Les troubles de l’audition

> > Les troubles de l’audition ; écrit le: 23 avril 2012 par chiraz modifié le 17 novembre 2014

Quelle différence y a-t-il entre malaudition et surdité ?

« Je n’entends pas bien, mais je ne suis pas sourd ! » Tout est dit. Les deux termes correspondent à une baisse de la fonction auditive, mais ressentie à des degrés différents.

La malaudition, malentendance pour certains, est perçue comme une gêne auditive légère et en tout cas peu handicapante. La surdité, par contre, est ressentie comme une gêne auditive profonde, la limite entre les deux étant souvent tracée par le spectre de l’appareillage.

On peut pourtant distinguer des surdités légères, de moyenne importance, profonde ou totale.

Mais la surdité est souvent perçue comme l’équivalent de la cécité pour l’œil, c’est-à-dire la perte totale de la fonction.

En matière de termes médicaux, « hypoacousie » correspond à surdité dans ses formes légères et moyennes ; pour les surdités graves ou totales, on emploie respectivement les termes de « subcophose » ou « cophose ».

Comment s’aperçoit-on que l’on devient malentendant ?

Au début, la personne elle-même ne le réalise pas, c’est l’entourage qui en fait la remarque parce qu’elle fait tout le temps répéter. A ce stade, on a tendance à nier la baisse de l’audition : ce sont les autres qui articulent moins bien, ne parlent pas assez fort, etc. Un petit signe objectif pourrait mettre la puce à l’oreille, c’est le réglage de la hauteur du son de la télévision.

À un stade plus tardif, celui d’une hypoacousie moyenne, la personne le réalise surtout dans certaines situations. Non pas tant lorsqu’on est entre quatre yeux que lorsque quelqu’un lui parle d’une pièce à l’autre ou bien en environnement sonore : réunion de famille, musique, brouhaha, etc, « plus rien ne passe », surtout si l’interlocuteur est du « mauvais côté » en cas d’une baisse d’audition prédominante ou unilatérale. A ce stade : « Je n’entends pas bien, mais je ne suis pas sourd » est une phrase souvent répétée.

Enfin, en cas de gêne auditive marquée, la personne est embarrassée dans toutes les situations, fait toujours répéter, surtout lorsque l’interlocuteur n’est pas en face d’elle puisque, dans ce cas, elle ne peut deviner sur ses lèvres. Les problèmes de répétitions incessantes, de réglage de la télévision, etc., déterminent souvent des conflits avec l’entourage et retentissent sur la vie familiale et/ou professionnelle.

Pourquoi la voix d’un malentendant est-elle modifiée ?

Les modifications de la voix d’un malentendant sont fonction de l’ancienneté de la baisse de l’audition.

S’il s’agit d’une baisse d’audition récente, le sujet ne s’entend plus parler et, donc, il parle plus fort. L’audition joue en effet un rôle dans la régulation de l’intensité du son émis lors de la parole.

Si la baisse d’audition est plus ancienne, contemporaine de l’acquisition du langage, les mots seront alors malentendus et donc mal répétés, avec déformation et parfois une tonalité un peu criarde. Là encore, l’audition joue un rôle dans la régulation de la tonalité de la parole.

Enfin, en cas de surdité importante et de naissance, la personne n’ayant rien entendu ne peut rien répéter et elle est muette ou alors émet des sons difficilement compréhensibles lorsqu’on n’est pas de l’entourage direct.

Tout cela illustre bien les relations entre la parole et l’audition : on n’est pas sourd et muet, on est muet parce que sourd.

Est-ce de la distraction ou une baisse d’audition ?

Ce problème, source de discussion, se pose à tous les âges.

Chez les enfants, bien sûr, qui vivent souvent dans leur monde, sont dans la lune et ne perçoivent pas toujours que les parents leur adressent la parole, bien qu’étant parfois capables de répéter ce que les parents viennent de dire, ce qui prouve que l’oreille n’est pas en cause !

Chez les adultes aussi et en particulier dans les couples, chacun accusant l’autre :

« Tu n’écoutes jamais ce que je te dis », c’est ce qu’on pourrait appeler la surdité sélective conjugale.

Dans tous les cas, un point peut départager, c’est quand l’interlocuteur entend et comprend parfaitement ce qui peut l’intéresser directement et pas le reste.

