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Quel sport et à quel niveau

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Quel sport et à quel niveau

Quel-sport-et-a-quel-niveauForce est de constater que l’âge de l’apprentissage de la pratique sportive dans son ensemble varie selon les pays.

La France, à l’instar des démocraties occidentales, n’élève pas le sport au rang d’une discipline idéologique, comme c’était le cas dans les anciens pays du bloc de l’Est, ou, aujourd’hui, en Chine populaire. Dans ces derniers pays, il était fréquent de voir la jeunesse embrigadée dès le plus jeune âge (quatre ou six ans) dans des groupes sportifs et de trouver, au terme des compétitions, des adolescents auréolés de gloire et de médailles.

Certains sports en­trepris tôt et de manière intensive, comme la gymnastique au sol, peuvent influencer la taille de l’enfant.

L’hyper musculation qu’ils entraînent tend à freiner accroissement en longueur des os du squelette au niveau des cartilages de conjugaison. Les entraîneurs affirment noter qu’à l’interruption d’un tel sport, le rythme de croissance de la taille de l’enfant s’accélère pour atteindre le niveau de la taille normale des autres sportifs du même âge. De fait, il est rare de voir d’anciens gymnastes dépasser 1,80 mètre.

Les risques sportifs chez l’enfant

Ils sont essentiellement de nature traumatique et ostéo-articulaire ; dans les autres cas, ils diffèrent peu de la pathologie médicale de tous les jours. Les jonctions ostéo-articulaires sont fragiles du fait de la période de  croissance spécifique à tout enfant, ce qui explique la fréquence des arrachements apophysaires et des ostéochondroses. L’examen clinique de l’enfant doit toujours être global et rechercher des anomalies structurales. Cet examen doit fréquemment être répété. Le repos adapté (trois à six mois selon les cas) est bien souvent la thérapeutique de choix.

Les décollements épiphysaires représentent une pathologie particulièrement fréquente (20 % des traumatismes) chez l’enfant ; son diagnostic n’est pas toujours aisé. ! Toutes les épiphyses (extrémités des os) peuvent être atteintes mais surtout les extrémités suivantes : localisation supérieure de l’humérus,inférieure du radius, inférieure du fémur, et inférieure du tibia. Ce sont les équivalents, chez
l’adulte, des fractures métaphysiques, des luxations  articulaires, des ruptures ligamentaires et des arrachements osseux. L’immobilisation est obligatoire et parfois la croissance en longueur de l’os peut en être affectée. Les luxations et les entorses sont peu fréquentes mais piégeuses car elles peuvent cacher des atteintes cartilagineuses et osseuses associées. L’analyse radiologique doit être de qualité. Sur le plan thérapeutique, le traitement orthopédique doit être prioritaire. Mais celui-ci est parfois difficile à réaliser, nécessitant une surveillance régulière justifiant quelquefois une hospitalisation prolongée. La chirurgie est dans certains cas responsable de «complications iatrogènes» (allongements ou inégalités de croissance des os). Elle est indiquée dans quelques cas précis (fractures épiphysaires ou lésions du cartilage de croissance) et nécessite une réduction parfaite. Elle utilisera des moyens de synthèse légers, peu agressifs, d’autant qu’elle ne dispense habituellement pas d’une contention plâtrée.

Chez l’enfant, le facteur croissance amène certaines remarques. Le remodelage des cals angulaires et en baïonnette (à la suite d’une fracture) se fait grâce au périoste et aux différences de pression sur le
cartilage de croissance. Il dépend du potentiel de croissance résiduel : avant huit ans, des angulations très importantes se corrigeront ; après huit ans, la correction sera fonction de son importance (les cals en rotation ne se corrigent que rarement). Les troubles de croissance sont variables.

Une fracture entraîne un certain allongement, de façon temporaire, souvent bénéfique lorsqu’il corrige un chevauchement. Un raccourcissement ou une désaxation liés à une lésion du cartilage de croissance, sont en revanche évolutifs tout au long de la croissance. La surveillance prolongée des traumatismes de l’enfant, bien au-delà de la consolidation, est indispensable pour dépister de telles complications.

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