Est-il vrai que l’on peut entrer en « combustion spontanée » ?

> > Est-il vrai que l’on peut entrer en « combustion spontanée » ? ; écrit le: 25 février 2013 par imen modifié le 5 mai 2018

Le soir du 12 mai 1977, à Uruffe, village de Meurthe-et- Moselle proche de Toul, Ginette Kazmierczak est découverte en cendres. Seuls son bras droit et ses deux jambes sont à peu près intacts. La porte de son appartement est fermée de l’intérieur, il n’y a pas eu de court-circuit, la foudre n’est pas tombée, le chauffe-eau n’a pas explosé, le poète à mazout était coupé. Seul le plancher sous la victime a brûlé. Les murs sont tachetés de suie. Aucune trace d’incendie ou d’explosion: il a pourtant fallu que le corps de la victime ait été soumis à une température comprise entre 2000 et 2 500 °C pour se consumer ainsi ! La police conclut à une « combustion humaine spontanée », ou CHS.

Comment le corps humain, composé de 75 % d’eau, peut-il spontanément se consumer, qui plus est se réduire en cendres? Même les fours des crématoriums ne par­viennent pas à cet aboutissement: il y reste toujours quelques bouts d’os. En Inde, les bûchers funéraires ont un meilleur rendement car, composés de bois durs et coû­teux, ils permettent une carbonisation totale. Il y a certes du méthane dans le système digestif, mais, quand bien même ce gaz entrerait-il en combustion – et comment? -, cela ne brûlerait que les intestins.

Toutefois, le corps humain est emballé dans un excel­lent combustible : les graisses. Or, celles-ci s’enflamment justement à 2 500 °C, et continuent de brûler tant que leur température dépasse 24 °C. Une expérience de médecine légale menée sur le cadavre d’un porc, à partir des élé­ments d’une enquête criminelle, a montré que, incendié par une couverture imbibée d’un combustible, celui-ci s’est consumé jusqu’aux cendres, durant cinq heures, sans émettre de flammes.

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À partir de cette expérience, une théorie a été bâtie : la combustion spontanée par « effet mèche ». Comme la mèche d’une bougie, la graisse, enflammée en un endroit, émettrait une chaleur qui se diffuserait à tous les corps gras, suffisante pour consumer un individu jusqu’aux os. Un organisme particulièrement adipeux serait donc une chan­delle en puissance! Une cigarette enflamme un vêtement, le sujet endormi, respirant les fumées, s’asphyxie, la graisse se met à fondre et entretient ensuite la combustion… Une demi-journée après, il ne reste plus rien! Et le corps humain, ainsi réduit, retrouve l’état des premières bougies de sa préhistoire: une mèche trempée dans de la graisse animale…

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