En résumé, plus qu’une longue discussion, un examen des oreilles et surtout une courbe de l’audition permettent d’objectiver le problème s’il y en a un et d’apporter une solution. Un audiogramme normal n’est pas un audiogramme inutile : on sait qu’il n’y a rien.

Comment l’entourage s’aperçoit-il qu’un adulte entend moins bien ?

Différents signes mettent sur la voie.

La personne fait répéter une ou plusieurs fois.

Lorsqu’elle répond, elle peut répondre « à côté de la plaque » en prenant un mot pour un autre ou bien déformer les mots de son interlocuteur.

Par ailleurs, la personne a tendance à parler plus fort parce qu’elle ne s’entend pas et à régler plus haut les appareils sonores, essentiellement la radio et la télévision.

Plus tardivement, la baisse d’audition peut, dans certains cas, entraîner une lassitude de l’entourage et être source de conflit dû au changement de caractère de la personne qui entend moins bien.

Quels sont les différents types de surdité ?

Il existe deux types de surdité : une dite de transmission et une dite de perception.

Cette distinction dérive directement de la distinction que nous avons faite entre oreille mécanique et oreille hydroélectrique.

Les surdités de transmission sont liées à une altération de l’oreille mécanique incluant l’oreille externe et l’oreille moyenne jusqu’à la platine de l’étrier.

Les surdités de perception sont liées à une altération de l’oreille interne ou des voies auditives : nerf auditif et trajet dans le système nerveux central, jusqu’à la zone cérébrale dite temporale.

À l’interface des deux types de surdité, transmission et perception, se trouve la platine de l’étrier avec une face aérienne côté oreille moyenne et une face liquidienne côté oreille interne.

Quels sont les mécanismes et les causes spécifiques des surdités mécaniques ?

Toute cause qui entrave le cheminement aérien de l’onde sonore par obstruction, blocage ou interruption du système mécanique détermine une surdité de transmission.

En reprenant le cheminement déjà décrit pour l’onde sonore, on peut distinguer selon les secteurs :

– au niveau du pavillon de l’oreille : aplasie congénitale ou amputation après traumatisme ou chirurgicale ;

–    au niveau des conduits auditifs externes : rétrécissement inflammatoire ou infectieux, bouchon de cire ou corps étranger, aplasie ou sténose d’origine congénitale ;

–    au niveau du tympan : perforation tympanique plus ou moins importante, calcifications/adhérences dues à des otites répétées ;

–    au niveau de la chaîne des osselets : blocage de la chaîne par soudure ou adhérence ou par un foyer otospongieux, destruction plus ou moins complète de la chaîne des osselets par l’infection ;

–    au niveau de la trompe d’Eustache : blocage partiel ou total de la trompe avec accumulation de liquide plus ou moins visqueux dans l’oreille.

Quels sont les mécanismes et causes spécifiques des surdités hydroélectriques ?

Les surdités hydroélectriques peuvent survenir de trois manières :

–    par altération de la circulation sanguine ;

–    par altération des fonctions des fibres nerveuses ;

–    par altération de la pression liquidienne au niveau de la vésicule de l’oreille interne.

Dans le premier mécanisme, on peut citer essentiellement les surdités brusques d’apparition brutale et les baisses d’audition progressives dues à l’hypertension ou au diabète.

Dans la deuxième catégorie, on peut citer les baisses progressives liées à une intoxication, par le bruit en particulier, touchant les cellules ciliées de l’oreille interne, ou liées à l’âge et touchant dans ce cas la totalité des voies auditives.

Pour le troisième groupe, pressionnel, la baisse d’audition est souvent associée à des vertiges, soit par diminution de la pression, par fissure platinaire par exemple, soit par augmentation de la pression, dans la maladie dite de Ménière (voir page 129) ou les surdités fluctuantes.

Quel est le mode d’apparition de la surdité ?

Ce début peut être variable, soit brutal, par un mécanisme d’un seul tenant ou par un mécanisme qui se complète après avoir évolué à bas bruit, soit progressif.

Dans le premier cas, on peut retrouver les surdités brusques dues à une cause circulatoire brutale, ainsi que certaines cophoses brutales de l’oreille d’origine virale après oreillons chez l’enfant. L’audition peut aussi baisser d’un seul coup après un accident par rupture de la chaîne des osselets ou enfoncement de la platine de l’étrier, ou bien après un rhume et un blocage de la trompe d’Eustache par otite séreuse.

