Nutrition : Besoins nutritionnels
Les besoins nutritionnels désignent les quantités d’énergie et de nutriments qu’un organisme doit recevoir de son alimentation pour fonctionner, se maintenir en bonne santé, grandir ou s’adapter à une situation particulière comme la grossesse ou l’effort. Ils varient selon l’âge, le sexe, le poids, l’état physiologique et le niveau d’activité physique.
Le besoin en énergie
L’organisme consomme de l’énergie en permanence. Sa dépense se décompose en trois postes :
- le métabolisme de base, énergie nécessaire au fonctionnement des organes au repos (cœur, cerveau, respiration, maintien de la température), qui représente la plus grande part de la dépense chez la plupart des personnes ;
- la thermogenèse alimentaire, énergie utilisée pour digérer et assimiler les aliments ;
- l’activité physique, la partie la plus variable d’une personne à l’autre.
Des experts réunis par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont défini le besoin énergétique comme la quantité d’énergie nécessaire pour compenser les dépenses et assurer une taille et une composition corporelle compatibles avec une bonne santé à long terme et une activité physique adaptée au contexte économique et social. Cette énergie est apportée par les glucides, les lipides et les protéines, et s’exprime en kilocalories ou en kilojoules.
Les macronutriments
- les glucides, principale source d’énergie, à privilégier sous forme de féculents complets, de légumineuses, de fruits et de légumes, qui apportent aussi des fibres ;
- les lipides, source d’énergie concentrée, indispensables à la structure des cellules et au transport de certaines vitamines ; deux acides gras sont dits essentiels, car l’organisme ne sait pas les fabriquer : l’acide linoléique (oméga-6) et l’acide alpha-linolénique (oméga-3) ;
- les protéines, qui fournissent les acides aminés nécessaires à la construction et au renouvellement des tissus ; neuf d’entre eux sont indispensables chez l’adulte et doivent être apportés par l’alimentation.
En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) propose des fourchettes de répartition de l’apport énergétique entre ces trois familles ; elles sont révisées à mesure que les connaissances scientifiques progressent.
Vitamines, minéraux et eau
Les micronutriments ne fournissent pas d’énergie, mais ils sont indispensables en petites quantités : vitamines (A, groupe B, C, D, E, K), minéraux (calcium, magnésium, potassium, phosphore) et oligoéléments (fer, zinc, iode, sélénium…). Une carence prolongée peut entraîner des maladies, comme l’anémie par manque de fer ou le scorbut par manque de vitamine C. L’eau, enfin, est le premier des besoins : l’organisme en perd chaque jour par les urines, la respiration et la transpiration, et doit la renouveler par les boissons et les aliments.
Des références qui varient selon les personnes
Les besoins ne sont pas les mêmes pour tous. Ils augmentent pendant la croissance, la grossesse et l’allaitement, chez les sportifs, ou lors de certaines maladies ; certains nutriments, comme la vitamine D ou le calcium, font l’objet d’une attention particulière chez les personnes âgées. Les autorités sanitaires publient des valeurs de référence pour la population, qui ont remplacé en France les anciens « apports nutritionnels conseillés » (ANC). Ce sont des repères collectifs : pour une situation individuelle (régime, maladie, grossesse, perte de poids), l’avis d’un médecin ou d’un diététicien est indispensable.
Au-delà des chiffres, l’alimentation répond aussi à des besoins psychologiques et sociaux : le plaisir de manger, le partage des repas et les habitudes culturelles font partie d’une alimentation équilibrée.



vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter