Tumeur du sein


Une tumeur du sein est une masse anormale de cellules dans la glande mammaire ; elle peut être bénigne, comme un kyste ou un adénofibrome, ou maligne, et l’on parle alors de cancer du sein. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Il touche aussi, beaucoup plus rarement, les hommes. Détecté tôt, il se soigne dans la grande majorité des cas.
Tumeurs bénignes et tumeurs malignes
La plupart des « boules » découvertes dans un sein ne sont pas des cancers. Les kystes, poches de liquide, et les adénofibromes, tumeurs bénignes fréquentes chez la femme jeune, en sont des exemples. Une tumeur maligne, au contraire, peut envahir les tissus voisins et se propager aux ganglions puis à d’autres organes. Seuls l’imagerie et, si nécessaire, une biopsie permettent de faire la différence : toute anomalie du sein mérite donc un avis médical.
Les signes qui doivent alerter
- une boule ou un épaississement dans un sein ou sous l’aisselle ;
- une modification de la peau (rougeur, aspect en peau d’orange, rétraction) ;
- un mamelon qui se rétracte ou un écoulement anormal ;
- un changement de forme ou de taille d’un sein.
Ces signes ne signifient pas forcément un cancer, mais ils justifient de consulter sans attendre. Pour en savoir plus : Cancer du sein : reconnaître les symptômes pour agir à temps.
Le dépistage
En France, un dépistage organisé est proposé aux femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni risque particulier : une mammographie avec examen clinique des seins tous les deux ans, prise en charge par l’Assurance maladie. Les femmes ayant un risque élevé (antécédents familiaux importants, prédisposition génétique) relèvent d’un suivi spécifique décidé avec leur médecin, qui peut commencer plus tôt. Les modalités du dépistage peuvent évoluer : votre médecin ou votre centre de dépistage vous indiquera les règles en vigueur.
Les traitements
Le traitement dépend de la taille de la tumeur, de l’atteinte des ganglions et des caractéristiques des cellules. Il est décidé en réunion de concertation entre plusieurs spécialistes. Il associe souvent :
- la chirurgie : ablation de la tumeur en conservant le sein (tumorectomie) quand c’est possible, ou ablation du sein (mastectomie), avec un geste sur les ganglions de l’aisselle — voir les cas où le traitement commence par une chirurgie ;
- la radiothérapie, très souvent après une chirurgie conservatrice — voir Le cancer du sein : radiothérapie ;
- les traitements médicaux : chimiothérapie, hormonothérapie lorsque la tumeur porte des récepteurs hormonaux, et thérapies ciblées comme le trastuzumab (Herceptin) lorsque la tumeur surexprime la protéine HER2.
Après le traitement
Un suivi régulier est organisé pendant plusieurs années pour dépister une éventuelle récidive et prendre en charge les effets secondaires. Le risque de rechute dépend de nombreux facteurs propres à chaque patiente : Le cancer du sein : le dépistage des récidives. Cette page donne des repères généraux ; seule l’équipe soignante peut répondre à une situation personnelle.


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