez les enfants et la fixation de calcium sur les os. En plus le soleil augmente la résistance de la peau contre les contraintes physiques, en plus de son rôle anti-inflammatoire.
Quelques minutes par jour suffisent à profiter de ses bienfaits. Au-delà, le soleil peut être néfaste pour la santé et peut provoquer de graves dommages allant du vieillissement prématuré de la peau (rides, tâches brunes) au développement des cancers cutané. En plus des attentes oculaires. Ce danger vient des rayons ultraviolet et même infrarouge émis par le soleil.

UV : ce qu’il faut savoir des rayonnements ultraviolets (UV) ?

Il existe trois types de rayonnements UV, qui se distinguent par leur intensité, leur longueur d’onde et leur capacité à pénétrer la peau plus ou moins profondément : les UVA (ils représentent 95% des UV qui arrivent à la surface de la terre), les UVB (seulement 5% atteignent la surface de la terre) et les UVC qui sont filtrés par la couche d’ozone.

Au soleil, notre peau est donc exposée aux UVA et aux UVB, qui ont des pénétrations et des effets cutanés différents. Les UVB sont des rayons solaires très puissants et sont les principaux responsables des coups de soleil. Les UVA n’ont pas d’effet visible immédiat mais sont aussi dangereux car ils pénètrent la peau plus en profondeur. Ils sont notamment responsables du vieillissement prématuré de la peau.
Alors que l’on croyait auparavant que seuls les rayons UV très énergétiques (UVB) provoquaient des cancers de la peau, on sait aujourd’hui que les UV moins énergétiques (UVA) y contribuent autant, et dans certaines conditions davantage.

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Comment l’exposition aux UV favorise-t-elle les cancers de la peau ?

Bien que le lien de causalité entre l’action des UV et le développement des cancers de la peau soit clairement démontré, les mécanismes expliquant ce lien ne sont pas encore connus avec précision.

Les UV arrivant sur la peau sont les UVB et les UVA, qui provoquent chacun à leur façon des effets néfastes sur les cellules cutanées. Les UVB, en pénétrant dans la peau, agissent par un mécanisme direct en induisant des mutations au niveau des gènes des cellules. Les UVA agissent quant à eux principalement par un mécanisme indirect en induisant la libération de radicaux libres qui altèrent les membranes cellulaires et les noyaux.
La peau dispose de systèmes de défense contre ces effets : elle s’épaissit et fabrique un pigment, la mélanine (à partir des cellules mélanocytes), qui filtre en partie les rayonnements UV et colore le teint. C’est le bronzage. Les grains de mélanine permettent ainsi partiellement de protéger le matériel génétique des cellules de la peau des UVB et d’absorber les radicaux libres générés dans les cellules par les UVA. Mais cette protection « naturelle » contre les effets nocifs des UV reste superficielle car elle ne filtre qu’une partie des UV.
Les agressions répétées des UV au fur et à mesure des expositions solaires engendrent donc des altérations des cellules de la peau et endommagent l’ADN. Heureusement, les cellules de la peau disposent de mécanismes d’adaptation qui lui permettent de réparer les dommages qu’elles subissent (systèmes enzymatiques). Mais cette capacité naturelle de réparation (que l’on appelle généralement « capital solaire ») n’est pas inépuisable. Nous disposons tous d’un capital solaire qui défini le temps d’exposition maximal auquel nous avons droit pour toute notre vie. Ce temps varie bien sûr beaucoup d’une peau à l’autre, mais avant l’âge de 18 ans, nous avons tous déjà reçu en moyenne 60 à 80 % de la dose d’ensoleillement à laquelle nous avons droit pour toute notre vie ! Un chiffre qui s’explique par la durée plus importante d’exposition des enfants au soleil, en comparaison aux adultes, plus souvent enfermés.
En cas d’expositions brutales et répétées, la peau ne parvient plus à se défendre contre les dégâts causés par la dose d’ultraviolets qu’elle reçoit. Ainsi, lorsque les cellules endommagées ne sont plus réparées correctement, des mutations (erreurs dans les gènes) apparaissent entraîner la transformation cancéreuse de la cellule.
Une protection solaire efficace est donc indispensable pour diminuer la pénétration des rayons UV dans la peau et donc les dommages induits sur l’ADN des cellules cutanées. Elle préserve notre « capital solaire ».

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Etant tous égaux face au soleil ?

Vous avez la peau claire, les cheveux roux ou blonds, les yeux clairs et vous bronzez difficilement ?

  • Vous avez de nombreux grains de beauté (plus de 50) ?
  • Vous avez des grains de beauté congénitaux (présents dès la naissance) ou atypiques (larges, irréguliers) ?
  • Vous avez des antécédents familiaux de mélanome ?

