Faut-il faire des dosages de FSH et LH,un test au LH-RH avant d'envisager un traitement inducteur ?
Avant d’envisager un traitement inducteur de l’ovulation, le dosage de la FSH et de la LH fait partie du bilan hormonal de base, alors que le test au LH-RH n’est en règle générale plus nécessaire. Ces dosages servent à comprendre pourquoi une femme n’ovule pas, ou ovule mal, et donc à choisir un traitement adapté ou à éviter un traitement voué à l’échec.
Pourquoi un bilan avant l’induction de l’ovulation
Un traitement inducteur stimule les ovaires pour obtenir l’ovulation. Il n’a de sens que si les ovaires sont capables de répondre et si la cause de l’absence d’ovulation est identifiée. Les médecins distinguent classiquement trois grandes situations, décrites par l’Organisation mondiale de la santé :
- une insuffisance de commande par l’hypothalamus ou l’hypophyse, avec des hormones FSH et LH basses ;
- un fonctionnement hormonal globalement normal mais déséquilibré, dont le syndrome des ovaires polykystiques est la cause la plus fréquente ;
- une insuffisance ovarienne, avec une FSH élevée parce que l’hypophyse tente de stimuler des ovaires qui ne répondent plus.
Le dosage de la FSH
La FSH (hormone folliculo-stimulante) est dosée en début de cycle, le plus souvent entre le deuxième et le quatrième jour, en même temps que l’œstradiol. Une FSH élevée, confirmée sur deux dosages, oriente vers une insuffisance ovarienne : les follicules se raréfient et les ovaires répondent mal à la stimulation. Dans ce cas, un traitement inducteur classique a peu de chances de réussir, et d’autres solutions sont discutées avec l’équipe médicale. Une FSH basse, à l’inverse, oriente vers une cause hypothalamique ou hypophysaire.
Le dosage de la LH : utile, contrairement à une idée ancienne
Certains textes anciens jugeaient le dosage de la LH (hormone lutéinisante) inutile. Il est aujourd’hui couramment réalisé avec celui de la FSH. Interprété avec les autres résultats, il aide à reconnaître un défaut de commande centrale (FSH et LH basses) et peut contribuer au diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques, où la LH est souvent élevée par rapport à la FSH. Ce rapport n’est toutefois pas, à lui seul, un critère diagnostique.
Les autres examens du bilan
Le bilan comprend en général d’autres dosages, dont la prolactine (son excès bloque l’ovulation) et souvent la TSH (pour la thyroïde). L’hormone antimüllérienne (AMH) et le compte des petits follicules à l’échographie renseignent sur la réserve ovarienne. Le bilan de fertilité du couple inclut aussi l’exploration des trompes et un spermogramme, car un traitement inducteur ne règle pas une autre cause d’infertilité.
Le test au LH-RH
Le test au LH-RH (ou GnRH) consiste à injecter l’hormone hypothalamique qui commande l’hypophyse et à mesurer la libération de FSH et de LH. Il a servi à distinguer une atteinte de l’hypothalamus d’une atteinte de l’hypophyse. Son interprétation est délicate et il n’est plus indispensable avant un traitement inducteur ; lorsqu’une cause hypophysaire est suspectée, l’imagerie (IRM) et un bilan endocrinien spécialisé sont plus informatifs.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’avis d’un médecin, seul à même d’adapter le bilan et le traitement à chaque situation.



vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter