L’embolie pulmonaire


L’embolie pulmonaire est l’obstruction brutale d’une artère pulmonaire ou de l’une de ses branches, le plus souvent par un caillot de sang venu des veines des jambes. C’est une urgence médicale, potentiellement grave, qui se soigne efficacement lorsqu’elle est reconnue à temps.
Définition : une complication de la phlébite
Dans la grande majorité des cas, le caillot se forme dans une veine profonde des membres inférieurs ou du bassin : c’est la thrombose veineuse profonde, ou phlébite. Un fragment se détache, remonte par la veine cave inférieure, traverse le cœur droit et vient se bloquer dans les artères des poumons. Phlébite et embolie pulmonaire forment ensemble la maladie thromboembolique veineuse. Plus rarement, l’obstruction est causée par de la graisse, de l’air ou du liquide amniotique.
Les facteurs de risque
- une chirurgie récente, en particulier orthopédique (hanche, genou) ;
- une immobilisation prolongée : alitement, plâtre, long voyage assis ;
- un cancer et certains de ses traitements ;
- la grossesse et les semaines qui suivent l’accouchement ;
- la contraception ou les traitements hormonaux contenant des œstrogènes ;
- des antécédents de phlébite ou d’embolie, une anomalie de la coagulation ;
- l’âge, l’obésité, le tabagisme.
Les symptômes qui doivent alerter
- un essoufflement d’apparition brutale ou inexpliquée ;
- une douleur dans la poitrine, souvent augmentée par la respiration ;
- un cœur qui bat vite, une toux, parfois des crachats de sang ;
- un malaise ou une perte de connaissance dans les formes graves ;
- parfois, une jambe gonflée, chaude et douloureuse, signe de la phlébite d’origine.
Devant ces signes, il faut appeler immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Le diagnostic
Le médecin évalue d’abord la probabilité de l’embolie à l’aide de scores cliniques. Un dosage sanguin des D-dimères, lorsqu’il est normal chez un patient à faible probabilité, permet d’écarter le diagnostic. Sinon, l’examen de référence est l’angioscanner thoracique, qui montre les caillots dans les artères pulmonaires. La scintigraphie pulmonaire et l’échographie-doppler des veines des jambes sont d’autres examens utiles.
Le traitement
Le traitement repose sur les anticoagulants, qui empêchent le caillot de grossir et de nouveaux caillots de se former, le temps que l’organisme dissolve celui qui est en place. Leur durée dépend de la cause et du risque de récidive ; elle est fixée par le médecin. Dans les formes graves, avec retentissement important sur le cœur, un traitement destiné à dissoudre rapidement le caillot (thrombolyse) ou une intervention peut être nécessaire.
Anatomie et prévention
Pour comprendre la circulation pulmonaire, on pourra consulter :
La prévention passe par le lever précoce après une opération, des anticoagulants préventifs dans les situations à risque, le port de bas de contention lorsqu’il est prescrit, et, lors des longs voyages, des mouvements réguliers des jambes et une bonne hydratation.


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