Electroencéphalographie (EEG)

L’électroencéphalographie (EEG) est un examen qui enregistre l’activité électrique du cerveau à l’aide d’électrodes posées sur le cuir chevelu. Le tracé obtenu s’appelle un électroencéphalogramme. Indolore et non invasif, comparable dans son principe à l’électrocardiogramme pour le cœur, il sert surtout à diagnostiquer et suivre l’épilepsie, mais aussi à explorer les troubles de la conscience et du sommeil.
Le principe
Les neurones communiquent par de petits courants électriques. Lorsque de très nombreux neurones du cortex cérébral s’activent ensemble, leurs signaux s’additionnent et deviennent mesurables à la surface du crâne, sous forme de variations de quelques microvolts. Le psychiatre allemand Hans Berger a publié en 1929 les premiers enregistrements de ce type chez l’être humain.
Le tracé est décrit par la fréquence de ses ondes, exprimée en hertz :
- le rythme alpha (environ 8 à 12 Hz), présent chez l’adulte éveillé et détendu, les yeux fermés, surtout à l’arrière de la tête ;
- le rythme bêta (plus rapide), associé à l’éveil attentif ;
- les ondes thêta et delta (plus lentes), normales pendant le sommeil et chez le jeune enfant, mais anormales lorsqu’elles dominent chez un adulte éveillé.
Comment se déroule l’examen
Une vingtaine d’électrodes sont fixées sur le cuir chevelu selon un placement normalisé (le système international dit « 10-20 »), souvent au moyen d’un bonnet et d’un gel conducteur. Le patient est installé confortablement, allongé ou assis. L’enregistrement standard dure en général une vingtaine de minutes à une demi-heure. Pour faire apparaître d’éventuelles anomalies, on demande au patient d’ouvrir et de fermer les yeux, de respirer profondément et rapidement (hyperpnée), et l’on utilise une stimulation lumineuse intermittente.
Il est conseillé de venir les cheveux propres et secs, sans laque ni gel, et de suivre les consignes du service, notamment sur la prise habituelle de médicaments, qu’il ne faut pas interrompre sans avis médical. Il existe aussi des enregistrements de sommeil, des EEG prolongés sur plusieurs heures ou jours, et des enregistrements couplés à une vidéo.
À quoi sert l’EEG
- L’épilepsie : l’EEG aide à confirmer le diagnostic, à préciser le type d’épilepsie et à suivre l’évolution. Pour en savoir plus : Épilepsie.
- Les troubles de la conscience : confusion, coma, encéphalopathies.
- Le sommeil : associé à d’autres capteurs, il fait partie de la polysomnographie.
- La réanimation : il peut contribuer au constat de la mort encéphalique, dans un cadre réglementaire strict.
- La recherche en neurosciences, grâce à sa grande précision dans le temps.
Les limites de l’examen
L’EEG mesure surtout l’activité du cortex proche de la surface ; il localise mal les sources profondes. Un tracé normal entre deux crises n’exclut pas une épilepsie, ce qui conduit parfois à répéter ou prolonger l’enregistrement. Il ne remplace pas l’imagerie (scanner, IRM), qui montre la structure du cerveau. Seul le médecin peut interpréter le tracé à la lumière des symptômes.



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