L'inflammation aiguë des voies respiratoires

L’inflammation aiguë des voies respiratoires désigne une irritation brutale et passagère du nez, de la gorge, du larynx, de la trachée ou des bronches, le plus souvent due à une infection virale. Sa forme la plus connue est la bronchite aiguë, qui associe toux, gêne thoracique et parfois fièvre modérée. Elle est très fréquente, surtout en automne et en hiver, et guérit en général sans traitement particulier.
Voies respiratoires hautes et basses
On distingue les voies respiratoires supérieures (nez, sinus, pharynx, larynx), touchées par le rhume, la rhinopharyngite, l’angine ou la laryngite, et les voies respiratoires inférieures (trachée, bronches, poumons), touchées par la bronchite, la bronchiolite du nourrisson ou la pneumonie. L’architecture de ces conduits est décrite dans l’article Comment sont faits nos bronches et nos poumons.
Les causes
Dans la grande majorité des cas, l’inflammation est provoquée par des virus respiratoires, transmis par les gouttelettes émises en toussant ou en parlant et par les mains. Plus rarement, des bactéries sont en cause, comme dans la coqueluche. Ces infections font partie des maladies contagieuses les plus courantes. L’inhalation de fumée, de poussières ou de produits irritants peut aussi enflammer les voies respiratoires, et le tabac les rend plus vulnérables.
Les symptômes
- une toux, d’abord sèche puis parfois grasse, avec des crachats clairs, jaunes ou verdâtres ;
- une sensation de brûlure ou de gêne derrière le sternum ;
- un nez qui coule ou bouché et un mal de gorge, souvent au début ;
- une fièvre modérée, une fatigue et des courbatures.
La couleur des crachats ne suffit pas à indiquer une infection bactérienne : des sécrétions jaunes ou vertes sont fréquentes au cours d’une infection virale, comme l’explique l’article Rhume jaune. La fièvre disparaît en quelques jours, mais la toux peut persister deux à trois semaines.
Que faire ?
Comme l’origine est le plus souvent virale, les antibiotiques sont généralement inutiles et ne raccourcissent pas la maladie. Le repos, une bonne hydratation, l’humidification de l’air et le lavage du nez au sérum physiologique soulagent les symptômes. Il est conseillé de ne pas fumer et d’éviter les atmosphères enfumées. Pour la fièvre ou la douleur, ou pour le choix d’un sirop, il vaut mieux demander conseil à un médecin ou à un pharmacien, en particulier pour un enfant. Se laver les mains et tousser dans son coude limitent la transmission à l’entourage.
Quand consulter ?
Un avis médical est nécessaire si la fièvre dépasse trois jours ou réapparaît, si la respiration devient difficile ou sifflante, en cas de douleur thoracique, de crachats sanglants, ou si la toux dure plus de trois semaines. Les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’asthme, de BPCO ou d’une maladie cardiaque doivent consulter plus facilement, car une complication comme la pneumonie est plus probable chez elles. Chez le jeune enfant, des difficultés à respirer ou à s’alimenter imposent de consulter sans attendre.


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