Complétant une dégradation progressive, on peut retrouver la fonte infectieuse ou inflammatoire de la chaîne des osselets avec rupture brutale ou bien, tout simplement, le gonflement d’un bouchon de cire après une douche ou un bain.

En ce qui concerne les débuts progressifs, il peut s’agir :

–    au niveau des surdités de transmission, d’un blocage progressif de la chaîne des osselets par adhérence ou sclérose, ou bien d’un blocage de la platine par un foyer otospongieux ;

–    au niveau des conduits auditifs externes : rétrécissement inflammatoire ou infectieux, bouchon de cire ou corps étranger, aplasie ou sténose d’origine congénitale ;

–    au niveau du tympan : perforation tympanique plus ou moins importante, calcifications/adhérences dues à des otites répétées ;

–    au niveau de la chaîne des osselets : blocage de la chaîne par soudure ou adhérence ou par un foyer otospongieux, destruction plus ou moins complète de la chaîne des osselets par l’infection ;

–    au niveau de la trompe d’Eustache : blocage partiel ou total de la trompe avec accumulation de liquide plus ou moins visqueux dans l’oreille.

Pourquoi les sons aigus chutent-ils en premier ?

Nous avons vu que les groupes de cellules ciliées de l’oreille interne représentaient les fréquences de l’audition. Les cellules des fréquences aiguës correspondant aux sons aigus sont les plus proches de l’ouverture du limaçon. Elles sont donc en première ligne pour prendre de plein fouet les vibrations liquidiennes liées au bruit ; qu’il s’agisse d’un bruit intense et soutenu (soirée techno), d’un « blast » auriculaire (pétard du 14 Juillet) ou d’une exposition régulière à un bruit intense et prolongé, professionnel ou autre. Sans doute aussi les fréquences proches des ultrasons usent-elles plus les cellules ciliées.

Heureusement, ces fréquences vibratoires aiguës ne sont pas utiles dans la conversation courante, mais on peut constater leur chute sur un test de l’audition. Cela doit être considéré comme un signal d’alarme car cette baisse risque ensuite de s’étendre aux fréquences de la conversation courante et doit faire mettre en place des mesures de sauvegarde de l’oreille interne : prévention contre le bruit essentiellement.

Quelles sont les différentes évolutions des baisses de l’audition ?

Les modalités évolutives sont très variables en fonction du mécanisme et de la cause de la baisse de l’audition.

La plupart du temps, elle sera continue et progressivement croissante, comme c’est le cas des insuffisances neurocirculatoires liées à l’âge.

Elle pourra aussi être continue mais fluctuante, avec des hauts et des bas, comme c’est le cas de certaines otites séreuses en fonction de l’humidité ou d’une surdité par fluctuation des pressions dans l’oreille interne.

Elle peut aussi augmenter par paliers, chaque palier pouvant s’accompagner d’acouphènes et de vertiges comme dans le cas de la maladie de Ménière.

Enfin, elle peut être intermittente, la personne entendant clairement pendant quelque temps suite à un mouchage ou à un bâillement, puis l’oreille se rebouchant comme c’est le cas d’un catarrhe tubaire lié à l’obstruction de la trompe d’Eustache.

Quel est leur devenir à long terme ?

Là encore, le type et le mécanisme jouent beaucoup.

Dans le cas d’une baisse d’audition mécanique, celle-ci sera parfois non évolutive.

Il peut s’agir de séquelles fixes cicatricielles d’anciennes otites par sclérose ou calcification.

Ailleurs, il s’agira d’une baisse d’audition évolutive à bas bruit, par persistance

d’un processus d’adhérence ou d’une inflammation consécutifs à des infections mal éteintes ou à une otospongiose évolutive bloquant progressivement l’étrier.

Une stabilisation ou une amélioration peuvent être obtenues, suivant les circonstances, par traitement chirurgical et/ou appareillage.

Dans le cas des maladies de l’oreille interne, il faut distinguer :

–   les causes neurocirculatoires souvent liées à l’âge. Ce sont les plus fréquentes. Il s’agit d’une évolutivité croissante avec une stabilisation relative sous traitement médical. L’appareillage donne des résultats plus difficiles que pour une surdité mécanique ;

–    les causes pressionnelles au niveau de l’oreille interne. Elles sont en général mieux maîtrisées par un traitement médical spécifique.

