Anatomie ganglion otique: ganglion otique
Le ganglion otique est un petit ganglion nerveux du système parasympathique, situé sous la base du crâne, qui commande la sécrétion de salive par la glande parotide. Son nom latin est ganglion oticum (en anglais otic ganglion) ; on l’appelle aussi ganglion d’Arnold. Il fait partie des quatre ganglions parasympathiques de la tête, avec les ganglions ciliaire, ptérygopalatin et submandibulaire.
Situation et description
Le ganglion otique est un petit corpuscule aplati, de quelques millimètres, situé dans la fosse infratemporale, juste au-dessous du foramen ovale. Il est accolé à la face médiale du nerf mandibulaire (V3, troisième branche du nerf trijumeau), près de l’origine du nerf du muscle ptérygoïdien médial. En dedans, il répond au muscle tenseur du voile du palais ; en arrière, à l’artère méningée moyenne.
Les racines : d’où viennent ses fibres
- Racine parasympathique : les fibres naissent du noyau salivaire inférieur, dans le tronc cérébral, et accompagnent le nerf glosso-pharyngien (IX). Elles empruntent le nerf tympanique (nerf de Jacobson), traversent le plexus tympanique de l’oreille moyenne, puis forment le nerf petit pétreux, qui quitte le crâne, le plus souvent par le foramen ovale ou un petit orifice voisin, pour rejoindre le ganglion. C’est la seule racine qui fait relais (synapse) dans le ganglion.
- Racine sympathique : des fibres issues du plexus qui entoure l’artère méningée moyenne traversent le ganglion sans y faire relais.
- Fibres motrices : venues du nerf mandibulaire, elles le traversent aussi sans relais pour gagner les muscles tenseur du tympan et tenseur du voile du palais.
Terminaison et fonction
Les fibres qui quittent le ganglion rejoignent le nerf auriculo-temporal, branche du nerf mandibulaire, qui les conduit jusqu’à la glande parotide. Sous l’action du système parasympathique, la parotide produit une salive fluide et abondante, notamment pendant les repas. Le ganglion otique est ainsi le dernier relais de la commande nerveuse de la plus volumineuse des glandes salivaires.
Intérêt clinique
Le trajet de ces fibres explique le syndrome de Frey, ou syndrome auriculo-temporal : après une chirurgie ou une blessure de la région parotidienne, des fibres sécrétoires sectionnées peuvent repousser vers les glandes sudoripares de la peau de la joue. La personne présente alors une rougeur et une transpiration de la joue au moment des repas. La connaissance du ganglion otique et du nerf petit pétreux intéresse aussi la chirurgie de l’oreille moyenne, où cheminent le nerf tympanique et son plexus, ainsi que la compréhension de certaines sécheresses ou hypersécrétions salivaires d’origine nerveuse.

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