Anatomie subthalamus
Le subthalamus, ou région sous-thalamique, est l’étage inférieur du diencéphale, la partie centrale du cerveau qui comprend aussi le thalamus et l’hypothalamus. Petite zone de transition entre le tronc cérébral et le diencéphale, il abrite notamment le noyau subthalamique, qui joue un rôle clé dans le contrôle des mouvements et constitue une cible majeure du traitement chirurgical de la maladie de Parkinson.
Situation
Le subthalamus se situe sous la face inférieure du thalamus et au-dessus du mésencéphale, avec lequel il est en continuité. Il est bordé latéralement par la capsule interne et, en dedans, par l’hypothalamus. Cette position de carrefour explique qu’il soit traversé par de nombreux faisceaux de fibres reliant les noyaux gris centraux au thalamus.
Constitution
- Le noyau subthalamique, aussi appelé corps de Luys : noyau gris en forme de lentille, situé dans la partie postéro-latérale de la région, en étroite connexion avec le globus pallidus.
- La zona incerta : mince lame de substance grise située entre le thalamus et le noyau subthalamique, limitée en haut par le faisceau thalamique et en bas par le faisceau lenticulaire.
- Le faisceau lenticulaire : faisceau de substance blanche issu du pallidum interne, qui traverse la capsule interne au-dessus du noyau subthalamique et forme le champ H2 de Forel.
- L’anse lenticulaire : autre faisceau issu du pallidum interne, qui contourne la capsule interne par en dessous avant de rejoindre le faisceau lenticulaire.
- Les champs de Forel : le champ H, ou champ prérubral, où les fibres pallidales se rejoignent ; le champ H1, qui correspond au faisceau thalamique se dirigeant vers le thalamus ; le champ H2, qui correspond au faisceau lenticulaire.
- Les extrémités supérieures du noyau rouge et de la substance noire s’étendent également dans cette région.
Fonction
Le subthalamus participe à la régulation du tonus musculaire et des mouvements. Le noyau subthalamique fait partie du circuit des noyaux gris centraux : il reçoit des informations du cortex et du pallidum externe, et envoie des projections excitatrices vers le pallidum interne et la substance noire. Par ce biais, il contribue à freiner les mouvements non désirés et à moduler l’exécution des mouvements volontaires.
Intérêt clinique
- L’hémiballisme : une lésion du noyau subthalamique, par exemple à la suite d’un accident vasculaire cérébral, peut provoquer des mouvements involontaires amples et violents d’un côté du corps, du côté opposé à la lésion.
- La maladie de Parkinson : dans cette maladie, le noyau subthalamique devient hyperactif. Sa stimulation électrique à haute fréquence par des électrodes implantées, technique de stimulation cérébrale profonde développée notamment à Grenoble par l’équipe d’Alim-Louis Benabid, peut réduire certains symptômes moteurs chez des patients soigneusement sélectionnés.
Ces indications relèvent de centres spécialisés ; toute question sur un traitement doit être posée à un neurologue.


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