Anatomie artère temporale superficielle
Arteria temporalis superficialis ; en anglais : superficial temporal artery.
L’artère temporale superficielle est l’une des deux branches terminales de l’artère carotide externe, avec l’artère maxillaire. Elle irrigue la peau et le cuir chevelu de la région temporale, ainsi qu’une partie du front et du sommet du crâne. Facile à palper devant l’oreille, elle a un intérêt clinique important, notamment dans le diagnostic de la maladie de Horton.
Origine et trajet
Elle naît dans l’épaisseur de la glande parotide, en arrière du col de la mandibule, là où l’artère carotide externe se divise en ses deux branches terminales. Elle monte verticalement entre l’articulation temporo-mandibulaire, en avant, et le méat acoustique externe, en arrière, puis croise la racine postérieure de l’arcade zygomatique. Elle devient alors sous-cutanée : ses battements se perçoivent facilement juste en avant du tragus. Elle se termine quelques centimètres au-dessus de l’arcade en se divisant en deux branches.
Rapports
Dans la parotide, elle chemine avec la veine temporale superficielle et le nerf auriculo-temporal, placé en arrière d’elle ; les branches du nerf facial passent plus superficiellement. Au-dessus de l’arcade zygomatique, l’artère, la veine et le nerf restent groupés dans le tissu sous-cutané, au contact du fascia temporal : ils forment le pédicule temporal superficiel.
Branches collatérales et terminales
- l’artère transverse de la face, qui chemine sous l’arcade zygomatique, parallèlement au conduit parotidien ;
- l’artère temporale moyenne, qui perfore le fascia temporal pour irriguer le muscle temporal ;
- l’artère zygomatico-orbitale, dirigée vers l’angle latéral de l’œil ;
- des rameaux auriculaires antérieurs pour le pavillon de l’oreille, ainsi que des rameaux parotidiens et articulaires.
Ses branches terminales sont la branche frontale, qui se dirige vers le front, et la branche pariétale, qui monte vers le sommet du crâne. Elles s’anastomosent largement avec les artères du côté opposé, avec les artères occipitale et auriculaire postérieure, et, au front, avec les branches supra-orbitaire et supratrochléaire de l’artère ophtalmique, issue de la carotide interne. Ce riche réseau explique l’abondance des saignements des plaies du cuir chevelu.
Intérêt clinique
- Maladie de Horton (artérite à cellules géantes) : cette inflammation des grosses artères touche surtout les personnes de plus de 50 ans et atteint souvent l’artère temporale, qui peut devenir indurée, douloureuse et moins pulsatile. Elle provoque des maux de tête inhabituels et expose à une perte brutale de la vue : c’est une urgence médicale. La biopsie de l’artère temporale est un examen classique du diagnostic, à côté de l’imagerie.
- Neurochirurgie : l’artère peut être raccordée à une branche de l’artère cérébrale moyenne pour revasculariser le cerveau, par exemple dans la maladie de Moya-Moya.
- Chirurgie de la face : son trajet est un repère des voies d’abord situées devant l’oreille, et ses branches permettent de construire des lambeaux du cuir chevelu.
Une douleur de la tempe, surtout après 50 ans et associée à des troubles de la vue, doit faire consulter sans attendre.
Variations
Le niveau de division de l’artère, le calibre respectif de ses branches et la disposition de ses anastomoses varient beaucoup d’une personne à l’autre. Son trajet sinueux, parfois visible sous la peau de la tempe chez les personnes âgées, est lui aussi variable.



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