Dans tous ces cas, une stabilisation, voire l’apport d’un meilleur confort auditif semblent être déjà un résultat appréciable.

Une surdité unilatérale est-elle bien supportée ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une surdité unilatérale, même totale, est souvent bien supportée, ce qui explique parfois qu’elle soit de découverte tardive.

J’ai vu des jeunes de dix-huit ans se découvrir, aux trois jours du service militaire, une surdité totale unilatérale liée à des oreillons datant de l’enfance.

« Fonctionner » sur une oreille entraîne toutefois une certaine perte du sens du relief sonore et de la stéréophonie : on ne sait pas toujours bien distinguer de quel côté le son arrive. De plus, on peut être gêné dans certaines situations d’environnement sonore, tout particulièrement si l’interlocuteur est situé du mauvais côté.

Ces surdités unilatérales, surtout si elles sont totales, commencent à devenir très gênantes quand l’autre oreille commence abaisser, et tous les soins de prévention doivent être mis en œuvre de ce côté.

Pourquoi certains malentendants se plaignent-ils lorsqu’on parle trop fort ?

« Parlez plus fort, je n’entends pas bien… ne criez pas si fort, je ne suis pas sourd ! » Cette phrase peut prêter à sourire, cependant, elle a son explication. Lorsqu’’on augmente un son en partant du zéro, le seuil auditif est celui à partir duquel on commence à l’entendre. Puis le son devient de plus en plus fort jusqu’à devenir désagréable ; enfin survient le seuil de tolérance où le son est insupportable, voire douloureux.

La plupart du temps, lorsque l’oreille entend moins bien, l’espace entre les deux seuils reste le même. Chez certaines personnes, le seuil auditif est augmenté alors que le seuil désagréable ou douloureux reste le même. L’espace est alors très réduit entre le pas assez et le trop.

Ce qui explique la réflexion citée ; c’est ce que l’on appelle le « recrutement auriculaire ». Ce recrutement posera un problème technique en cas d’appareillage auditif.

Qu’est-ce que l’autophonie ?

C’est une sensation déplaisante, désagréable de s’« entendre parler » dans l’oreille qui entend le moins bien.

Alors que les sons extérieurs sont ouatés, cotonneux, la parole vibre et résonne dans l’oreille.

Cette sensation est souvent couplée avec une sensation d’oreille pleine ou de déplacement liquidien lorsqu’on bouge la tête, et aussi de résonance dans l’oreille lors de la marche et de la frappe du pied au sol. L’autophonie témoigne souvent d’une baisse d’audition mécanique liée à un blocage de la trompe d’Eustache, l’oreille fonctionne alors en chambre close, ce qui occasionne la résonance.

Qu’est-ce que l’hyperacousie ?

C’est une sensation désagréable d’entendre « trop fort », l’impression que les bruits sont désagréables, voire douloureux ; bref, que l’on se trouve au niveau du seuil de tolérance que nous avons précédemment décrit.

Cette sensation est souvent associée à des acouphènes dont elle est un signe d’accompagnement, comme si l’oreille acouphénique fuyait un bruit qui lui serait défavorable.

Cette sensation n’est pas à confondre avec une acuité auditive très fine qui peut certes dans certaines circonstances être dérangeante, mais qui n’est en aucun cas désagréable en soi ou douloureuse.

Qu’appelle-t-on surdité brusque ?

C’est une baisse de l’audition plus ou moins importante, brutale, survenant instantanément dans un délai de quelques secondes ou minutes, et siégeant au niveau de l’oreille interne.

Dans la très grande majorité des cas, elle est liée à l’arrêt partiel ou total de la circulation au niveau de la cochlée par un spasme ou l’obstruction d’une artériole auditive.

On la rapporte plus rarement à l’atteinte du nerf auditif par un virus, grippal ou oreillons, mais elle survient alors dans un contexte infectieux.

Lors de son installation, elle peut, rarement il est vrai, s’accompagner d’un épisode vertigineux ou de déséquilibre. Mais l’association à un acouphène n’est pas rare.

C’est souvent le matin au réveil que le sujet la constate et la rapporte à une cause plus fréquente, bouchon de cire par exemple ; cela est fâcheux car l’efficacité du traitement dépend en très grande partie de sa précocité.

