Contre la pelade : une solution radicale
Contre la pelade, la solution la plus radicale n’est pas un médicament : certaines personnes choisissent de se raser entièrement la tête en attendant la repousse. Ce choix personnel s’ajoute aux traitements médicaux, qui ont beaucoup progressé ces dernières années. Voici ce qu’il faut savoir sur cette maladie et sur les moyens d’y faire face.
Qu’est-ce que la pelade ?
La pelade (en langage médical, alopecia areata) est une perte de cheveux ou de poils par plaques arrondies, sur une peau d’aspect normal. Il s’agit d’une maladie auto-immune : le système immunitaire s’attaque aux follicules pileux, sans les détruire définitivement. C’est pourquoi les cheveux peuvent repousser, parfois d’abord blancs ou fins. La maladie peut toucher le cuir chevelu, la barbe, les sourcils ou les cils. Dans ses formes étendues, elle concerne tout le cuir chevelu (pelade décalvante totale) ou l’ensemble des poils du corps (pelade universelle).
Une évolution imprévisible
La pelade n’est ni contagieuse ni dangereuse pour la santé générale, mais elle peut être très éprouvante sur le plan psychologique. Son évolution est difficile à prévoir : une plaque isolée repousse souvent spontanément en quelques mois, tandis que d’autres formes récidivent ou s’étendent. Une prédisposition génétique existe, et la maladie est parfois associée à d’autres troubles auto-immuns, notamment de la thyroïde. Le stress est souvent évoqué comme facteur déclenchant, sans que son rôle soit clairement démontré.
Les traitements médicaux
Le choix du traitement revient au dermatologue, selon l’étendue de la pelade, sa durée et l’âge du patient.
- Les corticoïdes, appliqués sur la peau ou injectés dans les plaques, sont souvent proposés pour les formes limitées.
- L’immunothérapie de contact consiste à provoquer volontairement un léger eczéma sur le cuir chevelu avec une substance sensibilisante diluée, comme la diphencyprone, afin de détourner la réaction immunitaire. Ses résultats sont variables et la repousse n’est pas toujours durable.
- Les inhibiteurs de JAK, des médicaments pris par voie orale qui freinent certains signaux de l’inflammation, ont été autorisés en Europe à partir de 2022 pour les pelades sévères. Ils sont réservés à des situations précises et nécessitent une surveillance médicale.
Aucun traitement ne guérit définitivement la pelade : ils visent à favoriser la repousse, et les rechutes restent possibles à l’arrêt.
Vivre avec la pelade : la solution radicale et les autres
Lorsque les traitements échouent ou que l’on préfère ne pas en suivre, plusieurs options permettent de retrouver de l’assurance :
- se raser la tête, ce qui rend les plaques invisibles et met fin à l’attente anxieuse de chaque repousse ;
- porter une perruque, une prothèse capillaire, un foulard ou un couvre-chef ;
- recourir au maquillage ou à la dermopigmentation pour redessiner les sourcils ;
- rejoindre une association de patients pour partager son expérience.
Un accompagnement psychologique peut aussi aider. Devant toute chute de cheveux en plaques, il est recommandé de consulter un médecin ou un dermatologue pour confirmer le diagnostic.




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