Ganglion

Un ganglion est, en anatomie, un petit renflement situé sur le trajet d’un vaisseau lymphatique ou d’un nerf. Dans le langage courant, le mot désigne presque toujours le ganglion lymphatique, petit organe de défense de l’organisme que l’on peut parfois sentir sous la peau du cou, des aisselles ou de l’aine. Il existe aussi des ganglions nerveux, et l’on appelle également « ganglion » un kyste bénin du poignet.
Les ganglions lymphatiques
Les ganglions lymphatiques, que la nomenclature anatomique actuelle appelle « nœuds lymphatiques », sont de petits organes arrondis ou en forme de haricot, mesurant le plus souvent de quelques millimètres à un centimètre. Ils sont répartis sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, qui recueillent la lymphe, liquide issu du plasma sanguin ayant baigné les tissus.
Ils jouent le rôle de filtres et de centres de défense. La lymphe y traverse un réseau riche en globules blancs, les lymphocytes B et T, qui reconnaissent les microbes, les cellules anormales ou les substances étrangères et déclenchent la réponse immunitaire. Les ganglions sont regroupés en chaînes : dans le cou (voir Ganglion cervical), sous les aisselles, dans les plis de l’aine, mais aussi en profondeur dans le thorax et l’abdomen.
Pourquoi un ganglion grossit-il ?
Lorsqu’un ganglion lutte contre une infection proche, ses cellules se multiplient et il augmente de volume : il peut alors devenir palpable et sensible. C’est le cas, très fréquent, lors d’une angine, d’une infection dentaire ou d’une plaie infectée. Ce gonflement disparaît généralement dans les semaines qui suivent la guérison. Plus rarement, l’augmentation de volume, appelée adénopathie, est liée à une maladie générale, à une maladie du sang ou à un cancer. Pour en savoir plus : Pourquoi les ganglions grossissent-ils parfois ? et Que faire quand un ganglion grossit ?
Il est recommandé de consulter un médecin lorsqu’un ganglion persiste au-delà de quelques semaines, continue de grossir, est dur ou fixé sous la peau, ou s’accompagne de fièvre prolongée, de sueurs nocturnes, de fatigue ou d’un amaigrissement inexpliqué. Seul un examen permet d’en déterminer la cause.
Le ganglion sentinelle
En cancérologie, le ganglion sentinelle est le premier ganglion qui reçoit la lymphe venant d’une tumeur. S’il ne contient pas de cellules cancéreuses, il est peu probable que les autres ganglions de la région soient atteints. Pour le repérer, on injecte près de la tumeur un colorant ou un traceur faiblement radioactif ; pendant l’opération, le chirurgien le localise, au besoin à l’aide d’une petite sonde de détection, et le prélève pour analyse. Cette technique, utilisée notamment pour certains cancers du sein et les mélanomes, permet d’éviter des curages ganglionnaires plus étendus. Voir : Ganglion sentinelle.
Les ganglions nerveux et le « ganglion » du poignet
Un ganglion nerveux est un amas de corps cellulaires de neurones situé en dehors du cerveau et de la moelle épinière. Les ganglions spinaux, placés sur les racines des nerfs rachidiens, contiennent les neurones de la sensibilité ; d’autres ganglions relaient le système nerveux autonome, comme le ganglion ciliaire, lié à l’œil, ou le ganglion otique, lié à la glande parotide.
Enfin, on appelle couramment « ganglion » un kyste synovial : une petite boule remplie d’un liquide épais, qui se forme le plus souvent sur le dos du poignet à partir d’une articulation ou d’une gaine de tendon. Il est bénin et sans rapport avec le système lymphatique.


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