Anatomie artère thoracique interne
L’artère thoracique interne, longtemps appelée artère mammaire interne, est une artère paire qui descend de chaque côté du sternum, sur la face interne de la paroi antérieure du thorax. Elle naît de l’artère subclavière et irrigue la paroi thoracique, le diaphragme, le médiastin antérieur et en partie la glande mammaire. Son nom latin est arteria thoracica interna ; en anglais, internal thoracic artery.
Origine
Elle naît de la face inférieure de la première portion de l’artère subclavière, en dedans du muscle scalène antérieur, à peu près en face de l’origine du tronc thyro-cervical.
Trajet et rapports
Elle se dirige d’abord en bas et en avant pour pénétrer dans le thorax par son orifice supérieur, en arrière de la clavicule et de la veine subclavière. Elle y est croisée par le nerf phrénique.
Elle descend ensuite verticalement en arrière des six premiers cartilages costaux et des espaces intercostaux, à environ un centimètre du bord latéral du sternum. Elle est d’abord au contact de la plèvre, puis séparée d’elle par le muscle transverse du thorax. Deux veines thoraciques internes et une chaîne de nœuds lymphatiques l’accompagnent.
Branches collatérales
- l’artère péricardiaco-phrénique, qui accompagne le nerf phrénique jusqu’au diaphragme ;
- des rameaux médiastinaux, thymiques, bronchiques et sternaux ;
- les artères intercostales antérieures des premiers espaces, qui s’anastomosent avec les artères intercostales postérieures ;
- des rameaux perforants, qui traversent les espaces intercostaux près du sternum ; chez la femme, certains donnent les rameaux mammaires médiaux destinés au sein.
Terminaison
Au niveau du sixième espace intercostal environ, elle se divise en deux branches terminales :
- l’artère musculo-phrénique, qui longe le rebord costal et irrigue le diaphragme et les derniers espaces intercostaux ;
- l’artère épigastrique supérieure, qui descend dans la gaine du muscle droit de l’abdomen et s’anastomose avec l’artère épigastrique inférieure.
Intérêt médical
L’artère thoracique interne est surtout connue en chirurgie cardiaque. Lors d’un pontage aorto-coronarien, le chirurgien la détache de la paroi thoracique et la raccorde à une artère coronaire en aval d’un rétrécissement, le plus souvent l’artère interventriculaire antérieure. Elle est appréciée pour sa très bonne perméabilité à long terme, supérieure à celle des greffons veineux.
Ses anastomoses avec les artères intercostales et épigastriques lui permettent aussi de servir de voie de suppléance quand l’aorte est rétrécie, par exemple dans la coarctation de l’aorte. Son trajet le long du sternum doit enfin être connu lors des ponctions et des drainages de la paroi thoracique. Son niveau de division et la disposition de ses branches varient d’une personne à l’autre.
Enfin, la chaîne lymphatique qui l’accompagne, dite chaîne mammaire interne, draine une partie du sein : elle est examinée lors du bilan de certains cancers du sein.

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