Dans chacun de ces cas, vous êtes particulièrement fragile. Soyez donc très prudent au soleil. Pensez aussi à surveillez votre peau et faites-la examiner régulièrement : une tâche ou un grain de beauté qui change d’aspect rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur) est un signe d’alerte. Parlez-en avec votre médecin traitant ou votre dermatologue.

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Ce qu’il faut prendre en compte:

Les antécédents familiaux

5 à 10% des cas de mélanome sont liés à des caractéristiques génétiques : on estime que le risque est multiplié par 2 ou 3 si un parent de premier degré (parents-enfants, frères-sœurs) a eu un mélanome.
C’est pourquoi les membres d’une famille déjà touchée par un mélanome doivent être très vigilants au soleil et faire surveiller leur peau systématiquement.

Le type de peau

Nous ne sommes pas égaux devant les effets du soleil. Les personnes à peau claire ont davantage de risques de cancer cutané lors de l’exposition au soleil en raison de leur absence relative de pigmentation. Mais attention ! Une peau foncée est également sensible aux effets nocifs des UV, même si elle possède davantage de pigments protecteurs.

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Il est donc important de savoir quel est son type de peau pour moduler en conséquence la durée d’exposition et les mesures de protection : on parle de « phototype ». C’est une catégorisation des types de peaux vis-à-vis de leur sensibilité au rayonnement ultraviolet.
Le phototype permet d’estimer le risque lié à l’exposition solaire pour chaque type de peau et de déterminer l’importance des protections nécessaires.

6 phototypes, correspondant à 6 types de peaux et couleurs de cheveux, ont été identifiés : plus le phototype est faible, plus le sujet doit se protéger du soleil.

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Phototype I Peau extrêmementblanche, cheveux blonds ou roux, yeux bleus/verts Brûle facilement,ne bronze jamais
Phototype II Peau claire, cheveux blonds roux à châtains, yeux verts/bruns Brûle facilement,bronze à peine
Phototype III Peau moyenne,cheveux châtains à bruns, yeux bruns Brûle modérément,bronze graduellement
Phototype IV Peau mâte, cheveux bruns/noirs, yeux bruns/noirs Brûle à peine, bronze toujours bien
Phototype V Peau brun fonc&eacute,cheveux noirs,yeux noirs Brûle rarement,bronze beaucoup
Phototype VI Peau noire, cheveux noirs,yeux noirs Ne brule pas

Le nombre de grains de beauté

La présence de nombreux grains de beauté (naevi pigmentaires) sur le corps est un facteur de risque important : un nombre de 50 naevi ou plus, mesurant plus de 2 mm, multiplie le risque par 4 ou 5. La présence de naevi atypiques (larges, irréguliers) ou de naevi congénitaux (présents dès la naissance) augmente également le risque de mélanome.

Soleil : attention la peau !

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Cancer de la peau

Lorsque le mélanome est détecté assez tôt, il peut la plupart du temps être guéri. Le traitement consiste alors à retirer la lésion sous anesthésie locale (exérèse). Mais diagnostiqué tardivement, il est souvent mortel car il s’étend rapidement à d’autres parties du corps et les traitements existants sont alors peu efficaces.
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Comment surveiller on notre peau ?

Dépistés tôt, les cancers de la peau sont généralement faciles à traiter ; mais pris tardivement, ils peuvent être redoutables. C’est le cas pour le mélanome. La détection précoce est donc la meilleure chance de guérison : apprenez à surveiller votre peau et consultez au moindre doute.
Lorsque le mélanome est détecté assez tôt à un stade peu développé, il peut la plupart du temps être guéri. Le traitement consiste alors à retirer la lésion sous anesthésie locale.
En revanche, diagnostiqué tardivement, le mélanome est souvent mortel car il s’étend rapidement à d’autres parties du corps (diffusion de métastases). Les traitements sont alors peu efficaces. C’est pourquoi l’auto-examen de la peau et le dépistage sont essentiels, tout particulièrement si vous êtes « sujet à risque ».

La règle ABCDE

Pour repérer les signes suspects dès leur apparition, pratiquez régulièrement (environ trois fois par an) un auto-examen de votre peau, en observant bien toutes les parties du corps de la tête aux pieds. Plus vous serez familiers avec votre peau, plus il vous sera facile de repérer de nouvelles tâches pigmentées ou des changements dans vos grains de beauté.

Le principal problème est de savoir distinguer un mélanome (malin) d’un simple grain de beauté (bénin). Pour vous aider, la « règle ABCDE » permet de mémoriser les signes qui doivent alerter :

Acomme Asymétrie : forme non circulaire, avec deux moitiésqui ne se ressemblent pas.
Bcomme Bords irréguliers : bords dentelés, mal délimités, avec parfois une extension du pigment sur la peau autour de la tâche
Ccomme Couleur non homogène : présence de plusieurs couleurs(noir, marron, rouge, blanc, bleu).
Dcomme Diamètre : diamètre en augmentation, en généralsupérieur à 6 mm.
Ecomme Evolution : toute tache pigmentée qui change d’aspect rapidement (forme,taille, épaisseur, couleur) est un signe d’alerte.

