Examens paradiniques : Scanner cérébral et de la fosse postérieure

> > Examens paradiniques : Scanner cérébral et de la fosse postérieure ; écrit le: 28 mai 2012 par nesrinemar

Principe général

Le système labyrinthique périphérique étant situé au cœur du rocher, l’imagerie tomodensitométrique, qui montre au mieux les structures osseuses, est l’examen clef pour analyser le “contenant “, c’est-à-dire le labyrinthe osseux, le conduit auditif interne, contenant et contenu des oreilles moyenne et externe. Les progrès récents de la haute résolution impliquent que l’analyse de l’anatomie de l’os pétreux devient tic plus en plus fine et précise. L’acquisition volumique hélicoïdale ouvre de nouveaux champs d’appli¬cation, en particulier la possibilité de reconstructions de qualité étonnante, tridimensionnelles voire tridimensionnelles, dotant ainsi le praticien d’une nouvelle vision des éléments anatomiques beaucoup plus proche de la réalité et plus facile à intégrer et analyser.
L’exploration dynamique avec injection de produit de contraste reste bien souvent utilisée et vise à analyser le contenu, qu’il se situe dans l’os pétreux, la fosse postérieure ou l’espace sustentoriel.
Comme pour tout examen complémentaire, il faut savoir  que l’on cherche et préciser sa demande au correspondant radiologue, laute de quoi l’examen devient – systématique -, donc non ciblé, perdant par-la même toute sa puissance diagnostique : ” vertige – ne veut pas dire – scanner “…

Indications

urgence

Devant un trouble de l’équilibre, le praticien suspectant un accident neurologique peut être amené à demander d’urgence un inner cérébral et de la fosse postérieure mais les conditions sont alors celles de l’hospitalisation : en fonction du tableau clinique et de la disponibilité locale en matériel, la discussion avec le radiologue permettra de choisir, entre scanner, IRM (Imagerie par résonance magnétique), ou encore les deux, l’examen le plus performant pour la pathologie recherchée. Dans ce cadre-là, il n’y a donc pas lieu de demander la pratique de l’examen « en externe ».

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En semi-urgence : quelques heures à quelques jours

Il s’agit principalement de la pathologie traumatique : au décours de tout traumatisme, la survenue d’un vertige doit faire rechercher rapidement par le scanner une lésion labyrinthique, a fortiori s’il est accompagné de signes cochléaires et/ou d’une atteinte, si minime soit-elle, de la motricité du nerf facial. Il peut s’agir :

d’un traumatisme crânien : le vertige survient souvent de façon décalée dans le temps. Un bilan tomodensitométrique est nécessaire : il permettra de mettre en évidence une éventuelle fracture translabyrinthique, une lésion de la chaîne ossiculaire avec éventuel enfoncement platinaire, une fistule périlymphatique secondaire à la fracture ou d’autres lésions encore. Rappelons que dans le cadre de la pathologie traumatique, la réalisation d’un scanner des rochers systématique en dehors de tout signe clinique d’appel ne présente aucun intérêt.

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d’un traumatisme chirurgical: après chirurgie de l’oreille pour otospongiose ou cholestéatome et au décours de laquelle surviennent de bruyants troubles de l’équilibre. Le scanner peut aujourd’hui visualiser très précisément la position d’un piston ou d’éventuelles fistules périlyraphatiques. La survenue de vertiges dans les suites opératoires impose de toute façon une ” rehospitalisation ” en urgence, ne serait-ce que pour protéger par le traitement le labyrinthe en danger. Les indications seront donc le plus souvent posées par le chirurgien.

d’un traumatisme inflammatoire : en cas d’otite chronique cholestéatomateuse voire aiguë qui menace directement la vie du labyrinthe. Dans ce cas-là, la pathologie est le plus souvent connue, l’otoscopie donne le diagnostic et l’hospitalisation s’impose. La tomodensitometrie permettra de mettre en évidence la fistule par lyse du carter osseux du ou des canaux semi-circulaires, les osteites au niveau du labyrinthe osseux ou d’autres anomalies.

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À distance du trouble de l’équilibre

L’indication est celle de la recherche de lésions malformatives : fistules périlymphatiques, anomalies du fond du conduit auditif interne, avec des fossettes cochléaires ou vestibulaires déformées et dilatées, anomalies vestibulaires, anomalies de l’aqueduc du vestibule, anomalies du sac endolymphatique ou encore dilatation de la fossette du sac endolymphatique. Il pourra ailleurs mettre en évidence des anomalies ele la charnière lorsque la clinique du vertige attirera l’attention sur cette région.
La suspicion d’un neurinome de l’acoustique impose sa recherche par des examens radiologiques. Le scanner est la totalement supplanté par l’ IRM qui visualise au mieux la lésion avec infiniment plus de sensibilité et de spécificité : le scanner n’a donc pas d’intérêt dans le dépistage du neurinome de l’acoustique.

Vidéo : Examens paradiniques : Scanner cérébral et de la fosse postérieure

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