Récidive cancer du sein


La récidive d’un cancer du sein est la réapparition de la maladie après un traitement initial qui l’avait fait disparaître. Elle peut survenir des mois ou de nombreuses années plus tard, dans le sein traité, dans les ganglions voisins ou dans d’autres organes. Le risque dépend des caractéristiques de la tumeur de départ et des traitements reçus ; il fait l’objet d’une surveillance organisée.
Les différentes formes de récidive
- La récidive locale touche le sein traité ou la cicatrice, après une chirurgie conservatrice ou une mastectomie.
- La récidive régionale atteint les ganglions lymphatiques proches, sous l’aisselle ou près de la clavicule.
- La récidive à distance, ou métastatique, concerne d’autres organes, le plus souvent les os, les poumons, le foie ou le cerveau.
Un cancer survenant dans l’autre sein est en général considéré comme un nouveau cancer et non comme une récidive.
Réduire le risque de récidive
Les traitements complémentaires administrés après la chirurgie ont précisément pour but de diminuer ce risque. La radiothérapie réduit le risque de récidive locale après une chirurgie conservatrice. La chimiothérapie et les thérapies ciblées agissent sur d’éventuelles cellules cancéreuses disséminées. Pour les tumeurs sensibles aux hormones, une hormonothérapie, par tamoxifène ou par inhibiteur de l’aromatase selon les cas, est prescrite pendant au moins cinq ans et parfois prolongée au-delà. Suivre ce traitement jusqu’au bout, malgré ses effets indésirables, est important ; toute difficulté doit être signalée au médecin plutôt que d’interrompre seule le traitement.
L’activité physique régulière, la limitation de l’alcool et le maintien d’un poids stable sont également recommandés après un cancer du sein.
La surveillance après le traitement
Le suivi associe des consultations régulières avec examen clinique et, en règle générale, une mammographie chaque année, complétée si besoin par une échographie. Les autres examens ne sont pas systématiques : ils sont demandés en cas de symptômes. Le rythme des consultations est plus rapproché les premières années, puis s’espace.
Certains signes doivent amener à consulter sans attendre le prochain rendez-vous :
- une nouvelle grosseur dans le sein, sur la cicatrice ou sous l’aisselle ;
- une modification de la peau ou du mamelon ;
- des douleurs osseuses persistantes, une toux durable, un essoufflement ;
- une fatigue inhabituelle, une perte de poids inexpliquée ou des maux de tête inhabituels.
Ces signes ont le plus souvent une autre cause, mais ils doivent être vérifiés.
La prise en charge d’une récidive
Une récidive locale peut souvent être traitée à nouveau avec un objectif de guérison, par chirurgie, radiothérapie et traitements médicaux. Une récidive à distance relève en général de traitements prolongés visant à contrôler la maladie le plus longtemps possible avec la meilleure qualité de vie ; les progrès thérapeutiques ont nettement amélioré ces situations. Les décisions sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire, et un soutien psychologique peut être proposé à chaque étape.

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