La présence d’un ou plusieurs de ces critères ne signifie pas forcément que vous avez un mélanome, mais ne doit jamais être ignorée : au moindre doute, demandez un avis médical sans attendre.

Le dépistage : un examen simple et indolore

Le dépistage des cancers de la peau est un examen clinique simple, que les dermatologues pratiquent tous les jours dans leur cabinet. Il consiste à examiner visuellement l’ensemble de la peau et à repérer les tâches ou grains de beauté pouvant faire suspecter un cancer. Le dermatologue utilise un dermatoscope, sorte de loupe éclairante et très grossissante qui permet de voir à travers la première épaisseur de l’épiderme. S’il repère une tâche ou un grain de beauté suspect, il peut alors décider s’il faut simplement le surveiller ou bien le retirer et le faire analyser.
Parlez-en avec votre médecin traitant ou votre dermatologue : il vous aidera à évaluer votre risque et vous conseillera sur la fréquence appropriée de vos examens de dépistage.

Soleil : attention les yeux !

Les effets du soleil sur les yeux sont beaucoup plus sournois que celle de la peau. La sensation la plus immédiate est l’éblouissement dû à la lumière. Le danger principal vient aussi des rayons solaires : les rayons ultraviolets, et les infrarouges. Les infrarouges ont un effet immédiat : on a une impression de chaleur au niveau des yeux, et même de brûlure. Les ultraviolets, eux, ont des conséquences plus tardives.
Tout comme la peau, les yeux ont le pouvoir de renouveler leurs cellules en permanence, en réponse aux agressions lumineuses. Mais leur “capital soleil” est limité.
Pour les paupières, les coups de soleil peuvent donner des mélanomes, de graves cancers de la peau.
Des inflammations et des conjonctivites sont également fréquentes sur le blanc de l’œil ou les conjonctives.
Après une ou deux heures d’exposition au soleil sans protection, la cornée souffre et des blessures, appelées ulcérations, apparaissent. Ce sont des kératites qui peuvent devenir permanentes si elles ne sont pas soignées. De plus, une cataracte risque de se développer plus rapidement : le cristallin s’opacifie, ce qui peut entraîner une cécité.
Quant à la rétine, elle a beaucoup plus de risques de s’abîmer. C’est la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA). La vue baisse progressivement, sans que l’on puisse faire quelque chose.

La prévention

5 règles à respectées pour bien protéger sa peau des effets néfaste du soleil !

« Le soleil mode d’emploi » C’est quoi ?

Adopter le « soleil mode d’emploi », c’est refuser «  la Toast attitude » qui consiste à se « cramer » comme un toast et à se faire griller au soleil!
L’objet est donc de rappeler que la crème solaire ne suffit pas, mais que seule la combinaison d’un ensemble de précautions garantit une protection efficace.
Une règle importante à tenir en considération « Eviter le soleil de 12 à 16 h !» cette période ou le soleil est la plus méchante sur la santé !
Cette mesure doit être respectée non seulement à la plage, mais aussi dans toutes les activités de plein air que l’on peut être amené à pratiquer.

Recherche l’ombre !

Pour toutes vos activités de plein air, ayez le reflex de chercher les endroits ombragés.
A la plage, le parasol est utile mais il ne vous protège pas entièrement du fait de la réverbération des rayons du soleil sur le sable.

Couvrez vous !

  • Conservez le plus souvent possible des vêtements légers. Ils filtrent bien les rayons UV et constituent la meilleure protection contre le soleil.
  • Mettez un chapeau à bords assez larges pour protéger les yeux, le visage, les oreilles et le cou.
  • Porter des lunettes de soleil avec filtre anti-UV (norme CE) et montres enveloppantes.

Renouvelez souvent !

  • Appliquez une couche suffisante de crème solaire sur toutes les parties du corps non couvertes par les vêtements.
  • Choisissez un produit actif à la fois vis-à-vis des UVB et des UVA.
  • Privilégiez les indices de protection élevés (FPS 30 minimum)
  • Renouvelez l’application toutes les 2 heures environ, car l’efficacité diminue avec la transpiration, les baignades, l’activité physique et l’intensité solaire.

Sans oublier que la peau jeune = peau fragile !

Les enfants et les adolescents sont les plus fragiles. Jusqu’à la puberté, leur peau n’est pas armée pour se défendre contre les rayons UV.
C’est pourquoi les coups de soleil et les expositions répétées avant l’âge de 15 ans sont une cause majeure du développement de mélanomes à l’âge adulte.
Les 4 conseils précédents sont donc impératifs pour les enfants et les adolescents. Quant aux bébés, il ne faut pas les exposer du tout.

Vidéo :  Les dangers du soleil

Vidéo démonstrative sur tout savoir sur: Les dangers du soleil

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