Quand faut-il changer de pilule ?


Il faut envisager de changer de pilule lorsque celle-ci provoque des effets indésirables gênants qui persistent, ou lorsqu’un nouveau problème de santé la rend moins adaptée. Chaque pilule a sa propre composition et son propre dosage hormonal : un type qui convient très bien à une femme peut être mal toléré par une autre. Le changement se décide toujours avec un médecin ou une sage-femme.
Laisser le temps à l’organisme de s’adapter
Au début d’une nouvelle pilule, de petits troubles sont fréquents : saignements légers entre les règles, tension des seins, nausées. Ils s’atténuent souvent au bout de quelques cycles. Sauf signe inquiétant, les professionnels de santé conseillent donc généralement de ne pas changer trop vite, et d’en parler lors d’une consultation de suivi.
Les situations qui justifient d’en parler au médecin
Certains troubles, s’ils durent ou reviennent, peuvent conduire le médecin à proposer une autre pilule ou une autre méthode de contraception :
- des saignements répétés au milieu de la plaquette ; en règle générale, on ne s’arrête pas en cours de plaquette, et un éventuel changement intervient au cycle suivant, selon l’avis du médecin ;
- une tension douloureuse des seins ;
- une absence de règles pendant la semaine d’arrêt, alors qu’il n’y a eu aucun oubli ; en cas de doute, un test de grossesse permet de lever l’incertitude ;
- des maux de tête plus fréquents ou plus intenses ;
- des nausées ou des vomissements ;
- une élévation de la tension artérielle constatée lors d’une consultation ;
- des anomalies des analyses sanguines, par exemple une augmentation du taux de sucre, de cholestérol ou de triglycérides ;
- des troubles de l’humeur ou une baisse de la libido que la femme rattache à sa contraception.
Les signes qui imposent de consulter en urgence
Les pilules dites estroprogestatives, qui associent deux hormones, augmentent le risque de caillot sanguin (thrombose). Ce risque reste faible, mais certains signes doivent faire consulter sans attendre :
- une douleur, un gonflement ou une chaleur inhabituelle d’un mollet ;
- un essoufflement brutal ou une douleur dans la poitrine ;
- un mal de tête violent et inhabituel, des troubles de la vue ou de la parole, une faiblesse d’un côté du corps ;
- l’apparition de migraines précédées de troubles visuels (migraine avec aura).
Changer de pilule en toute sécurité
Quelques principes permettent de rester protégée pendant le changement :
- ne pas arrêter sa pilule de sa propre initiative sans solution de relais, au risque d’une grossesse non désirée ;
- suivre précisément les consignes de passage données par le médecin ou le pharmacien, qui dépendent de l’ancienne et de la nouvelle pilule ;
- utiliser un préservatif pendant la période indiquée si une protection complémentaire est recommandée ;
- signaler à chaque consultation tout nouveau traitement, tabagisme, antécédent familial de thrombose ou problème de santé.
Si aucune pilule ne convient, d’autres méthodes existent : stérilet, implant, anneau, patch ou méthodes sans hormones. Le choix se fait avec un professionnel de santé, en fonction de la situation de chaque femme.

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