Que signifie "autopalpation des testicules" ?
L’autopalpation des testicules est un examen que l’homme réalise lui-même, avec les doigts, pour repérer une anomalie de ses testicules, en particulier une grosseur pouvant révéler un cancer. Ce geste simple, qui ne prend que quelques minutes, vise à remarquer tôt un changement, à un âge où ces maladies surviennent souvent sans douleur.
Pourquoi s’examiner ?
Le cancer du testicule est rare à l’échelle de l’ensemble des cancers, mais il touche surtout l’homme jeune : c’est l’un des cancers les plus fréquents entre 15 et 35 ans environ. Il se manifeste souvent par une masse indolore ou une modification de consistance. Diagnostiqué tôt, il fait partie des cancers dont les chances de guérison sont les plus élevées. Certains facteurs augmentent le risque, notamment un antécédent de testicule non descendu dans la bourse (cryptorchidie) ou un cancer antérieur de l’autre testicule.
Voir aussi : le cancer du testicule.
Comment pratiquer l’autopalpation
- Choisir un moment de détente, par exemple après une douche ou un bain chauds : la peau des bourses est alors relâchée.
- Examiner chaque testicule séparément, en le faisant rouler doucement entre le pouce et les autres doigts.
- Comparer avec le côté opposé : taille, forme, consistance.
- Rechercher une grosseur, une zone plus dure, une augmentation de volume ou une sensation de lourdeur inhabituelle.
Ce qui est normal
Les testicules sont deux glandes ovoïdes qui produisent les spermatozoïdes et la testostérone. Il est normal qu’un testicule soit un peu plus volumineux ou situé plus bas que l’autre. En arrière et au sommet de chaque testicule, on sent l’épididyme, un petit cordon allongé et légèrement souple, où les spermatozoïdes mûrissent et sont stockés : il ne faut pas le confondre avec une grosseur. Le cordon spermatique, qui remonte vers l’aine, est lui aussi perceptible.
À quelle fréquence, et que faire en cas de doute ?
Il n’existe pas de consensus sur la fréquence idéale : les recommandations varient selon les pays et les organismes, et il n’y a pas de dépistage organisé de ce cancer en France. L’essentiel est de connaître l’aspect habituel de ses testicules pour remarquer un changement. Une grosseur, un durcissement, une douleur ou un gonflement persistants doivent amener à consulter un médecin sans attendre. La plupart des anomalies ne sont pas des cancers (kyste, varicocèle, inflammation), mais seul un examen médical, complété si besoin par une échographie, permet de le dire. Plus un problème est pris en charge tôt, meilleur est le pronostic.


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