Si le traitement est énergique et précoce, la surdité peut rétrocéder, du moins en partie.

En revanche, l’acouphène est en règle générale plus difficile à « gommer ».

Qu’est-ce qu’une surdité fluctuante ?

C’est une baisse de l’audition de type oreille interne et qui a pour particularité de varier dans le temps, ce qui est rarissime pour une surdité de ce type.

Elle est liée, tout comme le vertige de Ménière, à un phénomène de fluctuation de la pression du liquide endo-labyrinthique appelé « hydrops labyrinthique » : quand la pression augmente, la surdité augmente, et inversement.

Elle se traduit par une gêne auditive variable dans le temps et accompagnée parfois d’acouphènes et d’une sensation d’oreille pleine, sans résonance ni claquement d’oreille, ce qui la différencie d’une gêne auditive de trompe d’Eustache.

L’audiogramme montre une courbe auditive plus ou moins abaissée, de type perceptif et de forme horizontale, portant sur toutes les fréquences.

L’évolution se fait par poussées régressives, mais petit à petit la courbe auditive se dégrade. La survenue d’épisodes vertigineux associés n’est pas exclue.

Le traitement comporte des médicaments normalisant et régularisant la pression du liquide endo-labyrinthique. Il permet, sinon de regagner toute l’audition, du moins de stabiliser le processus de dégradation.

Comment s’aperçoit-on qu’un enfant n’entend pas bien ?

Chez l’enfant, la baisse ou l’absence d’audition peuvent être décelées par deux ordres de signes : ceux qui témoignent de la non-réaction aux sons et ceux qui témoignent de la non-répétition de sons non perçus.

On retrouve là à nouveau la boucle audition-parole.

Le nouveau-né ou le nourrisson ne réagissent pas aux bruits forts, spontanés ou provoqués (claquements de mains), soit en fermant les yeux, soit en sursautant ou plus tardivement en tournant la tête du côté du bruit. Il peut s’agir aussi de l’arrêt du gazouillis qui doit normalement être suivi par les tout premiers balbutiements et tentatives de parole.

Chez l’enfant plus âgé, il s’agit surtout d’un retard de langage ou bien de mots mal articulés ou déformés, confondant des lettres proches. Enfin, cet enfant fait répéter, même pour les choses qui l’intéressent et même après une première remarque. L’éveil peut être donné soit par les parents, soit par l’entourage : nourrice ou institutrice, et doit conduire à faire pratiquer un bilan auditif.

Quelles sont les causes spécifiques des surdités de l’enfant ?

  • En matière de surdité mécanique, il existe de rares malformations congénitales plus ou moins évidentes ou extériorisées, au niveau du pavillon, du conduit auditif externe ou de la chaîne des osselets. Dans la majorité des cas, il s’agira d’une otite séreuse avec blocage de la trompe d’Eustache et accumulation de liquide visqueux dans l’oreille. Cet état est lié à l’immaturité immunitaire et à l’augmentation des végétations adénoïdes.
  • Concernant les surdités de perception : là encore, on peut retrouver des malformations congénitales au niveau de l’oreille interne ou des voies auditives. Plus sou­vent, il s’agit d’une cause périnatale :

–    pendant la grossesse : rubéole ou toxoplasmose, entre autres ;

–    à la naissance : défaut d’oxygénation lors d’un accouchement difficile, enroulement du cordon autour du cou du nouveau-né, inhalation de liquide amniotique, etc.

Chez l’enfant un peu plus âgé, il peut s’agir d’une fragilité cochléaire familiale, avec une baisse d’audition progressive et évolutive de la petite enfance ;

En cas de surdité unilatérale sévère, il peut s’agir d’une atteinte virale, par les oreillons tout particulièrement.

Qu’est-ce qu’une hallucination auditive ?

C’est une perception auditive anormale qui est entendue uniquement par le sujet : sons complexes, voire fragments musicaux ou paroles.

Ses caractères la différencient des acouphènes dont nous allons parler, qui sont la perception d’un bruit simple, parfois entendu par l’entourage.

Elle témoigne d’un état maladif dégénératif, tumoral ou lésionnel des voies auditives, au niveau cérébral le plus souvent, et plus fréquemment encore au niveau de la surface du lobe temporal.

Elle peut représenter le préambule à une épilepsie secondairement généralisée.

Vidéo : Les troubles de l’audition

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Les troubles de l’audition

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